31 octobre 2006
La folie des sondages
L’important dans un sondage, c’est la question, pas la réponse. Or, on ne publie que les réponses. C'est la première erreur.
Deuxième erreur: on demande aux gens pour qui ils vont voter, pas contre qui. Or, bien souvent, on vote contre un candidat. Si on va voter, un dimanche alors qu'on aimerait faire autre chose, c’est qu'on se dit que si on n’y va pas, c’est l’autre gugusse qu’on devra supporter pendant cinq ans…
J’ai donc proposé un sondage sur ce blog. Un sondage inversé.
Résultat, 43% des gens en 2007 souhaitent « virer la droite ». Le sondage, réalisé avec un Post it Express, était aussi proposé sur le site Post it Express. Et 54% ont voté « virer la droite ». 136 personnes ont voté sur ce blog et 107 sur le site Post it express. 243 personnes prises au hasard, ça n’est pas un sondage scientifique. Il n'est pas exclu que ce soit un peu fantaisiste...
Bien sûr, il faut toujours se méfier des sondages, comme le remarquait récemment Marianne (et il faut aussi se méfier de Marianne, on ne sait jamais!).
Voici les résultats bruts (à gauche, le sondage sur ce blog, à droite sur post it express).
26 octobre 2006
République des blogs bullesque
« Attention ! Vous êtes en train de vous faire bouffer par l’outil Internet. Le blog, c’est bien, mais faites gaffe à ce que l’outil ne vous piège pas. Quand je vous entends parler, je trouve que vous vous donnez beaucoup d’importance… Je trouve que c’est très parisien votre truc et ça ne représente pas grand-chose. Mais, surtout, faites attention de ne pas vous faire rattraper par l’outil lui-même… »
Celui qui parle ainsi est un homme, rencontré à la République des blogs, événement bien connu. C’est un militant écologiste auvergnat. Il a connu mai 68. Et je suis d’accord avec sa critique des blogs.
République des blogs ? Essaie d’adresser la parole à un blogueur influent et vient m’en parler après. Ici, c’est partout comme ailleurs en France. Une société d’inclus et d’exclus. Et, évidemment, personne ne vous dira qui exclut qui. Car, en réalité, personne n’exclut personne. Ça se passe, c’est tout…
Lors de cette soirée, j’étais prêt à toutes les remises en cause, ayant un regard sur ce qui se passe, mais aucun SDF ne nous a dérangés.
J’ai tout de même rencontré une blogueuse, coiffée comme Ségolène (donc, très bien), avec des idées ultra gauche. Elle enquête sur l’extrême droite pendant la quatrième république (thèse de socio). A côté d’elle, discrète, une jeune femme s’inquiète du sort des clochards. Et si la république était sauvée in extremis par des personnes comme elles ? Un étudiant, en face d’elle, me parle de la servitude volontaire, selon La Boétie. Servitude volontaire ? Merde, où est passé mon portable ? Enfin, un zapatiste, agent de blogueur influent, rêve de placer l’écologie au centre de la campagne présidentielle. Et ils en parlent sur leurs blogs.
Et tout ça se passe en France, sous Chirac II, dans la république où les blogs fleurissent sur le purin d’ortie.
25 octobre 2006
Guy Birenbaum : « La présidentielle se gagnera contre les médias »
24 octobre 2006
Best Of
Article supprimé
Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser. L’article que nous devions publier aujourd’hui a été supprimé.
Nous craignions, en effet, d’offenser nos amis musulmans. Certains d’entre eux auraient pu être choqués. Et comme nous n’avons pas le temps de relire le Coran en Arabe littéral, nous préférons limiter les risques. Donc, nous nous fions à l’ouverture d’esprit de nos amis musulmans et nous décidons de ne pas publier le texte.
Certains passages auraient pu déplaire à nos amis catholiques. Benoît XVI, la conférence des évêques de France et les ligues de vertus auraient pu être choqués. Donc, nous nous fions à leur discernement et nous retirons ce texte.
Des représentants de la religion juive auraient pu également prendre ombrage de certaines allusions contenues dans l’article. Un passage du Talmud, que nous n’avons pas eu le temps de relire, aurait pu entrer en contradiction avec notre discours. Nous nous en battons la coulpe et, respectant l’esprit de tolérance de nos amis juifs, nous ne publions pas ce texte.
Les partisans du capitalisme auraient pu discerner dans l’article une critique de l’économie de marché. Qu’ils soient rassurés : l’auteur de ces lignes est persuadé de la justesse des lois du marché autorégulé et de la concurrence libre et non faussée. Et, confiants en leur finesse d'esprit, nous jugeons préférable de ne pas publier ce texte.
Nos amis gauchos se seraient sans doute étranglés de rage en lisant ce texte. Nous sommes convaincus que Brejnev, Lenine et Georges Marchais possédaient la vérité et qu'Olivier Besancenot a de bonnes idées. C'est pourquoi, nous fiant à leur honnêteté intellectuelle, nous supprimons cet article.
Enfin, nous avons pensé à nos amis mal comprenants. Certains passages obscurs auraient pu leur échapper. Qu’ils se rassurent, nous ne publierons rien.
S’il reste des personnes que j’ai oubliées ou qui seraient choquées par la présente note (qu'est-ce que ça aurait été si nous avions publié le texte incriminé), elles peuvent exprimer leur désaprobation dans un commentaire, car il n’y a rien que nous ne plaçons au-dessus de la liberté d’expression.
23 octobre 2006
Blog et diffamation
Récemment, deux blogs ont fermé. L’un était tenu par un inspecteur du travail (comme le rapporte Agnès Maillard), l’autre par un policier. Leur hiérarchie a fait pression sur eux. « Y a quelque chose qui débloque ! », s’exclame Frédéric L.N. commentant ces deux cas.
Sur Internet, la liberté d’expression est sous haute surveillance. Est-elle menacée ? Pour se faire une idée, faisons un tour d’horizon des affaires récentes. Variation autour du mot « diffamation »...
- Le cas le plus connu est celui de Christophe Grébert, qui anime monputeaux.com. Ses démêlés judiciaires avec la mairie de Puteaux sont inscrits dans la trame de son blog. Récemment, un tribunal a rendu un verdict. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, a été condamnée pour diffamation contre MonPuteaux.com. Grébert est aussi commentateur. Voyez ce qu’il écrit sur le site du secrétariat aux TIC du Parti socialiste. On ne peut s’empêcher d’y voir une pointe d’humour...
- Le site Media Rating a été condamné pour "diffamation publique" comme le rapporte cet article du Monde.
- Deux sites font face à un procès : bellaciao.org, Actuchomage.
- A Chartres (Eure-et-Loir), le site la piquouse de rappel est victime d’un corbeau. Corbeau très haut placé, comme le rapporte Philippe Gammaire…
- A Asnières (Hauts-de-Seine), le site asnierois.org répertorie différents procès en cours, dans une rubrique nommée le juridoscope. Irène Delse résume l’une de ces affaires, « l’affaire mayetic ».
- Le maire du Vesinet (Yvelines) attaque un blogueur pour propos diffamants.
mise à jour: le blogueur a gagné deux procès contre le maire. (le Parisien) Affaire classée
- Le blogueur Bix a reçu en mai dernier une lettre recommandée le sommant de retirer de son blog deux posts jugés diffamatoires à l'encontre d'Hugues Rondeau, maire de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne). Réponse de Bix : "Sachez juste que les deux billets ont été publiés en 2004, depuis bien plus longtemps donc que les 3 mois de prescription pour un tel délit, y compris pour les publications sur Internet (et heureusement !)."
- Un proviseur a été révoqué de l’Education nationale à cause de son blog.
- Le monde à l’envers. Des hactivistes ont déclaré, fin septembre : « On veut un procès ». Ce sont des militants du peer to peer.
- De pire en pire: La société Free poursuit un abonné en diffamation.
- Moi-même, il y a peu, j’ai reçu un courriel. Il provenait de l’avocat d’une personne, récemment accusée de mythomanie. L’avocat avait repéré sur mon blog le commentaire d’un internaute, jugé diffamant pour son client. J’ai dû effacer ce commentaire. En effet, ma devise est: "Un procès, oui, mais contre quelqu'un de puissant! Sinon, ça ne vaut pas le coup."
- Pour conclure, voici ce qu’il faut savoir sur la diffamation sur le net.
22 octobre 2006
"Le Monde" me cite
Le Monde m’a cité dans sa lettre électronique du 18 octobre consacrée à la "primaire socialiste". Voici ce qu'on peut lire dans la rubrique « Revue de web » de cette newsletter, réservée aux abonnés:
Trahis par leurs mots
Eric Mainville, journaliste et blogger, a comparé les professions de foi des trois candidats à l'investiture et compté l'occurrence des principales idées: c'est Laurent Fabius qui parle le plus souvent de la France; Ségolène Royal dit "vous" là où Dominique Strauss-Kahn dit "je"; et DSK est celui qui emploie le moins le mot "socialiste", auquel il préfère "social-démocrate". »
Merci au journal Le Monde d'avoir attiré plusieurs centaines de visiteurs vers mon blog. Et merci à François Alex de m'avoir transmis l'info (en effet, je ne suis hélas! pas abonné du Monde).
20 octobre 2006
Rauschenberg après la grève
Ouf, la grève est finie au Centre Pompidou. J’ai vu l’expo Rauschenberg.
Ses collages, « combines » (le titre de l’expo) sont très matériels, sensuels. « Rétiniens » dirait Marcel Duchamp. La part conceptuelle est plus cachée. Mais les couleurs sont belles, par exemple dans Rébus (voir photo).
![]()
Début septembre, j’étais au café de Beaubourg. Il était désert. Un serveur m'explique: « C’est à cause du niveau des expos. Les visiteurs s'enfuient. » Ca m'avait estomaqué.
La semaine dernière, les employés se sont mis en grève. J'ai été moins surpris. Certains jours, la grève était partielle. Une hôtesse annonçait : « A cause d’un mouvement social, tel étage est fermé ». Et elle traduisait : « Due to a strike… »
Vous voyez la différence ? En français c’est un mouvement social, plutôt sympa, et en anglais c’est une saloperie de vieille grève rétrograde de salauds de gauchistes qui prennent en otages les usagers…
Articles liés:
Robert Rauschenberg dans wikkipedia.
J'ai rencontré les décroissants (III)
Sur le même sujet sur ce blog:
- J'ai rencontré les décroissants1, 2, 3
- La décroissance: une idée qui progresse
- Simplicité volontaire en période de récession
TF1 était là et nous avons parlé de Gandhi… Pour comprendre la décroissance, j’ai voulu rencontrer des gens qui pratiquent de ce mode de vie. Les décroisseurs berrichons m’ont reçu chez eux. C’était pendant le Forum des organisations environnementales, à Bourges, du 5 au 8 octobre.
Je n'ai pas précisé que Serge Lepeltier, maire UMP de Bourges, a été ministre de l'écologie du gouvernement Raffarin. Ce qui explique qu'il organise des manifestations écolos dans sa ville. Belle ville, d'ailleurs.
Yannick Bedin, est conseiller municipal à Bourges. Il appartient au Parti coommuniste français. Voici ce qu'il dit du festival:
"Simple posture électoraliste ou engagement sincère, la vocation écolo
du Maire de Bourges ne dépasse pas le cadre de la simple défense de l'environnement, sans aucune remise en cause des règles de l'économie libérale et du chaos social planétaire qu'elle entraîne, du pillage des pays du Sud, des multinationales qui spéculent et épuisent les ressources naturelles. Le filon écolo a tout de même ses limites qu'un homme de droite ne saurait franchir."
Sponsors en tous genres
Quant à moi, j'ai assisté à une partie du Festival du film écologique. Nous sommes allés à une soirée, Magali, Hercule, Florent, les décroisseurs et moi.
Nous avons été surpris de voir plusieurs petits films réalisés par TF1. Le logo était bien visible. Les films, deux minutes chacun, traitaient de produits écologiques. Ils ressemblaient à de la pub déguisée.
De plus, TF1 était très bien représenté dans le jury du festival. J’ai assisté à un débat. Il était animé par un journaliste de TF1. Un des intervenants était réalisateur d’Ushuaïa. Et dans la salle il y avait Jacques Pradel. Il n’est plus à TF1 mais j’ai été très content de revoir. On l'avait « perdu de vue »...
Mais il n’y avait pas que TF1. Entre deux films, les logos d’une vingtaine de sponsors s’affichaient sur l’écran. Pendant le forum, réparti entre neuf bâtiments (hall, salle de conférence, médiathèque, musée…), les partenaires avaient droit à deux bâtiments. Il y avait un marché couvert vendant les produits de deux grandes surfaces. Un bâtiment réunissait une banque, un fournisseur d’eau, trois groupes de grande distribution et un constructeur automobile. Et tous ces sponsors ont joué à fond la carte de l’ « exigence écologique » et du « développement durable »…
Avec Olivier, un autre décroissant, nous avons discuté de l’aspect spirituel de la décroissance. C’est ce que certains nomment « simplicité volontaire ». Elle consiste à adopter un mode de vie moins dépendant de l'argent qui vise à satisfaire ses vrais besoins.
Plus généralement, Olivier parle d’une « attitude générale dans la vie ». Il m’a cité l’exemple de Gandhi. Il a évoqué la communauté de l’Arche comme un exemple assez marquant.
Il est de formation scientifique. Je lui ai demandé pourquoi les hommes politiques semblent si peu se soucier de l’écologie. « C’est en raison de leur formation. Ils ne sont pas formés à ça. Par exemple, un Chirac, n’a découvert l’écologie que sur le tard. Et c’est contraire à ses schémas de pensée. »
Selon lui « les grandes écoles forment quelques personnalités originales, pas beaucoup. Le message écologique a du mal à passer, également au niveau des médias. Par exemple, Jean-Marc Jancovici a répondu à une interview sur une grande chaîne de télé. On lui a demandé ce qu’il fallait faire pour réduire les émissions de gaz. Il a répondu qu’il fallait acheter des voitures plus petites. Levée de bouclier immédiate. La journaliste lui a fait comprendre que les trois principaux annonceurs de la chaîne étaient des constructeurs automobiles. »
Voilà, les choses sont assez simples. Certains parlent même de complot. Mais Olivier est hostile aux théories du complot. « Je lis beaucoup de choses sur Internet, liées à des théories du complot. Et j’en retirer toujours une impression désagréable. Mon sentiment est que ceux qui écrivent ces textes ne font que s’auto-intoxiquer, même s’ils le font pour lutter contre ce qu’ils estiment être des adversaires. Au fond, ces critiques sont très néfastes. On finit par tourner en rond. Je préfère lire des textes plus clairs, des textes qui apportent de la joie. C’est aussi cela la décroissance : cela ne concerne pas seulement ce que l’on mange, la façon dont on s’habille et se déplace, mais aussi les nourritures intellectuelles. »
Le Forum des organisations intergouvernementales réunissait des dizaines d’associations, dont les Faucheurs volontaires, la Confédération paysanne et Greenpeace. José Bové était programmé. Las, l’homme à la pipe s’est envolé en dernière minute pour le Mali…
J’ai rencontré un représentant de l’association Kokopelli. Ainsi qu’une une association de coopération avec une école du Bangladesh. Intéressant aussi, l'initiative Freecycle...
Articles liés:
(Blog: décroissance et convivialité)
Le Monde rétrécit les décroissants
19 octobre 2006
J'ai rencontré les décroissants (II)
ur le même sujet sur ce blog:
- J'ai rencontré les décroissants1, 2, 3
- La décroissance: une idée qui progresse
- Simplicité volontaire en période de récession
Pour comprendre la décroissance, j’ai voulu rencontrer des gens qui pratiquent de ce mode de vie. Les décroisseurs berrichons, dont j’ai déjà parlé, m’ont reçu chez eux. Ils font du vélo, et vont parfois dans des crêperie...
Florent, l’un des décroisseurs berrichon vit à Paris. « Nous nous connaissions avant qu’Hercule soit muté à Bourges. » Il vit la décroissance intensément dans son appartement du XVIIème arrondissement de Paris. « J’ai déménagé pour me rapprocher de mon travail. Je ne voulais plus prendre le métro. Je me suis aussi débarrassé de mon réfrigérateur. Trop grand pour mon nouvel appartement. Je n’ai pas de lave linge non plus ni de four micro onde. Pas de télé, pas de téléphone portable. »
Il achète ses légumes dans une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Un panier garni par semaine. Il mange des œufs, rarement de la viande et du saucisson de montagne à volonté. « Ce mode de vie est un peu expérimental. C’est pour voir. Je vis ainsi depuis deux mois. Ca ne durera peut-être pas tout le temps. »
Il fait partie du mouvement vélorution. Cette association milite pour le déplacement à bicyclette. « Notre dernière action, c’était pendant la journée « sans ma voiture », le 22 septembre, organisée dans toute l’Europe.
Nous nous sommes rassemblés place de l’Etoile (voir photo) pour dénoncer l’absence de politiques concrètes en faveur des modes de circulation non polluants. A deux cents cyclistes nous avons bloqué la circulation pendant une heure. » Le happening s’est terminé dans un panier à salade.
Soixante vélorutionnaires ont passé quatre heures au poste de police. La maréchaussée manque de poésie, mais ça on le savait. « Ce qui est amusant », note ironiquement Stéphane, « c’est que la journée sans voiture c’est les évols qu’on empêche de rouler. Absurde. »
Convivialité
Un soir, nous sommes allés dans une crêperie avec Hercule, Magali et Florent. « Ca n’est pas très décroissant », a remarqué l’un d’eux, « mais c’est plus convivial ». Crêpes fourrées aux légumes, à la viande et au fromage. Vin de pays. Effectivement, la convivialité était au rendez-vous.
Il y a plusieurs décroissances. C’est ce que j’ai appris pendant mon séjour. « Selon leur parcours, les gens ont différentes façon d’entrer dans la décroissance. Certains y viennent par l’écologie, d’autre par les mouvements anti pubs, d’autre par une réflexion plus personnelle. »
Définition
Pour résumer, qu’est-ce que la décroissance. Selon l’encyclopédie wikkipedia, la décroissance présente deux aspects :
1) Comme slogan remettant en cause le consensus pour la croissance. Il s’agit alors d’un « mot-obus » pour défier, entre autre, l’économisme, c’est à dire la croyance que toute économie doit augmenter la valeur de ses échanges et productions pour éviter la crise ou le désastre.
2) Comme processus concret en direction d’une société soutenable (juste et écologique…).
La décroissance est une démarche individuelle et collective basée sur une réduction de la consommation directe et indirecte de matières, énergies et espaces (décroissance physique), de la capacité d’acquisition de matières, énergies et espaces (décroissance économique).
Articles liés:
La décroissance, une idée qui progresse
J'ai rencontré les décroissants (I)
(Photo: vélorution)

