17 novembre 2008
çapresse.org: des journalistes cogitent sur leur metier
çapress.org est un site qui s'est ouvert au début du mois.
Il est animé par un collectif de journalistes. Leur objectif: débattre sur l'évolution de la profession de journaliste. Ils se définissent ainsi:
"L’association « ça presse ! », née en 2007 à Paris, est un collectif de journalistes de tous horizons réunis par le désir de réfléchir à la pratique de leur métier pour l’améliorer et - pourquoi pas ? - le réinventer !"
Capresse dénonce la façon dont se déroulent les Etats généraux de la presse: les journalistes y sont quasi absents, voire indésirables; et, dans l'ensemble, ce processus laisse sceptique beaucoup de personnes, compte tenu des liens très forts qui existent entre le président de la République et certains propriétaires de groupes de médias.
On peut légitimement s'interroger sur les petits arangements entre amis qui pourraient résulter de ces Etats généraux, estime Jacques Trentesaux, président du collectif "ça presse!" (voir la video).
16:32 Publié dans Journalisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : etats generaux de la presse, medias, presse, sarkozy
07 novembre 2008
Obama: l'album Flickr de sa nuit electorale

20:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : obama, photo, usa, flickr, medias
26 septembre 2008
Les femmes sont sous représentées dans les médias
Les femmes sont moins bien représentées que les hommes dans les médias, selon un rapport remis par Michèle Reiser, membre du Conseil supérieur de l'Audiovisuel, à Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité (consulter ici).
Exemple: Un jour donné, le 10 mai 2006, dans 192 articles parus dans 7 quotidiens français (5 nationaux et 2 régionaux), 18% seulement des personnes mentionnées étaient des femmes. L'enquête de Media Watch réalisée dans les médias de 76 pays, une année auparavant, donnait un taux de 21%. (source: Challenges, Ouest France, France2)
08:58 Publié dans Journalisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : médias, femmes, télé, journalisme
22 septembre 2008
AFP: l'intersyndicale craint une privatisation
Les syndicats s'inquiètent à l'approche des Etats généraux de la presse. Ils craignent une privatisation de l'AFP (source: AFP). L'idée est dans l'air depuis quelques mois...
Le rapport sur "les médias et le numérique" annonce les principales mesures "inévitables" qui vont être prises... A lire sur Le Point (à qui profite le rapport Giazzi) et Médiapart (le rapport Giazzi: la voix de son maître).
11:33 Publié dans Journalisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : giazzi, journalisme, medias, etats generaux presse, numerique
18 juillet 2008
Les médias roumains: si loin de nous
Les médias roumains, nous en parlions il y a peu. Un commentaire d'un français expatrié en Roumaine m'a permis d'en savoir plus.
La roumaine, près de vingt ans après Ceaucescu, est sorti d'un système de contrôle total des médias par le pouvoir. Aujourd'hui, un certain pluralisme s'esst installé, avec toutefois des tentations de revenir à l'ancien régime, avec le vote (aujourd'hui retoqué) d'une loi d'un autre temps.
Liberté de la presse: bilan mitigé
Selon RSF (Reporters sans frontière): "Le premier trimestre de l’année 2006 a débuté avec la mise en examen de deux journalistes pour “violation du secret défense” et par la fermeture d’un site Internet parodiant celui du ministère des Affaires étrangères. Ce bilan mitigé est contrebalancé par la mise en chantier d’une vaste réforme du code pénal."
Les développements survenus dans le dossier de la réforme du code pénal, et notamment la dépénalisation de la “diffamation”, sont encourageants. Le 6 juin, le Parlement a voté le retrait du code pénal de la diffamation, des insultes et de la calomnie, qui ne peuvent plus désormais donner lieu à des peines de prison. La ministre de la Justice, Monica Macovei, a initié une refonte du code pénal qui devrait introduire des changements significatifs.
Les roumains attachés à la liberté d'expression
Depuis que la Roumanie a adhéré à l’Union européenne l’année dernière les Roumains sont très attachés à la liberté d’expression. Aujourd’hui ils appellent le président Traian Basescu à refuser de promulguer la loi votée par le Sénat.
« Le fait que tous les sénateurs aient voté cette absurdité nous signale que la Roumanie n’est pas à l’abri des dangers, déclare Mircea Toma. Peut-être qu’une future loi obligera les radios et les télévisions à diffuser en intégralité seulement des bonnes nouvelles. C’était comme ça à l’époque de Ceausescu. Pour le Sénat de Roumanie Ceausescu n’est pas mort, il est seulement endormi. » (France 24)
Années 1980: l'isolationnisme
Plongée dans l'isolationnisme informationnel, la Roumanie est devenue, vers la fin des années 1980, la championne du contrôle médiatique par l'appareil d'Etat. Ceausescu avait insisté pour que tous les journalistes deviennent membres du parti Communiste Roumain et qu'ils défendent ouvertement, dans leurs écrits, la doctrine et l'idéologie communistes. (source)
Dépasser l'héritage Ceausescu
La révolution de 1989 a libéré la voix de la société civile et fait renaître les médias roumains en tant que sources d'information viables. Pour la première fois depuis 50 ans, les journalistes roumains pouvaient exercer leur métier et s'exprimer librement.
La plupart des journalistes actifs dans les médias roumains après 1989 étaient ceux qui s'étaient fait les chantres du régime communiste. Ainsi, du jour au lendemain, ils se sont vus obligés de critiquer férocement un régime et un système sur lequel ils avaient construit leur carrière. Si les codes et les lois communistes ont rapidement été jetées à la poubelle, il s'avère plus difficile de se débarrasser des méthodes et des concepts communistes enracinés dans les mentalités des journalistes par la force de la socialisation.
1989: les médias servent d'exutoire
Par conséquent, les médias roumains d'après 1989 ont d'abord servi d'exutoire et de moyens de se défouler contre l'ancien régime plutôt que d'outils d'information impartiaux. Les mots interdits avant 1989 tels que démocratie, liberté, transition, économie de marché ont été utilisés à toutes les sauces, abondaient dans les pages des journaux et faisaient la une des émissions de radio et de télévision sans que les médias en donnent toutefois une définition claire des concepts en question.
Manque de pluralisme
Or, selon Freedom House, en 2004, la Roumanie se trouvait en première place des pays candidats à l'UE en ce qui concerne la monopolisation des médias de masse par l'Etat.(3) Au cours des dernières années, et malgré le nombre de plus en plus important de quotidiens nationaux et locaux (très présents sur internet également) et de postes de radios et de télévision, les médias roumains n'ont offert au public qu'un nombre assez limité d'opinions et d'informations.
Enfin, voici une reproduction du commentaire laissé sur ce blog. Des informations que je n'ai aucun moyen de vérifier mais qui me semblent refléter une certaine réalité vue au travers des yeux d'un expatrié _ si vous avez d'autres expériences à nous livrer, cela pourrait être éclairant:
"Les médias sont tenus par quelques hommes d'affaires. Ils détiennent des chaînes d'information, des journaux très nombreux. L'un d'eux est le président d'honneur du parti conservateur considéré comme centre gauche mais véritablement à droite. Le second est un richissime homme d'affaire dont les intérêts économiques sont liés à un autre parti politique. Il faut savoir, par exemple, que Bucarest qu'il faut reconstruire est une mine d'or pour les entreprises privées. Par exemple, les bordures de trottoirs peuvent facilement être changées trois fois en 2 mois. Il paraît qu'il y a des microfissures invisibles à l'oeil nu.
L'un des entrepreneurs au bras d'un parti politique est justement un propriétaire de nombreux journaux et d'une chaîne d'information. Les médias créent des campagnes de diffamation sans arrêt, tout le temps contre les personnages opposés au PDL. Et il est d'ailleurs fort étrange que trois journaux ne font pas un seul euro de bénéfice depuis fort longtemps mais restent subventionnés par ces hommes d'affaires.
Evidemment le Parti National Liberal au gouvernement (opposé au président PDL) a aussi son journal Adevarul. Un autre journal (appartenant au Parti conservateur proche du PSD, opposition parlementaire, il y a trois acteurs politiques) a d'ailleurs porté plainte pour obtenir du gouvernement les enregistrements d'une séance (et oui on peut le faire en Roumanie) où le fameux propriétaire (Dinu patriciu) aurait été présent. Comment a-t-il fait sa fortune ? D'une façon simple il a racheté l'entreprise de pétrole Rompetrol, car il y a du petrole en roumanie, à l'Etat, puis il l'a revendu à l'etat du Kazakstan. Après la vente il est entré dans le top des 20 plus riches du monde, coiffant la moitié des russes au dernier virage.
Autre anecdote, avant que commence une interview avec le président, le journaliste devenu entre temps "interviewer préféré du président", s'est vu montré son dossier de Securitate. Je crois qu'il a compris que s'il mordait trop fort, il aurait ce jolie dossier sur la table.
Quant à la TV publique, elle est au pied du pouvoir en général.
Par contre, pour ce qui concerne le Parti conservateur, là c'est la rentabilité capitaliste, si tu réussis alors tu es bien payé, tu n'as pas de bon résultat, c'est dehors. Mais tous les moyens sont autorisés. Et donc ça donne dans le hard sensationnel, difficile à supporter à la TV. Moi je me demande l'effet que ça peut avoir sur les gens.
Evidemment, les médias du Parti conservateur eux attaquent les partis ennemis. D'ailleurs parfois tout à fait légitimement, pour un histoire de corruption ou autre. Ce n'est pas toujours illégitime.
Donc voilà en gros, cette information est une diversion parce qu'il y a des problèmes beaucoup plus sérieux que cela. Mais, ces problèmes nous renvoie l'image du problème des médias un peu partout et notamment... en France.
La loi du 50/50 : mon avis, c'est qu'elle part d'une bonne idée, mais qu'il y a confusion des instruments. La loi c'est pas fait pour ça. Mais comme l'autorité audiovisuelle est un instrument du président aujourd'hui, ils n'ont plus les moyens de normaliser quoi que ce soit. Donc ils ont pris la loi pour instrument en toute sincèrité, je crois, ce qui est assez rare pour être souligné, mais de manière imbécile. De toute façon, elle sera défaite tôt ou tard. C'est une autre spécialité locale, les lois anticonstitutionnelles.
Enfin, le rapprochement avec Ceausescu. Il faut vraiment laisser tomber les phatasmes. Sous Ceausescu, dans les années 80 c'était pas 50%, c'était 100% des exploits de Ceausescu 2 heures par jour et rien de plus. C'était aussi 200G de viande par mois etc. Faire la queue toute la nuit pour ça, et entendre que grâce au président camarade Ceausescu et son furieux génie la productivité est en hausse, c'est autre chose. IL faut pas donner justement dans ce sensationnalisme.
J'espère que je suis clair, enfin faudrait que j'écrive un roman, là -dessus parce qu'après vous avez la corruption entre les analystes politiques, les universités, les médias et les partis politiques..."
10:59 Publié dans Journalisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : roumanie, ceaucescu, rsf, médias, liberté d'expression
15 juillet 2008
Media Guardian 100
Pas très surprenant, les deux fondateurs de google se retrouvent en tête de ce classement des personnes les plus influentes dans le monde des médias britaniques.
Publié par le Guardian le classement évalue l'influence économique, culturelle et politique de ces professionnels des médias en Grande-Bretagne. (lien)
A lire ou à relire:
19:57 Publié dans web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : guardian, medias, google
01 juillet 2008
Sites d'information: comment booster l'audience (2)
Pour attirer des visiteurs, tous les moyens sont bons. Ou presque. Les sites Internet rivalisent d'imagination: achat de mots-clés, référencement "naturel" et entrebaillement de l'univers du film X...
20 Minutes vous montre aussi des "photos controversées", explique André Gonthert. "En voyant la photo de Brooke Shield enfant (Gary Gross, 1975), celle de la pyramide de corps d'Abou Ghraib ou de l'agonie de la petite colombienne (Franck Fournier, 1985) en appel de une, on se dit qu'on a déjà vu ça quelque part."
Mais, franchement, est-ce qu'on a bien envie de revoir ça?
14:37 Publié dans Journalisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : médias, sexe, liens, google, le monde, 20 minutes
Sites d'information: comment booster l'audience (1)
Pour attirer des visiteurs, tous les moyens sont bons. Ou presque. Les sites Internet rivalisent d'imagination: achat de mots-clés, référencement "naturel" et entrebaillement de l'univers du film X...
Bien sûr, certains n'ont pas recours à ces grosses ficelles, préférant les lecteurs fidèles...
Récemment on s'interrogeait sur le rôle des mots-clés pour les sites d'information.
Certains sites achètent des mots-clés sponsorisés. Cette méthode marketing permet d'augmenter l'audience des sites.
C'est parfois utile aussi pour le lecteur: il accède rapidement à une info grâce à un lien sponsorisé ciblé.
Liens sponsorisés racoleurs
Mais quelquefois c'est un peu limite. Le Figaro a utilisé une technique plutôt racoleuse avec ce lien sponsorisé "Ingrid Bétencourt est bien vivante La preuve en vidéo" (via Chouingmédia)
Carla S... nue dans le Point
Les sites d'information sérieux ont-ils recours aux grosses ficelles, comme l'utilisation du mot-clé "nue", connue de tous les blogueurs?
Essayons avec Le Point. Tapons "nue" dans son moteur de recherche. Résultat 2024 articles. C'est beaucoup, non?
07:46 Publié dans Journalisme, web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : web, information, medias, google, nue
15 juin 2008
La France profonde aime un Sarkozy poutinien, dixit Robert Rochefort
Aujourd'hui, je diffuse un podcast. J'y commente une interview de Robert Rochefort, directeur du Credoc, où il parle des rapports de Nicolas Sarkozy aux médias. Vous pouvez écouter le podcast en entier ou par extraits.
- Le résumé: selon M. Rochefort, les Français ne sont pas choqués que Sarkozy se mêle des nominations dans les médias. Ils regardent ça comme un spectacle de type "Dallas". Et enfin, la France profonde aime voir Sarkozy prendre des décisions spectaculaires, à la Poutine.
- Le podcast en entier (8 min)
- Extrait n°1: "une logique de type Dallas"
- Extrait n°2: Sarkozy seon un modèle à la Poutine
12:41 Publié dans Journalisme, Pipole, Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : credoc, sarkozy, poutine, medias
10 juin 2008
Direct Soir: glissement du journalisme vers la communication
Vous avez sûrement déjà feuilleté un numéro de Direct Soir. Ce journal gratuit est diffusé dans une quinzaine de villes françaises. Il offre un bel exemple de glissement du journalisme vers la communication.
Journalisme et communication ont tous deux leur raison d'être. Mais ils ne poursuivent pas le même but. Alors que le journalisme vise à dire la vérité, la communication cherche à produire un message destiné à convaincre. Dans le domaine de politique, la communication revêt une importance considérable.
La trame de ce journal gratuit est simple au possible. Les premières pages sont consacrée à l'éloge de la politique gouvernementale. Le reste est dévolu à la mode, à la culture et au sport. Cette dichotomie ne va pas de soi. On peut notamment se demander: pourquoi une telle place accordée à la politique si Direct Soir se veut être un journal culturel ou divertissant, bref un gratuit consensuel?
Ainsi, dans le numéro du jeudi 5 juin, avec Nicolas Sarkozy en Une (téléchargeable ici) on lit en page 2 que Jean-Louis Borloo va faire de la France un leader européen en matière de développement durable. On découvre en page 4 un article tout à la gloire de Nicolas Sarkozy: "L'Elysée à l'heure européenne". Les surtitres prouvent bien qu'on a affaire à un texte de communication et non à du journalisme: "Axe de la présidence", "convaincre", "les défis". L'auteur de l'article épouse parfaitement les objectifs, les arguments et les "défis" du chef de l'Etat. Il n'y a pas ce recul, cet esprit critique qui définissent le journalisme.
La "Une" réalisé avec Photoshop
Un des must de Direct soir, c'est la photo de Une. Choisie avec soin, elle est quasiment réalisée en partenariat avec Photoshop. Sur le visage de Nicolas Sarkozy, nulle aspérité, une lumière parfaite. Le réalisme soviétique ne faisait pas mieux.
Direct Soir est-il rentable? Il semble que non, selon cet écho de Renaud Revel, où l'industriel confie qu'il n'y a pas de "modèle économique" pour la presse gratuite.
Le gratuit pas rentable
Il estimait, dans La Croix: "La presse gratuite est adaptée à une certaine demande : majoritairement celle des jeunes pour qui l’information est un produit gratuit. Ils sont nés dans un monde où l’information, à travers la télévision, la radio, Internet, est gratuite. Pour autant, il restera toujours un public prêt à dépenser de l’argent pour s’informer. " Le point de vue de Rupert Murdoch est similaire.
Bolloré a le monopole du Métro
Vincent Bolloré aurait investit entre 500 000 et un millions d'euros pour un accord avec la RATP, lui permettant de distribuer en exclusivité ses journaux gratuits dans le métro parisien. (selon Marianne)
C'est fin 2007 que Bolloré a remporté l'appel d'offre de la Ratp, lui permettant de distribuer ses gratuits dans 176 stations sur 300 au total. Un marché qu'il ne pouvait pas perdre : «Le principal critère pour emporter ce marché c'était l'argent, la qualité du matériel, des présentoirs. Certes, le contenu des titres entrait en ligne de compte, mais de façon marginale. Et Bolloré a mis beaucoup d'argent sur la table pour l'emporter » explique Michael Bitan, le directeur général du journal gratuit Metro.
Fabriquer du consentement
L'analyse de Maxime (Cabinet) est intéressante, lorsqu'il distingue la rhétorique du Figaro et celle de Direct Soir, même si je ne partage pas entièrement son analyse "gauchiste", notamment concernant le Figaro, dont les pages débat sont tout de même assez pluralistes:
"Fabriquer le consentement, naturaliser la parole gouvernementale, présenter chaque action et chaque réforme comme uniquement et purement positive, positive dans le temps, comme mouvement du monde, comme battement du monde, comme pulsation du temps contemporain ; portée par des gens honnêtes et dynamiques, dont l’agenda est chargé. L’actualité est et ne peut être qu’un temps gouvernemental, segmenté uniquement par l’action du ministre de tutelle du domaine concerné.
Ce n’est pas du tout la même chose que le Figaro, Direct Soir. Direct Soir n’a pas de morale, si l’on veut, pas de déontologie journalistique, aucune dignité ; c’est le cynisme poussé jusqu’au dégueulasse. Parce que le Figaro, ce sont les éditoriaux ultra-droitiers, la haine sociale vis-à-vis de l’autre, de l’étranger, de toutes les différences d’avec l’Homme blanc bourgeois catholique hétérosexuel, etc ; la manipulation des titres et des sondages pour soutenir le gouvernement, certes. Mais cette action commando droitière ressemble bien peu au travail de neutralisation et de naturalisation, d’aplatissement et d’aplanissement de Direct Soir".
Direct soir est diffusé à 500 000 exemplaire, depuis le 6 juin 2006.
Lire aussi:
21 sites d'information à découvrir
"Dans 5 à 6 ans ce ne sera plus viable d'imprimer des journaux"
Les blogueurs révolutionnent-ils le journalisme?
JF Kahn souhaite une presse moins consensuelle
13 questions à se poser avant de publier un billet sur son blog
11:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : bolloré, medias, presse gratuite, ratp, metro, sarkozy
