21 avril 2008

Sarkozy et la droite snif snif

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La droite snif snif. Dans son billet sur le site de Marianne, Juan atteste que l'expression est de votre serviteur. Je l'ai forgée dans un commentaire sur son blog, Sarkofrance.

Juan "fête" sa 50ème semaine de Sarkofrance. Chronique journalière de la casse sociale en Sarkofrance. Qu'elle est loin cette Une "pravdaesque" du Figaro saluant une "victoire éclatante"...

Du bling bling au snif snif

79% des français estiment que la situation ne s'est pas améliorée en un an. Euphémisme: elle s'est dégradée à vue d'oeil! Mais comment est-on passé du bling bling au snif snif? 

J'avancerai deux explications, mais il y en a d'autres.

_ l'injustice sociale

Beaucoup des "réformes" menées par Sarkozy sont injustes. Elles frappent les plus pauvres, les étrangers, les moins aptes à lutter. Et ça n'échappe à personne. Il faut croire que ce qui est injuste est inefficace.

_ le flou et la réalité

Il y a un an, les projets de Sarkozy restaient flous. C'est même ce qui lui a permis d'être élu. Les 53% qui l'ont élu ont adhéré à une démarche, un volontarisme. Ce qu'il ferait importait peu. "J'ai été élu pour faire", clamait-il. Il a fait...

Mais aujourd'hui, le flou des projets se dissipe. La réalité apparait. Pouvoir d'achat, précarité, rigueur, réformes sans justice.

Sarkozy va-t-il se reprendre? Peut-être: c'est quelqu'un qui s'accroche. Mais, Sarkozy laissera un mauvais souvenir: celui de la droite snif snif.

(photo: couverture du Figaro, qui y croyait

13 mars 2008

Café des blogs

992599102.jpgVendredi soir aura lieu le Xe Café des blogs, réunion de "blogueurs politiques" initiée par JulienToledano.

On y parlera des municipales et sans doutes des blogs (on ne se refait pas!)

Que nous racontera Sarkofrance? Qu'en pense Ronald? Est-ce que Nicolas viendra? Martin est-il revenu de Chine? Les blogueurs ont-ils assimilé la stratégie du MoDem? Je ne suis pas sûr que Balmeyer se pose la question (trop occupé le gars, proche du burn out), alors que Donatien, c'est certain. Et Zahra aussi, bien sûr.

Bref, si vous voulez discuter de politique de façon détendue (c'est-à-dire pas comme à Neuilly) et que vous n'êtes pas un coussin péteur, vous pouvez vous joindre à nous demain soir, à partir de 19 h 30, au Pavillon Baltard (Paris 1e).

05 mars 2008

Sophie Marceau, Le Pen: la réaction de TF1

Lundi, Sophie Marceau a refusé d'être dans le même JT que Le Pen. "Attitude courageuse et pleine de dignité", estime Ivann.

Après cet incident, TF1 a réagi, par la voix de Robert Namias. Un article de LCI est titré "Robert Namias: "On respecte son choix" " Autrement dit, le choix de Sophie Marceau.

Mais le ton de l'interview est un peu différent.

Namias s'insurge: "au nom de quoi aurions-nous prévenu Sophie Marceau de la présence de Jean-Marie Le Pen?" 

Oui, au nom de quoi? 

Il enfonce le clou:"Imaginons que ce soit ce soir avec François Bayrou ou demain avec François Hollande, est-ce que vous me poseriez la même question?"

"Nous n'avons pas de suspiscion particulière à l'égard de tel ou tel invité, fût-il Jean-Marie Le Pen.  Pourquoi voulez-vous qu'on fasse une différence entre Jean-Marie Le Pen et nos autres invités?"

Les télespectateurs qui fuient en masse TF1 font la différence, apparemment, eux... 

03 mars 2008

Fillon: quel est son secret?

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François Fillon: la coqueluche de ces dames, le gars avec qui on voudrait boire un demi.

Non. N'exagérons rien. Si Fillon est populaire, il le doit à l'impopularité du président.

Déjà, quand il a été nommé Premier ministre, ça a surpris. Puis, il fut dégradé au rang de collaborateur. Les médias l'ont ignoré.

Il n'essayait même pas d'exister! On aurait dit qu'il s'en fichait.

Pendant ce temps ses réformes passaient. Mine de rien.

Et, aujourd'hui, quelques bourdes présidentielles plus tard, comme un crabe quand la mer descend, voilà Fillon qui surgit.

"Ce n'est pas moi qui change d'avis", disait Chirac, " c'est le décors qui bouge". Pour Fillon c'est pareil: ce n'est pas lui qui monte, c'est l'autre qui s'effondre.

Il doit bien avoir un secret, François Fillon...

(dessin: Langelot

07 octobre 2007

Café des blogs et "effet Chabal"

Belle soirée que ce Café des blogs, la réunion initiée par Julien Tolédano. Elle prend chaque fois un peu plus d'ampleur.

Nous avons retrouvé le petit cercle des "initiés" pour cette 5ème édition. J'ai été ravi de revoir Ronald Van Assche (Intox 2007) et Martin P.

Réjouissant aussi de voir apparaître de nouvelles têtes. Il y avait Valéry-Xavier Lentz (blog le taurillon) et Jean-Michel Fayard (qui ne blogue pas mais commente les blogs politiques avec verve).

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C'était sympa de voir Luc Mandret en vrai (je plaisante à moitié) lui dont le blog vient de migrer sous wordpress, un bonheur pour nos yeux. Ont fait une apparition une journaliste du site isubway et un jeune homme dont je n'ai pas saisi l'identité. Et, bien sûr, il y avait ce monsieur, caché dans un coin, qui dictait son rapport pour les Renseignements généraux.

Période floue

Il est difficile d'extraire un sujet en particulier de nos conversations. Heureusement, tout cela est resté assez léger. Et pourtant, comme je le disais, empreint (non, je n'ai pas dit "embruns") d'une certaine gravité. La politique menée par l'actuel président de la République nous interroge. Comment faut-il l'évaluer? Comme une politique de droite classique ou comme quelque chose de plus dur, avec une obsession sécuritaire très marquée et des fantômes idéologiques qui font retour de périodes peu glorieuses du passé français ou tout simplement le fantasme d'une reprise en main à la Reagan ou à la Thatcher? La question n'est pas tranchée, et pour cause: Sarkozy n'a sévi que depuis 5 mois.

BHL, Sarkozy et les "rats" (dixit Badiou*)

J'ai fait une sorte de test. Montrer la couverture du dernier Nouvel Obs à un des militants socialistes présents au Café des blogs. Et lui demander ce que lui évoque cette photo de BHL. Eh bien, le résultat est net: une grimace.

Oui, je dirais que nos amis socialistes (dont je me sens proche) n'ont plus envie de rire avec les représentants de la gauche caviar. Ils en ont soupé de ces gendegôches qui acceptent des ministères dans un gouvernement de droite, qui se battent pour décrocher une "mission" ou qui pondent des rapports qui finiront dans un tiroir.

Mandret, BHL et Chabal

Luc Mandret (il est du Modem) s'est mis à graffiter la couverture du Nouvel Obs. Il a rajouté une moustache à BHL. Et j'ai terminé le travail en le grimant à la Chabal (un Chabal s'est glissé dans la photo ci dessous: sauras-tu le découvrir?).

f176786f8f8aebfa8fb95ca22dbf9c17.jpgJ'ai aussi amusé Ronald avec l'expression "éthique de blogging" qui, mine de rien, me semble essentielle... J'ai évoqué ce blogueur centriste que l'on aime bien en disant qu'il avait une éthique du blogging remarquable. Et tout le monde a été d'accord. Et quand j'ai évoqué un deuxième blogueur centriste (un bayrouiste de circonstance? un gauchiste contrarié?), Ronald a éclaté de rire. Et moi avec. Oui, n'est pas blogueur éthique qui veut...

(* Sarkozy et les rats _ Alain Badiou)

(Photo, Julien Toledano sur Facebook)

31 août 2007

Beppe Grillo blogueur italien impertinent

Le Monde consacrait hier un article à Bepe Grillo. Cet humoriste italien est sans doute le blogueur européen le plus suivi. Douzième mondial sur Technorati, des milliers de lecteurs, un million de commentaires.

Le blogueur vient de publier Esclaves modernes, un livre polémique sur le travail précaire.

"Ces jours-ci, Beppe Grillo se retrouve une fois encore au centre d'une polémique créée par son dernier livre, Schiavi moderni (Esclaves modernes), une enquête sur le travail précaire. Dans son introduction, il stigmatise la loi Biagi, entrée en vigueur en 2003, qui, selon lui, aurait introduit le travail précaire dans le pays et transformé le salaire en aumône."

Existe-t-il en France un blogueur tel que Beppe Grillo?

Quelques liens 

 

 

28 août 2007

Rencontre avec Laurent Wauquiez et des blogueurs

Vendredi, j'ai reçu ce mail. Je pense que son auteur ne m'en voudra pas si je le publie, sans dire son nom :

Bonjour,

Je suis ***., je travaille pour Laurent Wauquiez, Porte-parole du gouvernement et m'occupe notamment des questions liées aux nouvelles technologies. Je souhaite organiser, si possible la semaine prochaine, une rencontre entre le Ministre et quelques personnes qui partagent sur un blog avec les internautes une passion, une activité ou encore une vision de l'actualité.

Je souhaite vous proposer de participer à cet échange. Si vous êtes intéressé, pouvez-vous me contacter dès que possible au 06 ** ** ** ?

Merci,

***
Cabinet du Porte-Parole du Gouvernement

 

Passé le moment d’étonnement, j’ai appelé le collaborateur de Laurent Wauquiez.

Il m’a confirmé que le ministre souhaitait rencontrer des blogueurs. « Une rencontre informelle », a-t-il précisé.

Pourquoi moi ? Comment a-t-il repéré mon blog ? « En allant de blog en blog… » m’a-t-il dit. Il a découvert mon blog la semaine passée.

Trois autres blogueurs seront présent

En attendant, Laurent Wauquiez a inscrit la rencontre sur son agenda. Je vous en dis plus après la réunion...

20 août 2007

Sarkozy, HEC, FOG et moi

Le jour où j'ai failli serrer la main de Sarkozy...

Nicolas Sarkozy est arrivé devant moi. Je tenais mon appareil photo à la main. La sangle autour du poignet.

J'ai essayé d'enlever l'appareil photo pour serrer la main de Sarkozy. Ca a duré de longues secondes.

Sarkozy me regardait. Il devait se dire: "Putain! Y va y arriver ou pas, ce con?"

Et finalement je n'ai pas réussi à me dépêtrer de mon appareil photo.

Nicolas Sarkozy a alors levé la main pour me saluer. Il a tourné les talons en direction de sa voiture, suivi de deux personnes. J'ai réussi à prendre cette photo (si les personnes qui sont sur cette photo ou les suivantes ne souhaitent pas apparaître, elles peuvent me le signaler et je retirerai ces photos):

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Mais revenons au début. Tout d'abord, l'endroit où cette rencontre a eu lieu.

C'était une conférence de presse, dans les locaux du magazine Le Point, avenue du Maine (Paris). C'était au début 2004. Février, je crois. Nicolas Sarkozy était ministre de l'Economie et des finances.

Déjeuner débat

La rencontre avait lieu dans le cadre des Directs HEC-Le Point, un "déjeuner débat" organisé par l'école de commerce et l'hebdomadaire. Avec Fran-Olivier Giesbert pour conduire le débat.

Dans la salle, une centaine de diplômés HEC. Et une dizaine de non HEC, dont Nicolas Sarkozy et votre serviteur.

J'assistais à cette réunion grâce à une invitation fournie par un ami. Je préfère préciser que j'étais là de façon régulière. J'avais mes papiers. Et, j'avoue que je n'ai pas été déçu.

Bronzés en février

Déjà, l'arrivée des HEC m'a fasciné. On était au mois de février et tout ce beau monde était bronzé. Un bronzage sans marques de lunettes de ski, ça va sans dire. Et cette assurance mi pateline mi carnassière qui signalait, sans erreur, que l'on avait affaire à des cadres de très haut niveau. Des personnes capables de prendre des décisions lourdes de conséquence. Moi, qui avais hérité d'un strapontin, je m'apprêtais à prendre une décision sans conséquence: choisir entre deux petits fours qui s'offraient à moi.

L'assistance était composée principalement d'hommes. Les rares femmes portaient sur elles la même assurance et le même bronzage impeccable. Il flottait autour d'elles un enjouement léger, un parfum sophistiqué. Mais, bientôt, cet enjouement laissa place à une excitation incroyable. Il allait bientôt arriver. Lui, Nicolas Sarkozy.

Le chouchou de HEC

Il n'était alors que ministre de l'Economie. Mais c'était avant tout leur chouchou. J'ai vu des types de cinquante ans, diplômés de HEC, photographier Nicolas Sarkozy en haletant de joie comme des midinettes.

Avant l'arrivée du ministre, une équipe de démineurs a passé la salle au peigne fin. Les chiens ont renifflé dans tous les coins. Chaque table, chaque chaise a été passée au détecteur.

"L'an dernier, il était ministre de l'Intérieur et le dispositif était moins impressionnant" a remarqué un HEC. Sarkozy commençait donc, à cette époque, à se sentir menacé. Entouré de gardes du corps et de flics. En permance protégé. Il était atteint par cette paranoïa qui est l'apanage des Maîtres. Conscience de leur supériorité sur la foule, folie, mégalomanie.

Mais il était déjà très pro. Une demi heure avant le rendez-vous, il était sur les lieux. Où? Nous ne le savions pas. Nous l'entendions juste. Il testait les micros, dans une salle voisine. D'abord un coup de doigt sur le micro pour s'assurer qu'il marche. Puis un petit "Paris Bordeaux Le Mans". On aurait cru qu'il avait fait de la radio depuis des années. Au fond, Sarko est un baladin. Le spectacle c'est toute sa vie.

Ascenseur pour l'Elysée

Nicolas Sarkozy est arrivé. Par là où on l'attendait: prosaïquement, par l'ascenseur, puis le couloir. Entouré de sa garde rapprochée. Des photographes le mitraillent.

Moi, j'ai loupé cet instant. Pourtant, j'ai monté la garde pendant une demie heure. Mais, au dernier moment, un peu d'inatention, j'ai fait le tour de la salle. Tant pis.

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La conférence de presse commence. Franz-Olivier Giesbert mène le "débat". La causerie, plutôt. "Bonjour Nicolas, je t'appelle Nicolas, puisque..." Tutoiement, sourires... On est entre soi. On ne va tout de même pas se la jouer...

FOG tutoie Sarko

Commence le jeu des questions réponses. FOG pose la première. Sarkozy répond longuement. Si je me souviens bien, la première question portait sur la "marche du monde". Le monde résumé en 5 minutes par Sarkozy, ça donne à peu près ça: croissance mondiale élevée, la France est à la traîne. Et super Sarko va tout changer. Hop! J'engloutis unpetit four.

Puis les spectateurs posent des questions. Le rituel est immuable: "Bonjour, Jean-Michel, H. 75"...

Pour ceux qui ne saurait pas, le numéro 75 correspond à l'année où la personne a obtenu son diplôme d'HEC. Code de Sioux.

Ambition

Je me souviens vaguement du discours tenu par Sarkozy ce jour là. Il s'est comporté en coach pour chef d'entreprises. Il a "assuré". Il a beaucoup parlé d'ambition. Comme un Bernard Tapie des années 2000. Un Tapie un peu plus hargneux. Un peu plus malin aussi.

Discrimination positive

Il a parlé de discrimination à l'embauche. Il a incité les chefs d'entreprises qui étaient là, à embaucher des personnes de toute origine. Forcément, il a surjoué "Sarko le métèque". Quand quelqu'un lui a demandé s'il y avait des personnes d'origines étrangères dans son cabinet, il a lancé, goguenard: "Ben, d'abord, il y a moi."

Et, bien sûr, il n'y avait pas que lui, on s'en doute. Je ne me souviens pas qu'il ait parlé de Rachida Dati. D'ailleurs, si elle a fait parti de son équipe à l'Intérieur dès 2003, elle n'était pas dans son cabinet au ministère de l'Economie.

Voilà, c'est tout. Ou plutôt non.

Le gourou

L'essentiel, c'est le ton. Le ton Sarkozy, c'est, comme je l'ai dit, celui d'un coach. Un manager de haut niveau pour pays frileux. A l'époque je disais "un gourou". C'est le mot que j'ai employé spontanément. En discutant avec tous ceux qui ont déjà assisté à un meeting de Sarkozy, c'est le mot qu'ils emploent aussi.

En sortant, j'ai photographié Sarkozy. Ce monsieur (voir photo) a l'air satisfait d'avoir immortalisé Sarko la chemise ruisselante de sueur.

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Je leur parle comme à vous

Eh oui, le gourou était en sueur à la fin de la causerie. "Ce soir je vais à Clermont-Ferrand, parler à des gens qui n'ont pas fait HEC. Eh bien, je vais leur parler comme à vous. Pareil."

N'en jetons plus. On connaît l'homme.

Tout à la fin, donc, j'ai failli serrer la main de Nicolas Sarkozy. Ca n'a pas pu se faire. En psychanalyse, ça s'appelle comment, ça?

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Dans la meute avec Ségolène et Bayrou

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Ma rencontre avec Bernadette Chirac

10 août 2007

L'Humanité scrute les riches

Cette semaine, l'Humanité enquête sur les riches. Les riches sont de plus en plus nombreux en France et de plus en plus riches. Et les pauvres? 

"En 2007, l’administration fiscale a comptabilisé, en chiffres ronds, 61 400 assujettis à l’ISF de plus qu’en 2006. Ils étaient 518 000 contre 456 600 l’année précédente et 394 500 en 2005" explique l'Huma.

Les riches le sont de plus en plus

"Les 35 000 foyers les plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 19 %, l’augmentation étant encore plus rapide pour les 3 500 « super-riches » dont les revenus ont presque doublé : + 42,6 %".

Les super riches

"La fortune professionnelle de Bernard Arnault, toujours en tête du palmarès de Challenges, a augmenté de cinq milliards d’euros en un an, pour dépasser aujourd’hui 23 milliards d’euros. Pour figurer aujourd’hui dans ce palmarès des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises, il faut posséder un patrimoine de 60 millions d’euros. En 1997, il suffisait de 15 millions : le ticket d’entrée a vu sa valeur quadrupler".

418 niches fiscales

Ainsi l’ISF ne prend pas en compte le patrimoine professionnel, y compris sous la forme d’actions. Ni les objets et oeuvres d’art. Il existe en France 418 niches fiscales qui permettent de soustraire une part importante des hauts revenus à l’impôt.

(Texte Michel Pincon et Monique Pinçon-Charlot).
 

05 août 2007

Café des blogs et engagement politique

Nous étions en terrasse pour ce 4ème Café des blogs. On aurait pu croire à la réunion d'un groupuscule du Parti Socialiste. Mais en fait non. Moi, par exemple je ne fais pas partie du PS.

C'est d'ailleurs une question qui m'est venue à l'esprit après cette soirée: pourquoi adhère-t-on à un parti politique en 2007?

Chaque invité a sa réponse.

Fabien-Pierre (Désir d'entreprendre) est militant Désirs d'Avenir et PS. Ronald (Intox 2007) est membre d'une section particulière du PS: la section Temps Réels. Elle s'intéresse aux technologies de l'information, ses membres font partie d'un réseau sur Internet et ne se rencontre pratiquement jamais "physiquement".

Engagement "liquide"

Ils sont à l'image de Ségolène Royal, un peu dedans, un peu dehors (rappelons que l'on peut adhérer à DA sans adhérer au PS). Ca n'enlève rien à la qualité de leur engagement.

D'une certaine façon, Ségolène Royal a traduit le désir d'engagement "non engageant" du citoyen dans une société consumériste, une société "liquide", dirait Z. Bauman.

Christophe Grébert (Monputeaux) est membre du PS. Mais c'est sans l'appui du parti qu'il a annoncé sa candidature à l'élection municipale dans sa bonne ville de Puteaux. Allez sur son blog pour en savoir plus. Regardez l'interview de Christophe par Thierry Crouzet. Mais faites plus: soutenez sa candidature!

Militants et volatiles

Julien Tolédano est l'organisateur de la soirée. Il est membre du MJS mais n'est pas officiellement membre du PS, à ce que je sache. Encore une situation particulière. Quand à moi, vous connaissez ma position puisque vous lisez mon blog!

Je terminerai par un chiffre: en Grande Bretagne 1,2 millions de personnes adhèrent à l'un des trois grands partis; alors que 1,9 millions adhèrent à la ligue de protection des oiseaux (Le Plan B). En France, le calcul serait similaire en remplaçant la ligue de protection des volatiles par la SPA (Société protectrice des animaux).

Que doit-on en conclure? 

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