18 septembre 2008
Crise financière mondiale et faiblesse de la gauche
D'un côté on a une crise financière mondialisée, plus profonde, durable et imprévisible que nos dirigeants veulent bien l'avouer. De l'autre, on constate une faiblesse de la gauche, notamment en Europe, mais aussi aux Etats-Unis où les démocrates peinent à convaincre.
Y a-t-il un rapport entre les deux? Je n'ai pas la réponse, je vous la pose...
Une remarque, presque naïve: face à cette crise les gens devraient se retourner contre les gouvernements conservateurs qui ont produit les germes de cette crise. Or, ils ne le font pas. Pourquoi?
La crise est partie des Etats-Unis et l'administration Bush en porte une part importante de responsabilité. Et en Europe, les gouvernements conservateurs (Sarkozy, Berlusconi et, dans une moindre mesure, Merkel) encouragent chaque jour à la dérégulation, favorisent la flexibilisation du travail, facilitent la financiarisation de l'économie.
La réponse des opinions publiques devraient, en toute logique, de rejeter ces politiques et de rechercher des solutions proposées par la gauche. Or, pour l'instant, ce n'est pas le cas. Pourquoi?
A lire:
- Newsweek, un numéro sur la gauche européenne, The Lame left.
- Nouvel Observateur, un numéro sur le PS.
- La fin du capitalisme.
photo: la grande vague
05 décembre 2007
Ségolène Royal dédicace son livre dans une librairie du XXeme arrondissement
Ségolène Royal était ce soir dans une librairie du XXeme arrondissement de Paris. Elle a dédicacé son livre Ma plus belle histoire c'est vous. 
Foule nombreuse. Les personnes, une à une, viennent faire signer leur livre. Ségolène Royal est détendue, souriante. Les gens qui sont là sont des habitants du XXeme, des militants PS, une députée ou un blogueur. Pour eux cette rencontre est une parenthèse agréable dans la journée. Pour Royal, peut-être l'étape d'une reconquête. Pour moi, l'occasion d'approcher une seconde fois Ségolène Royal et de disctuer avec Julien et d'autres personnes.
02 novembre 2007
République des blogs
Bref ça explique la convivialité d'un rendez-vous comme la république des blogs, où, certes, les lois de la société française (une société très cloisonnée, corsétée, société de la peur, sarkozyienne, dirait Alain Badiou) continuent de s'appliquer, mais en se relâchant, permettant des rencontres imprévues.
Par exemple, je ne m'attendais pas à serrer la main d'Authueil, ce blogueur dont on ne sait jamais écrire le nom. Un employé du Baltard m'a ouvert la porte. "Une seule personne est arrivée", m'a-t-il dit. Autieuhl et moi ça faisait deux. Je n'avais jamais eu l'occasion de discuter avec lui. Un mec sympa, Atheiul. (qu'il ne m'en veuille pas de ces variations autour de son pseudo...)
Christophe Grébert poursuit sa campagne municipale à Puteaux. Campagne de fond, avec rencontres citoyennes, publication de lettres aux putéoliens, débats sur son forum participatif et activisme facebooké. Je reste bluffé par sa détermination. Et je pense que le sérieux de son travail de blogueur depuis 5 ans peut convaincre beaucoup d'électeurs qu'il aime sa ville et qu'il connaît tous les recoins des dossiers municipaux. Je vous invite à à le soutenir!
Nous avons ensuite opté pour la station assise. Autour de la table il y avait Aurélie, Wildo, Ivann, Julien, Martin, Ronald, Maxime, Juan et j'espère n'oublier personne. Finalement, les discussions ont moins tourné sur l'état (lamentable) du PS que sur les ratés de la politique de Sarkozy. Et sur ces gentils électeurs sarkozystes qui vont se retrouver en slip. C'est peut-être bon signe.
Discussion intéressante avec Cratyle et Eric, présentés par Abadinte. Cratyle m'a brossé un tableau effrayant mais véridique du paysage médiatique français. Les grands groupes tenus par des industriels amis de Sarkozy. Du jamais vu en France depuis... depuis? Et comment on évite une victoire annoncée du même en 2012 dans ces conditions?
photos Julien Toledano
10 mai 2007
"Merci"
27 janvier 2007
Les bourdes de Sarkozy
En ce moment, on parle des soi-disant bourdes de Ségolène Royal. C’est surtout l’UMP qui en parle. Et les médias (qui ne sont pas en majorité sarkozystes, pensez-vous!) les reprennent.
Et si on cherchait les bourdes de Sarkozy?
"Mais lui, il en fait pas !", vous entends-je répliquer."Pas possible. Infaillible, le Chef."
Erreur! Il n’arrête pas d'en faire. Mais les médias (qui ne sont pas en majorité sarkozystes, pensez-vous!) ne les répètent pas.
Prenons au hasard sa dernière interview sur TF1 avec Claire Chazal. Il a commis une bourde. Une énorme.
Mais c’est passé comme une lettre à la poste.
Aucun média ne l’a relevée.
Voilà comment ça s'est passé. Claire Chazal lui dit qu’il a changé. C'est sympa. Elle est perspicace. Mais puisque lui-même le dit, c'est que c'est vrai.
Et elle lui demande si c’est « pour gommer une image qui a été un peu dure, voire inquiétante pour les Français ? »
Notez qu’elle y met les formes, Claire Chazal. Elle ne veut pas le brusquer, l’homme-qui-est-soudain-devenu-calme. Surtout pas !
Et voici ce qu’il répond, très calmement :
"Vous savez, j'ai eu pendant 4 ans la responsabilité de la sécurité des français et pendant 4 ans il n'y a pas eu de problème..."
Et là, il se dit qu'il vient de sortir un bobard plus gros que d'habitude. Il se dit qu'il faut immédiatement rectifier le tir. Il reprend, mais ne fait que grossir la taille de la boulette:
"...enfin il y a eu beaucoup de problèmes mais il n'y a pas eu de bavure, pas d'incident."
Ah bon ?
Les émeutes dans les banlieues c’était pas au moins un incident ? Et juste avant les émeutes ça n'était pas une bavure?
Je vous laisse imaginer ce qu’est un incident pour Sarkozy !
La bourde de Sarkozy , à réécouter ici:

Voir aussi chez Nicolas J., une autre bourde de Sarkozy.
J'espère que les gens de l'UMP nous remercierons de l'effort que nous faisons pour humaniser leur leader...
Mais, au fait, à votre avis, pourquoi les grands médias ne relèvent jamais les bourdes de Sarkozy ?
16 novembre 2006
Les socialistes ont voté
17 octobre 2006
Fabius, Royal et DSK au détecteur de mensonges
Comparons les professions de foi de Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, publiées dans l’Hebdo des socialistes.
Quels sont les mots les plus souvent employés par les trois candidats à la candidature du Parti socialiste ? Un traitement de texte suffit pour les compter. Un vrai détecteur de mensonges…
DSK et la social démocratie
Les mots formés sur la racine « social » sont très présents : 19 fois chez Royal, 20 chez Fabius et Strauss-Kahn. Quasi égalité entre les trois candidats. En revanche, le mot « socialiste » les départage : Fabius (12) devance Royal (10) et Strauss-Kahn (1). Ce dernier parle de social-démocratie (5 fois) plus que de socialisme. Il emploie 9 fois le mot « démocratie » contre 4 fois pour Royal et 3 fois pour Fabius.
Les grands anciens et les adversaires
Les noms propres sont importants. Il y a notamment les grands anciens. Chez Fabius c’est Blum, Mitterrand et Jospin. Chez Royal c’est Jaurès, Mitterrand, Jospin. Pas de nom propre chez DSK.
Hollande n’est pas cité. Jospin est nommé 2 fois par Fabius et une fois par Royal. Sarkozy apparaît 2 fois chez Fabius, pas chez les autres. Royal évoque Jean-Pierre Raffarin.
DSK dit « je », Royal dit « vous »
Dominique Strauss-Kahn emploie le « je » (29 fois) plus souvent que Royal (18) et Fabius (16). Royal s’adresse à l’auditoire en utilisant 9 fois le « vous ». Fabius le fait 3 fois et Strauss-Kahn zéro fois. Egalité parfaite pour l’emploi du « nous » : 19 fois pour les trois prétendants.
Fabius et la France
Fabius parle plus souvent de la France (8 fois) contre 3 fois pour Royal et 1 fois pour Strauss-Kahn. Strauss-Kahn emploi 8 fois les mots « président » ou « présidentielle » contre 6 fois à Fabius et 1 fois à Royal. Strauss-Kahn, dans son discours, définit la fonction présidentielle. Quant à Royal, la seule fois qu’elle prononce le mot « présidente » est pour rappeler qu’elle est Président de Poitou-Charente.
Fabius à gauche
Les mots « Gauche-droite » sont massivement employés par Fabius. 16 « gauche » et 8 « droite ». Royal (6+4) et Strauss-Kahn (4+2) sont distancés.
Ce soir a lieu le premier débat retransmis à la télé entre ces trois candidats.
04 octobre 2006
Jospin: retrait définitif?
Ce dessin a été réalisé en collaboration avec Julo, le dessinateur de blog à part. Il a fait le dessin et moi le texte, vous l’aurez deviné. Bravo à lui, son blog est génial !
28 septembre 2006
François Bayrou: "Il y a une crise dans les médias"
« Oui, il y a une crise dans les médias ». C’est ce que m’a confié François Bayrou lors de la République des blogs, cette soirée organisée par le blogueur Versac. Une centaine de blogueurs étaient présents.
J’ai demandé à François Bayrou : « J’ai un blog qui s’appelle crise dans les médias. Est-ce que vous pensez qu’il y a une crise dans les médias ? »
« Oui, il y a une crise dans les médias », a-t-il répondu. « Pour deux raisons. La première est financière. La deuxième est due à la concentration dans les grands groupes. Le pouvoir est concentré et verrouillé. » Après cette déclaration, Bayrou, qui partait, m’a serré la main. Je sens qu’on a frôlé la connivence !!
Prendre le pouvoir
Plus tôt dans la soirée, je me suis incrusté gentiment dans une conversation que Bayrou avait avec une journaliste de France Info, micro en main, et avec Thierry Crouzet, blogueur influent (voir photo).
François (à la République des blogs on s’appelle par son prénom !) parlait de son amour d’Internet. Et il répétait « Il faut que les gens prennent le pouvoir »… « Les gens veulent prendre le pouvoir »… Et je pensais : « moi aussi je prendrais bien le pouvoir, c’est-à-dire la parole ».
Tout en l’écoutant, je me torturais pour trouver une question, si possible pas trop con. Et Bayrou disait : « c’est passionnant les wiki, les blogs, la participation des gens sur les forums ». La journaliste de France Info lui a demandé quel blogueur il lisait. Il a répondu : « Versac et d’autres bien sûr… »
Et c’est là que j’ai saisi la balle au bond en lui lançant une question que je croyais vacharde mais qui ne l’était pas : « Et est-ce que vous pensez utiliser la logique du wiki pour élaborer votre programme ? » Ca ne l’a pas du tout déstabilisé : « Si cela consiste à dire aux gens : « dites-moi ce que vous voulez et je le ferai », ce n’est pas une bonne façon de faire. En revanche, j’utilise les blogs et internet pour tester des idées. »
François Bayrou est allé volontiers à la rencontre des blogueurs. Bref, on pourrait dire qu’il a conquis son public. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. En effet, la plupart des gens étaient des militants. Blogueur UMP, PS ou UDF, ils ont fait leur choix.
Dominique Voynet était également présente. Je parlerai plus amplement de cette soirée dans mon prochain billet. La soirée avait lieu au Pavillon Baltard, à Paris.
16 septembre 2006
J'ai dépassé Fabius
Ce blog est plus influent que celui de Laurent Fabius.
En effet, Crise dans les médias est classé 37ème au classement du site bonvote.com alors que le blog de Fabius n’est que 40ème sur les 1152 sites et blogs répertoriés.
Je trouve ça hallucinant ! C’est un ancien Premier ministre, tout de même ! Il est candidat à la présidentielle ! Et son blog trouve moins d’audience que celui d’un simple citoyen ! Ca en dit long sur l’intérêt des Français pour le discours politique... et sur le succès de la campagne de Laurent Fabius.
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Par ailleurs, merci à Daniel Schneidermann et son équipe d’Arrêt sur image de m’avoir cité dans leur article sur leur prochaine émission sur le site de France5.
L’invité, dimanche, sera François Bayrou. A ne pas manquer… pour le sourire de Chloé Delaume !
(photo: Chloé Delaume http://www.frenchbookshop.com/prix_%20litteraires99.htm)
30 août 2006
Les blogueurs militants partent en campagne
Avant, les militants collaient des affiches. Aujourd'hui, ils ouvrent aussi des blogs. Est-ce que ça change grand chose?
A la Rochelle, Lionel a pleuré. Mais on a aussi parlé des blogs. Des pros ont expliqué aux militants comment créer un blog, être bien référencé et s’activer dans les forums…
Trois blogueurs étaient invités : Christophe Grébert, de Monputaux.com, Valério Motta qui a lancé le site Stop Cpe et Laurent Cervoni, consultant.
L’UMP aura aussi son panel de blogueurs à son université d'été. Le parti a lancé une plateforme de blogs et une charte des blogs pour réguler les conversations.
En observant ces grandes manœuvres, on peut notamment se demander: les partis misent-ils sur le nombre ou sur la qualité ? Veulent-ils créer un maximum de blogs à leurs couleurs, quitte à ce que chaque blogueurs se contente de répercuter la ligne officielle, ou veulent-ils ouvrir des débats, faire avancer des idées qui seront utiles aux Français ?


