18 septembre 2008
Crise financière mondiale et faiblesse de la gauche
D'un côté on a une crise financière mondialisée, plus profonde, durable et imprévisible que nos dirigeants veulent bien l'avouer. De l'autre, on constate une faiblesse de la gauche, notamment en Europe, mais aussi aux Etats-Unis où les démocrates peinent à convaincre.
Y a-t-il un rapport entre les deux? Je n'ai pas la réponse, je vous la pose...
Une remarque, presque naïve: face à cette crise les gens devraient se retourner contre les gouvernements conservateurs qui ont produit les germes de cette crise. Or, ils ne le font pas. Pourquoi?
La crise est partie des Etats-Unis et l'administration Bush en porte une part importante de responsabilité. Et en Europe, les gouvernements conservateurs (Sarkozy, Berlusconi et, dans une moindre mesure, Merkel) encouragent chaque jour à la dérégulation, favorisent la flexibilisation du travail, facilitent la financiarisation de l'économie.
La réponse des opinions publiques devraient, en toute logique, de rejeter ces politiques et de rechercher des solutions proposées par la gauche. Or, pour l'instant, ce n'est pas le cas. Pourquoi?
A lire:
- Newsweek, un numéro sur la gauche européenne, The Lame left.
- Nouvel Observateur, un numéro sur le PS.
- La fin du capitalisme.
photo: la grande vague

Commentaires
S'il perd les économies placées sur son livret A à cause de la crise financière, ce sera une autre histoire...
Écrit par : authueil | 18 septembre 2008
Très bientôt la crise va devenir économique, et là ça va devenir bien concret pour beaucoup.
Mais combien auront la mémoire de ce qui c'est passé avant ? Et de ce qui a été, ou devrait être, fait pour que ça ne se produise plus ?
Écrit par : KesJenDi | 18 septembre 2008
Mais je crois qu'aux États-Unis, la réalité de la situation catastrophique va s'imposer. C'est Clinton qui disait, en son temps, "ça se joue sur l'économie". Il avait raison.
Écrit par : Hervé Torchet | 18 septembre 2008
je parle des médias, mais derrière eux ils y a les gouvernements et les grands puissances financières.
on nous abreuve de mauvaises nouvelles et d'évènements mineurs montés en épingle, mais on se garde bien de nous informer sur tout!
de plus, l'incertitude de l'emploi et la crainte de la précarité, le pouvoir d'achat en baisse: autres facteurs d'angoisse
la peur est paralysante.
donc pas question de changer quoi que ce soit, va savoir, ça pourrait être pire!
Écrit par : céleste | 18 septembre 2008
La crise n'est pas un phénomène naturel et encore moins imprévisible. Elle est le résultat de marchés devenu tellement fictifs qu'ils deviennent volatiles.
Sauf que pour rembourser, on s'adresse à nous qui n'y sommes pour rien...
:-)
Écrit par : monsieur Poireau | 18 septembre 2008
Et paradoxalement, la gauche de gouvernement a adhéré en partie à ses idées néo-libérales de Friedman.
Écrit par : pas perdus | 19 septembre 2008
http://www.youtube.com/watch?v=BsibwbSD_0k
Le jour où "il" prendra des notes sur LCP et sur France Inter, et lira l'économie mondiale, jettera au feu Voici et Gala au profit de quotidiens économiques, alors, les français videront leur livret A et autres niches pour les garder près d'eux.Sage décision qu'ont pris les petit vieux dernièrement pour garnir leurs bas de laine en attendant des jours meilleurs, toujours écouter les sages, les anciens !
Écrit par : M. | 20 septembre 2008
et c'est marrant de constater que ce sont les leaders de gauche qui sont le plus inquiets de la situation alors qu'au fond, idéologiquement, ils n'en ont rien à carrer.
2 - les gens pensent que ce sont les conservateurs et les libéraux qui sont le plus à même de résoudre les crises financières, car ils acceptent que le libéralisme connaissent des hauts et des bas et ils connaissent mieux le sujet.
Écrit par : Loïc | 21 septembre 2008
Au niveau local, on y arrive mieux. Parce que c'est concret et que c'est plus facile de faire expérimenter aux gens l'avantage que peut être un changement d'habitude. Mais au niveau national, c'est trop abstrait.
Écrit par : Manuel | 22 septembre 2008
Écrit par : Empruntis | 30 septembre 2008
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