Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

politique

  • Beppe Grillo blogueur italien impertinent

    Le Monde consacrait hier un article à Bepe Grillo. Cet humoriste italien est sans doute le blogueur européen le plus suivi. Douzième mondial sur Technorati, des milliers de lecteurs, un million de commentaires.

    Le blogueur vient de publier Esclaves modernes, un livre polémique sur le travail précaire.

    "Ces jours-ci, Beppe Grillo se retrouve une fois encore au centre d'une polémique créée par son dernier livre, Schiavi moderni (Esclaves modernes), une enquête sur le travail précaire. Dans son introduction, il stigmatise la loi Biagi, entrée en vigueur en 2003, qui, selon lui, aurait introduit le travail précaire dans le pays et transformé le salaire en aumône."

    Existe-t-il en France un blogueur tel que Beppe Grillo?

    Quelques liens 

     

     

  • Rencontre avec Laurent Wauquiez et des blogueurs

    Vendredi, j'ai reçu ce mail. Je pense que son auteur ne m'en voudra pas si je le publie, sans dire son nom :

    Bonjour,

    Je suis ***., je travaille pour Laurent Wauquiez, Porte-parole du gouvernement et m'occupe notamment des questions liées aux nouvelles technologies. Je souhaite organiser, si possible la semaine prochaine, une rencontre entre le Ministre et quelques personnes qui partagent sur un blog avec les internautes une passion, une activité ou encore une vision de l'actualité.

    Je souhaite vous proposer de participer à cet échange. Si vous êtes intéressé, pouvez-vous me contacter dès que possible au 06 ** ** ** ?

    Merci,

    ***
    Cabinet du Porte-Parole du Gouvernement

     

    Passé le moment d’étonnement, j’ai appelé le collaborateur de Laurent Wauquiez.

    Il m’a confirmé que le ministre souhaitait rencontrer des blogueurs. « Une rencontre informelle », a-t-il précisé.

    Pourquoi moi ? Comment a-t-il repéré mon blog ? « En allant de blog en blog… » m’a-t-il dit. Il a découvert mon blog la semaine passée.

    Trois autres blogueurs seront présent

    En attendant, Laurent Wauquiez a inscrit la rencontre sur son agenda. Je vous en dis plus après la réunion...

  • Sarkozy, HEC, FOG et moi

    Le jour où j'ai failli serrer la main de Sarkozy...

    Nicolas Sarkozy est arrivé devant moi. Je tenais mon appareil photo à la main. La sangle autour du poignet.

    J'ai essayé d'enlever l'appareil photo pour serrer la main de Sarkozy. Ca a duré de longues secondes.

    Sarkozy me regardait. Il devait se dire: "Putain! Y va y arriver ou pas, ce con?"

    Et finalement je n'ai pas réussi à me dépêtrer de mon appareil photo.

    Nicolas Sarkozy a alors levé la main pour me saluer. Il a tourné les talons en direction de sa voiture, suivi de deux personnes.

    Mais revenons au début. Tout d'abord, l'endroit où cette rencontre a eu lieu.

    C'était une conférence de presse, dans les locaux du magazine Le Point, avenue du Maine (Paris). C'était au début 2004. Février, je crois. Nicolas Sarkozy était ministre de l'Economie et des finances.

    Déjeuner débat

    La rencontre avait lieu dans le cadre des Directs HEC-Le Point, un "déjeuner débat" organisé par l'école de commerce et l'hebdomadaire. Avec Franz-Olivier Giesbert pour conduire le débat.

    Dans la salle, une centaine de diplômés HEC. Et une dizaine de non HEC, dont Nicolas Sarkozy et votre serviteur.

    J'assistais à cette réunion grâce à une invitation fournie par un ami. Je préfère préciser que j'étais là de façon régulière. J'avais mes papiers. Et, j'avoue que je n'ai pas été déçu.

    Bronzés en février

    Déjà, l'arrivée des HEC m'a fasciné. On était au mois de février et tout ce beau monde était bronzé. Un bronzage sans marques de lunettes de ski, ça va sans dire. Et cette assurance mi pateline mi carnassière qui signalait, sans erreur, que l'on avait affaire à des cadres de très haut niveau. Des personnes capables de prendre des décisions lourdes de conséquence. Moi, qui avais hérité d'un strapontin, je m'apprêtais à prendre une décision sans conséquence: choisir entre deux petits fours qui s'offraient à moi.

    L'assistance était composée principalement d'hommes. Les rares femmes portaient sur elles la même assurance et le même bronzage impeccable. Il flottait autour d'elles un enjouement léger, un parfum sophistiqué. Mais, bientôt, cet enjouement laissa place à une excitation incroyable. Il allait bientôt arriver. Lui, Nicolas Sarkozy.

    Le chouchou de HEC

    Il n'était alors que ministre de l'Economie. Mais c'était avant tout leur chouchou. J'ai vu des types de cinquante ans, diplômés de HEC, photographier Nicolas Sarkozy en haletant de joie comme des midinettes.

    Avant l'arrivée du ministre, une équipe de démineurs a passé la salle au peigne fin. Les chiens ont renifflé dans tous les coins. Chaque table, chaque chaise a été passée au détecteur.

    "L'an dernier, il était ministre de l'Intérieur et le dispositif était moins impressionnant" a remarqué un HEC. Sarkozy commençait donc, à cette époque, à se sentir menacé. Entouré de gardes du corps et de flics. En permance protégé. Il était atteint par cette paranoïa qui est l'apanage des Maîtres. Conscience de leur supériorité sur la foule, folie, mégalomanie.

    Mais il était déjà très pro. Une demi heure avant le rendez-vous, il était sur les lieux. Où? Nous ne le savions pas. Nous l'entendions juste. Il testait les micros, dans une salle voisine. D'abord un coup de doigt sur le micro pour s'assurer qu'il marche. Puis un petit "Paris Bordeaux Le Mans". On aurait cru qu'il avait fait de la radio depuis des années. Au fond, Sarko est un baladin. Le spectacle c'est toute sa vie.

    Ascenseur pour l'Elysée

    Nicolas Sarkozy est arrivé. Par là où on l'attendait: prosaïquement, par l'ascenseur, puis le couloir. Entouré de sa garde rapprochée. Des photographes le mitraillent.

    Moi, j'ai loupé cet instant. Pourtant, j'ai monté la garde pendant une demie heure. Mais, au dernier moment, un peu d'inatention, j'ai fait le tour de la salle. Tant pis.


    La conférence de presse commence. Franz-Olivier Giesbert mène le "débat". La causerie, plutôt. "Bonjour Nicolas, je t'appelle Nicolas, puisque..." Tutoiement, sourires... On est entre soi. On ne va tout de même pas se la jouer...

    FOG tutoie Sarko

    Commence le jeu des questions réponses. FOG pose la première. Sarkozy répond longuement. Si je me souviens bien, la première question portait sur la "marche du monde". Le monde résumé en 5 minutes par Sarkozy, ça donne à peu près ça: croissance mondiale élevée, la France est à la traîne. Et super Sarko va tout changer. Hop! J'engloutis unpetit four.

    Puis les spectateurs posent des questions. Le rituel est immuable: "Bonjour, Jean-Michel, H. 75"...

    Pour ceux qui ne saurait pas, le numéro 75 correspond à l'année où la personne a obtenu son diplôme d'HEC. Code de Sioux.

    Ambition

    Je me souviens vaguement du discours tenu par Sarkozy ce jour là. Il s'est comporté en coach pour chef d'entreprises. Il a "assuré". Il a beaucoup parlé d'ambition. Comme un Bernard Tapie des années 2000. Un Tapie un peu plus hargneux. Un peu plus malin aussi.

    Discrimination positive

    Il a parlé de discrimination à l'embauche. Il a incité les chefs d'entreprises qui étaient là, à embaucher des personnes de toute origine. Forcément, il a surjoué "Sarko le métèque". Quand quelqu'un lui a demandé s'il y avait des personnes d'origines étrangères dans son cabinet, il a lancé, goguenard: "Ben, d'abord, il y a moi."

    Et, bien sûr, il n'y avait pas que lui, on s'en doute. Je ne me souviens pas qu'il ait parlé de Rachida Dati. D'ailleurs, si elle a fait parti de son équipe à l'Intérieur dès 2003, elle n'était pas dans son cabinet au ministère de l'Economie.

    Voilà, c'est tout. Ou plutôt non.

    Le gourou

    L'essentiel, c'est le ton. Le ton Sarkozy, c'est, comme je l'ai dit, celui d'un coach. Un manager de haut niveau pour pays frileux. A l'époque je disais "un gourou". C'est le mot que j'ai employé spontanément. En discutant avec tous ceux qui ont déjà assisté à un meeting de Sarkozy, c'est le mot qu'ils emploent aussi.

    En sortant, j'ai photographié Sarkozy. Ce monsieur (voir photo) a l'air satisfait d'avoir immortalisé Sarko la chemise ruisselante de sueur.

    Je leur parle comme à vous

    Eh oui, le gourou était en sueur à la fin de la causerie. "Ce soir je vais à Clermont-Ferrand, parler à des gens qui n'ont pas fait HEC. Eh bien, je vais leur parler comme à vous. Pareil."

    N'en jetons plus. On connaît l'homme.

    Tout à la fin, donc, j'ai failli serrer la main de Nicolas Sarkozy. Ca n'a pas pu se faire. En psychanalyse, ça s'appelle comment, ça?

    A lire aussi:

    J'ai chaté avec Ségolène

    Dans la meute avec Ségolène et Bayrou

    Ma rencontre avec Bayrou

    Ma rencontre avec Bernadette Chirac

  • République des blogs où on ne crie pas "vive sarko"

    Mercredi soir j'étais à la République des blogs. Un peu moins de monde que d'habitude. Ca m'a permis de côtoyer la crème de la crème blogosphérique: Versac, Farid Taha, Quitterie Delmas, Thierry Crouzet...

    J'ai discuté avec Versac, en présence d'autres blogueurs, dont Thierry Crouzet. Il nous a parlé du blog de Giscard. C'est sa société, spintank, qui administre ce blog, comme il l'a écrit sur le sien.

    J'en avais un peu parlé sur mon blog. J'avais notamment critiqué le bandeau, censé représenter le drapeau européen, mais qui fait penser à celui de l'URSS ou de la République populaire de Chine. Versac nous a expliqué que VGE tenait à cette couleur, déjà utilisée en couverture de ses mémoires.

    Versac nous a raconté qu'il a fréquemment Giscard au téléphone. L'ancien président de la République lui est apparu très à cheval sur les détails, pointilleux. Il rédige minutieusement les textes qu'il publie sur le blog. En revanche, il ne lit pas tous les commentaires. Le webmestre lui donne un synthèse de la discussion.

    Farid Taha a fait irruption au pavillon Baltard dans une tenue un peu inhabituelle. Inhabituelle pour nous, pas pour lui: sa tenue de chirurgien. Heureusement, il a laissé ses couteaux de boucher au vestiaire.

    J'ai discuté avec lui, Jérôme Charré et l'auteur du blog la sauce. Nous avons peu parlé politique. La soirée ne se prêtait pas à ça. Personne n'avait envie de hurler "Vive Sarko" si vous voyez ce que je veux dire.

    Tous les quatre nous avons parlé blog. Comment accroître son traffic: question existentielle. Navigabilité: comment renvoyer le lecteur vers les pages les plus intéressantes du blog, comment utiliser les nuages de tags, les tracbacks, les tags. Employer des tags bien choisis comme "Sarkozy",  "Cécilia Sarkozy", "UMP", "sexy", "Ségolène Royal ", "sarkozy+youtube", etc. Nous avons noté que technorati surévalue outrageusement les blogs hautetfort (ceux qui en ont un savent pourquoi).

    Christophe Grébert a distribué des tracts. Il se présente en 2008 aux municipales à Puteaux. En candidat indépendant. Une candidature qui m'inspire plus que de la sympathie. Même si, comme le disait un blogueur, lui-même candidat à une élection, les gros partis écrasent les autres grâce à leur poids financier. Difficile de lutter contre un "label" UMP ou PS. Mais, dans le cas de Christophe, c'est différent. Il a su se créer un réseau de lecteurs et de supporters et il connaît mieux que personne la municipalité.

    Discussion intéressante avec Quitterie Delmas. Assez déçue de la façon dont s'est terminée l'épopée bayrouiste. Elle croit en l'avenir du Modem, en l'énergie des personnes qui viennent de rejoindre le mouvement. On peu lire un billet captivant sur les médias, sur son blog.

    Charlie est de retour du G8. Elle et ses camarades free(wo)men ont été un peu malmenés par la police allemande. Quand on dit "police allemande" ça prend tout de suite des connotations que ça n'a pas.

    Les médias ont très peu parlé des centaines de personnes arrêtés pendant que les "grands" du G8 débouchaient des bouteilles d'eau minérale. Nous avons un peu parlé, en compagnie d'un autre blogueur, du blog de François Mitterrand. J'avoue que cette histoire ne m'a pas passionné...

    J'ai dit bonjour à Laurent Guerby et à François Casabaldi et discuté avec un gars de jeunes-européens.org.

    Rencotre sympa avec l'auteur de Griffonages. Il m'a confirmé que lui ai apporté beaucoup de traffic pendant des semaines grâce à un billet titré "rumeur sarkozy". Les gens tapaient et tapent encore ces mots dans google, ils tombent chez moi et cliquent sur le premier lien, ce qui les mène sur Griffonages. Nous avons aussi parlé de quelques blogs "gauchos" que j'aime bien en ce moment. Il me dit que ces gens écrivent bien, mais que c'est facile de faire ce qu'ils font. OK! Et il m'a aussi dit qu'il m'avait supprimé de son agrégateur. Il déconne un peu, là!

    Discussion intéressante avec l'auteur du blog petit jardin. Il m'a un peu parlé de son intinéraire politique, qu'on peut retracer sur son blog. Il n'est pas militant PS, mais se sent proche des idées de Ségolène Royal. Il était présent lors de sa dernière réunion parisienne, dans un comité désirs d'avenir. Il la décrit "souriante, calme, positive et déterminée, elle compte sur l’intelligence collective, sur le débat et l’inventivité de celles et ceux qui se rassemblent à son inititative. Ségolène Royal appelle la gauche à travailler. Le travail comme solution principale pour que la gauche soit à nouveau dotée d’un parti de masse, le PS, un parti de masse qui redéfinira et redéploira jusqu’à la victoire ce qu’est la gauche au 21ème siècle".

    Vonric est expatrié à Londres. Il tient un blog en fraçais où il parle des deux pays. Il m'a parlé de Gordon Brown, quelqu'un avec qui les British n'aimeraient pas prendre un bière dans un pub, selon un sondage. Un Jospin anglais, bref.

  • Pic (d'audience) décroissant

    Ce soir, afflux de visiteurs. Ils tapent « les décroissants » dans un moteur de recherche.

    L’explication: M6 diffuse un reportage sur le sujet.

    D’ailleurs, la journaliste qui fait ce reportage m’a appelé il y a quelques semaines. Elle voulait que je lui file l'adresse de quelques décroissants. Bien sûr que je les connais!

    J’en profite pour republier ces trois articles : 

    J'ai rencontré les décroissants  I, II, III.

    Coïncidence ou pas, cet après-midi, dans le train, je lisais La décroissance.

    Quel rapport avec la présidentielle? Il y en a un pourtant...

  • Décroissance au kiosque de la place Clichy

    Hier, devant un kiosque à journaux, place Clichy. Il y a la revue La décroissance, le journal de la joie de vivre. J'en prends un numéro. Je le tends au kiosquier. Il mange une salade composée. Il pose sa fourchette pour me rendre la monnaie. Il me lance :

    _ Un bon journal, la Décroissance!

    _ Oui, euh... vous le mettez bien en évidence.

    En effet, la couverture mauve du mensuel trône devant les Match, Libé et autre Monde.

    Nous échangeons quelques mots sur ce concept étrange de décroissance. Il me dit :

    _ C’est quelque chose qu’on a tout au fond de nous, très profond.

    J’acquiesce. Puis je le laisse à son repas improvisé.

    Tout au fond de nous. Il y a cette envie de consommer. Et il y a l’envie contraire. Il faut l'entendre murmurer entre deux messages publicitaires...

  • Jacques Chirac: "Ah bon!"

    medium_meme_chirac.jpg« Ah bon ! » C’est ce que Jacques Chirac a déclaré, le 14 juillet 2002, quand il a appris qu’il venait d’échapper à un attentat.

    Et qu’a-t-il dit en apprenant la mort de Saddam Hussein, pendu ce matin, après sa condamnation ?

    Il n’a rien déclaré. Tout juste peut-on conjecturer que sa proposition d’inscrire l’abolition de la peine de mort dans la Constitution française a un rapport avec cet événement…

    L’an dernier, George W. Bush graciait deux dindes à l’occasion des fêtes de Noël. Cette fois, il n’est pour rien dans la condamnation à mort du dictateur irakien : elle a été prononcée par un tribunal irakien indépendant.

    Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment que nous ne vivons pas une époque héroïque. _ Ah bon ?

    (Photo © Keystone _ Le Matin)

  • SDF: "Le Monde" et "Le Figaro" sont à la rue

    Mise à jour: à lire, le dernier numéro du Plan B "spécial riches". Un bon contrepoint à  la présente note. Une lecture indispensable!
     

    Un Français sur deux craint de devenir SDF un jour. 

    L’info est intéressante, édifiante même. Mais elle n’intéresse ni Le Monde ni Le Figaro. Ils lui consacrent une brève. 15 lignes pour l’un 10 lignes pour l’autre.

    Le sondage est commandé par Emmaüs, L’Humanité et La Vie. Le Monde et Le Figaro ont réduit l’information car elle venait d’un concurrent ? L'explication ne convainq pas.

    Libération et 20 Minutes consacrent un article au sujet.

    Le site de TF1 donne l’information la plus complète. L’article est accompagné d’une photo avec une légende hallucinante: « Fouad, sans domicile fixe de 33 ans, votera socialiste le 22 avril 2007 ». Il y a aussi des reportages, dont un titré « de plus en plus de retraités aux Restos du cœur ».

    Une vingtaine de blogs ont repris l’information, le plus souvent par un copier coller d’une dépêche d’agence. Un seul blogueur "influent" (considéré comme tel par technorati). Enfin, un blog PS réunionnais titre : « merci Chirac ».

     En plus:

     

    Les Enfants de Don Quichotte, action en faveur des SDF (2 décembre), les médias n'en ont pas parlé, mais lui il y était.

     

     

  • Pierre Catalan, un électron libre à l'UMP Boulogne

    Interview podcast. Pierre Catalan est militant UMP. Ce blogueur de 21 ans aime débattre à propos de sa ville, Boulogne, mais aussi de l’Europe et du rôle de son parti.

    Avant de rencontrer Pierre Catalan, je croyais que tous les jeunes de l’UMP soutenaient Nicolas Sarkozy comme un seul homme. En interview ce militant de Boulogne-Billancourt, j’ai compris que c’était plus compliqué. « Franchement, sur Nicolas Sarkozy je n’ai pas d’avis arrêté et j’attendrai le 14 janvier et les différents candidats pour savoir pour qui je voterai pour me représenter à l’UMP » m’a-t-il confié lors de notre entretien, le 13 novembre dernier dans un café parisien (écouter les podcasts ci après).

    Pierre Catalan, 21 ans, est étudiant à Sciences-Po. Son domaine de compétence : les questions européennes. Il a étudié un an à Prague et appartient au Mouvement Européen. Il était déjà au RPR en 2001.

     

    Blog et commentaires

    Il a ouvert son blog en juillet dernier. Et déjà, plus de cent notes publiées. Cela comble son appétit de débat. « On pourrait faire de l’UMP au niveau local quelque chose de très démocratique et de très intéressant » m’a-t-il dit « On pourrait faire des débats d’idées. On ne le fait pas. Et j’essaie d’influencer dans ce sens grâce à mon blog. »

    Il lit et commente les blogs de l’UMP. Notamment celui de Thierry Solère, maire-adjoint de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et responsable de l’Internet à l’UMP (en binôme avec Claude Malhuret). Il déplore : « Je suis assez peu lu parce que le commentaire ne reste pas forcément très longtemps en ligne ». C’est la règle du jeu : le blogueur reste maître chez lui…

    Pierre a aussi eu quelques escarmouches sur son blog. Le 18 octobre dernier, il écrit « suite à cette note, Thierry Solère a décidé de me supprimer de sa liste de liens ». Le 21 octobre : « Suite à cette note, j'ai été exclu sans explication du comité de rédaction du blog de l'UMP Boulogne ». Le 5 novembre, « Après un échange de 6 mails, Thierry Solère n’a pas voulu m’envoyer de compte-rendu de réunion ».

    Seul Internet permet à un jeune militant d’interpeller ainsi un élu de son parti. Mais la réponse, comme on le voit, ne suit pas toujours…

     

    Clans et caciques

    Au sein de l’UMP, Pierre se considère comme un électron libre. « Quand Nicolas Sarkozy a accédé à la tête de l’UMP en 2004, il a déclaré : « Je veux des jeunes libres, je veux que vous soyez libres et je ne veux pas que vous soyez prisonnier y compris de ce que je pense moi-même. » Je l’ai pris à la lettre ».

    Christophe Carignano, blogueur UMP, le classe parmi les blogueurs chiraquiens.

    Lui-même ne se revendique pas de quelqu’un en particulier. Il rejette les réflexes « claniques ». « Je trouve très dommage qu’il y ait certaines personnes à l’UMP qui aient envie de fermer le débat autour d’un clan. Je ne vais pas parler de responsables nationaux. Je pense qu’il y a des caciques qui tirent la couverture à eux en prenant Nicolas Sarkozy comme prétexte. »

    Lors d’une première rencontre, fin octobre, il m’a confié : « Je suis un UMP tendance Kouchner. J’apprécie les gens qui savent sortir des dogmes et des courants partisans ». Les personnes qu’il écoute le plus à l’UMP sont Alain Juppé et  Patrick Devedjian. Il se dit libéral et souhaite populariser les idées européennes.

     
    Les podcasts

     

     Nicolas Sarkozy

    "Nicolas Sarkozy provoque chez moi beaucoup d’admiration, parfois une adhésion très forte à ce qu’il dit et parfois un peu de rejet parce que parfois il y a une adaptation du discours que parfois je ne comprends pas. Par exemple, je ne comprends pas l’usage du mot « racaille » et du mot « kärcher ». Et je ne comprends pas une adaptation du discours qui va une fois altermondialiste, une fois un peu plus libérale. Il n’y a pas vraiment de contradiction mais je m’y perds un peu parfois".


    podcast   

    Ceux qui prennent Nicolas Sarkozy comme prétexte

    « Je trouve très dommage qu’il y ait certaines personnes à l’UMP qui aient envie de fermer le débat autour d’un clan. […] Je ne vais pas parler de responsables nationaux. Je pense qu’il y a des caciques qui tirent la couverture à eux en prenant Nicolas Sarkozy comme prétexte. Dans ces moments là, et outre certains discours de Nicolas Sarkozy qui provoquent un peu le doute chez moi, ces gens-là provoquent chez moi des réactions de rejet. »


    podcast

    Commentaires chez Thierry Solère

     « Je suis assez actif aux commentaires mais je suis assez peu lu parce que le commentaire ne reste pas forcément très longtemps en ligne. C’est-à-dire que parfois j’ai tendance à m’emporter ou Thierry Solère trouve que le commentaire est déplacé »…« Ce qui m’intéresse beaucoup c’est l’exigence intellectuelle parce que sans ça on dévoie la démocratie. C’est très important quand on est élu local et qu’on a un blog. […] Parfois Thierry Solère n’a pas le temps d’écrire des notes très détaillées et j’aime bien soulever des points qui sont un peu superficiels ».


    podcast

    Les blogs UMP

    « Le blog de l’UMP relaie beaucoup ce que disent les responsables de l’UMP. Il y a peut-être des militants qui ont des choses intéressantes à dire et qu’on pourrait publier sur ce blog. Je trouve dommage d’inciter les militants à ouvrir un blog sur une plateforme donnée. L’achat de mots clés ne me dérange pas mais le spaming me dérange ».


    podcast
     

    La tentation d'un autre candidat


    podcast
     

     

     

  • Il a fumé tous les programmes

    Donatien, blogueur expatrié à Prague, a lu tous les programmes des candidats à la présidentielle. Et il n’a rien trouvé sur le cannabis.

    Il exagère un peu. Ils en parlent sur les sites du PS et de l’UMP. Mais rien chez Besancenot : ça m’a déçu. Je n’ai cherché que chez ces trois là.

    Mon avis sur le shit, vous ne me l'avez pas demandé mais je vous le donne: c'est de la merde. Surtout pour les mineurs, je trouve ça très pernicieux. C'est vrai, il ne faut pas oublier les raisons qui poussent un jeune à fumer: stress, déprime, envie de faire comme les autres...

    En attendant, matez le clip de Don'. Et faites-le tourner. Et, tiens, je vous annonce que mardi un blogueur ex-praguois sera interviewé ici même.


    Donblog2007#1
    envoyé par donatien

     

  • BIP 40 et inégalités

    Vous connaissez le CAC 40, mais connaissez-vous le BIP 40 ? C’est très sérieux…

    Les inégalités ont encore augmenté cette année, pour la troisième année consécutive. C’est ce qu’indique le Réseau d’alerte sur les inégalités (RAI). Info confirmée par un autre rapport (Nouvel Obs).

    Le RAI est un réseau associatif. Il analyse les politiques publiques pour faire des propositions contre l’exclusion.

    Il publie tous les ans le BIP 40 (Baromètre des inégalités et de la pauvreté). Le BIP 40 résume plus de 60 indicateurs regroupés en six grands domaines : revenus, emploi, éducation, logement, santé, justice.

    Le BIP 40 est en augmentation depuis 2002, comme le montre ce schéma. Traduction en langage chiraquien: la fracture sociale grandit.

     

    Le RAI indique: « Au mois de février dernier, l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES) a rendu public son dernier rapport. De façon surprenante, l’Observatoire n’a pas tenu la conférence de presse qui accompagne d’habitude cette publication annuelle. »

    Etonnant, en effet! Dominique de Villepin n’en a pas parlé. On s’en souviendrait. Il était sans doute trop occupé avec le CPE (Contrat première embauche) : le remède miracle contre les inégalités…

     

    Liens :

    La situation des Zones urbaines sensibles s'aggrave

    Le Baromètre des inégalités et de la pauvreté

    L’Observatoire des inégalités : un organisme indépendant

    L’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES) : un organisme gouvernemental
  • Les programmes présidentiels sont dans un wiki

    Que propose tel candidat sur tel sujet ? La réponse, on pourra l’avoir en consultant le wiki des programmes.

    L’initiative est due à l’Institut de l’entreprise, "un des plus anciens think tanks français" (selon le Journal du management). L'Institut de l'entreprise compte plus de 120 adhérents parmi des entreprises qui génèrent un chiffre d'affaire cumulé de plus de 20% du PIB marchand de la France.  Plus d’informations chez Versac.

    Ce wiki se veut une source d’information neutre. Neutre au sens où chaque programme sera présenté. Le contenu évoluera au fil du temps, sur le modèle de wikipedia.

    Pour l’instant, huit « chantiers » ont été définis. Rien concernant l’environnement ou l’écologie, ce qui est un peu étrange. Mais ça va évoluer! Les huit chantiers sont l’Assurance maladie, les Retraites, l’Emploi, la Dette publique, la Réforme de l’Etat, la Fiscalité, l’Enseignement scolaire et l’Enseignement supérieur.

    En plus:

    Un article de Marianne sur l'Institut de l'entreprise