24 août 2009

Faire ses études de journalisme en Afghanistan

Joan Roels a 25 ans, il est étudiant de master en journalisme à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Il a choisi de faire son mémoire sur le terrain: à Kaboul, en Afghanistan.

Son dernier post, il le consacre à des étudiants américains qui effectuent un stage en Irak.

"Le projet est différent du mien. D’abord, je suis ici par moi-même et par mes propres moyens, sous les conditions d’un journaliste freelance (je suis d’ailleurs considéré comme freelance par l’administration afghane). C’est à dire que je ne bénéficie d’aucune assurance ni d’aucune aide. Je me souviens d’une conférence organisée par Alexandre Janvier à laquelle avait participé Cédric Gerbehaye. Ce dernier disait : « Je suis chez Partenamut, et je suis très content ». Moi je ne suis pas chez Partena, mais la situation est identique. Nous ne bénéficions d’aucune aide, et le système européen Eurocross, ne couvre pas les pays en situation de conflit. Pour le dire clairement, si je me blesse ou que je meurs, rien n’est prévu pour le rapatriement."

21 août 2009

Le ton exalté des prophètes du web

boule de cristal.jpgHier, je lisais un blog qui expliquait comment serait le web de demain*. Passionnant! Ça parlait de flux, de communautés, d'objets cognitifs flottant, volant et rebondissant dans la noosphère. Fascinant!

C'est ce que j'aime chez les prophètes du web: leur enthousiasme. Ils ont toujours des concepts pour expliquer des phénomènes souvent très simples. Avec eux, on oublie que le web c'est d'abord des achats de billets de train, des emails et le stockage des photos de vacances.

Le prophète du web connaît Internet. Comprenez: il navigue avec Firefox et a son propre nom de domaine. Il habite dans la Silicon Valley ou dans un coin perdu où il n'y a pas de haut débit. Peu importe: il est en avance.

Notre présent est industriel. Notre avenir le sera. Internet ajoute un vernis de rêve sur cette réalité bien pesante. Avec lui, tout semble virtuel. Tout flotte dans les nuages.

Mais, surtout, nous disent les prophètes, le web innove sans cesse. Et comment les contredire? Chaque jour surgissent des services et des instruments nouveaux.

Pour nos sociétés, l'innovation a remplacé la croyance. Les sociétés traditionnelles reposaient sur les croyances. Elles étaient stables mais elles brimaient l'individu. Les sociétés de l'innovation sont émancipatrices. Mais elles sont pleines de risque. Heureusement, nous avons nos chamans, nos prêtres modernes, les prophètes du web pour nous réciter les prières qui nos bercent...

* ce n'était pas le blog de Mikiane, que j'ai cité dans le billet précédent.

20 août 2009

La mort du web?

Une jolie présentation qui montre l'évolution de ce qu'on appelait le web vers autre chose: sans doute une réalité où la notion de flux devient prépondérante?

19 août 2009

Quelques liens

En anglais

* auto-promo

18 août 2009

Internet nous fait-il tourner en rond?

Internet est-il un moyen de découvrir de nouvelles informations et de nouvelles source ou, au contraire, la fréquentation des mêmes réseaux nous fait-il tourner en rond?

Surfer sur Internet nous permet-il de trouver de la nouveauté, du hasard, de l'inconnu? Ou bien n'est-ce qu'une façon de renforcer nos préjugés, et de penser comme le(s) groupe(s) auquel nous appartenons?

C'est la question qui a resurgi à la faveur d'un article du New York Times, ces jours-ci.

Cette question, c'est celle de la sérendipité, la rencontre fortuite avec une information. Les hasards heureux de trouver ce qu'on ne cherchait pas vraiment.

L'argument principal, dans ce débat, c'est que les outils qui nous permettent de trouver de nouvelles informations sur Internet nous ramènent à ce que nous connaissons. Par exemple, sur Twitter, les informations que nous découvrons sont filtrées par les personnes que nous suivons. Même si nous pouvons avoir accès à des informations étonnantes, que l'on n'avait pas prévu de rechercher, ces informations sont filtrées.

Pour remédier à ce phénomène, Francis Pisani propose deux remèdes:

« Intégrer des flux RSS qui ne m’intéressent que marginalement dans ceux que je consulte régulièrement. La possibilité des hasards heureux augmente.

Essayer régulièrement de pratiquer le ricochet virtuel: quand je clique sur un lien qui me conduit à une page surprenante je m’efforce de répéter l’opération au moins deux fois en cliquant sur les liens que je trouve à chaque étape. Au bout du compte, je me retrouve souvent en territoire inconnu (et rien n’empêche de continuer à sauter…). »

17 août 2009

L'écureuil sur la photo et le squirrelizer

écureuil vacances.jpgUn couple en vacances réalise une photo avec un retardateur. Soudain, un écureuil se glisse devant l'objectif. Et l'image, lancée sur le site du National Geographic, fait un buzz.

A tel point qu'un site, le Squirrelizer permet de faire soi-même des photos où apparaît le fameux écureuil. J'en connais certains que ça va intéresser.

Bit.ly fait plus que raccourcir des URL

bitly_logo_top.jpgQuelques mots sur bit.ly, le programme qui sert à raccourcir les URL. Il est utilisé par Twitter.

Ce qui est intéressant dans ce service, c'est la possibilité de suivre les statistiques d'une URL (nombre de clics).

Des Stats

C'est simple, vous vous inscrivez sur le site. Ensuite, quand vous souhaitez diffuser un lien, vous le raccourcissez avec bit.ly. Vous pourrez suivre, en temps réel, le nombre de clics sur ce lien. Bit.ly intègre aussi les clics réalisés sur l'URL d'origine.

Ce qui est intéressant dans bit.ly, c'est la modestie du truc. Et, aussi, il illustre la tendance des services à intégrer la dimension sociale. Et l'échange de liens étant une activité éminemment sociale, cette dimension peut prendre toute sa place.

Bit.ly a détrôné Tinyurl en tant que partenaire de Twitter. Vous le remarquez quand vous publiez un lien sur Twitter: le lien raccourci porte le nom de ce service.

01.jpg

Si vous êtes inscrit sur ce service, vous pouvez suivre en temps réel l'évolution d'un lien. Par exemple, sur ce billet (voir photo) on note 46 clics réalisés sur l'URL simplifée, pour 112 clics en tout (l'URL dans sa version longue). On a accès à des données comme la localisation des personnes. Notons, au passage, qu'un tiers des personnes qui ont cliqué ce liens sont domicilées aux USA.

Taux de clics

Ces statistiques permettent, également, de calculer un pourcentage de clic et de déterminer, par exemple, à quelle heure il vaut mieux publier un lien pour qu'il soit lu.

Analyse sémantique

Le service peut également produire une analyse sémantique des informations contenues dans le lien. Il repère les mots clés, les lieux, les événements, les personnes.

02.jpg

16 août 2009

Tuyauterie de l'information: lire, filtrer, partager

Zoupic.jpg
Intéressant ce que Zoupic a réussi à faire: réunir en un schéma le parcours d'une information. Puisée dans le grand flux des infos, elle est traitée à travers une tuyauterie d'agrégateurs, blogs, médias sociaux, et autres outils permettant de partager des informations.
En somme, le parcours d'une information passe par trois actions, principalement: lire, filtrer, partager.
Qu'en pensez-vous?

Révolution des médias sociaux (video)

Guim, via Fbrahimi

15 août 2009

Crise de la presse: la décadence, et caetera

Très intéressante, la série de billets de Lucie Piriou consacrée à la crise de la presse. Après un constat plutôt sombre, elle avance des solutions.

Parmi les modèles proposés, il y a la presse d'analyse:

"Le public a-t-il été happé par la profusion des nouveaux outils mis à sa disposition pour s’informer, ou s’est-il tourné vers autre chose pour pallier à l’ennui d’un JT morbide ?
En toute subjectivité, je penche pour la deuxième proposition.

La presse, quelle qu’elle soit, n’a aucun avenir à paraphraser l’AFP – Ni à copier les dépêches, ni à les recopier studieusement selon ses propres mots. L’explication de texte n’a jamais été un exercice des plus passionnants.

De part sa nature fondamentalement orientée, bien que certains titres s’en défendent encore, la presse écrite possède un avantage sérieux : La variété des points de vue, et donc, du choix des sujets traités et mis en une."

En attendant le troisième billet, intitulé "Et maintenant, on fait quoi ?"

12 août 2009

25 choses que votre blog peut vous rapporter

Il existe de nombreuses façons de répondre à un billet de blog. Le blogueur lance une bouteille à la mer et il lui revient des messages de différentes nature.
J'ai eu envie de réfléchir à ces différents types de réponses et de gratifications symboliques. Voici vingt-cinq exemples. La liste n'est pas close (n'hésitez pas à commenter si vous avez d'autres idées, ou pour dire comment vous vivez et voyez la chose!)


1. Le commentaire

Le commentaire est l'essence même du blog. L'auteur du blog recherche le dialogue, la confrontation avec des points de vue différents du sien.
Mais un blog doit-il rechercher à attirer des commentateurs, coûte que coûte? Non. Il est très facile de lancer des appeaux à troll (des billets délibérément polémiques, qui poussent certains types de commentateurs à prendre parti). Mais ce procédé n'est pas constructif.
Les commentaires varient en quantité et en qualité. Quand tel blogueur ou journaliste commente sur votre blog, c'est un mini événement. Vous en êtes chamboulé. De même quand un billet dépasse la barre des 10, 20, 50 ou 100 commentaires.


2. Le courriel

Certains lecteurs vous écrivent par mail. Demande d'information, proposition en tout genre, etc. Ces courriels méritent beaucoup d'attention. En effet, ce sont des commentaires « à un autre niveau ». Plus précis, plus personnels sans doute.
Le message direct (DM) sur twitter est un équivalent. Souvent on les reçoit sur sa boîte mail. Là encore, ce sont des messages qui réclament toute notre attention.Types de feedback qu'on peut retirer d'un blog:


3. Le backlink

Dès l'origine des blogs, le backlink a toujours été le must. C'est la récompense d'un billet intéressant.
Un backlink, pour ceux qui ne parlent pas le sabir des blogueurs, c'est un lien qui pointe vers votre blog.
Un backlink, c'est l'équivalent d'un vote.
Les backlink des blogs sont comptabilisés par le site Technorati, moteur de recherche spécialisé dans les blogs. Aujourd'hui, Technorati est considéré comme plus ou moins fiable (il oublie des backlink) et un peu déclinant. Est-ce le cas?


4. Les stats

Les statistiques de fréquentation ont une certaine signification. Elles peuvent représenter quelque chose pour certains blogueurs.
Recevoir beaucoup de visites, ça fait plaisir, cela signifie (ou pas) qu'on écrit quelque chose qui plaît.
Il faut relativiser l'intérêt des statistiques. Tout dépend quel est votre but.
Le nombre de visites ne traduit pas toujours un nombre équivalent de lecteurs. La qualité entre en ligne de compte: attirer des lecteurs grâce aux mots clés, cela permet d'augmenter le nombre des visites, mais pas des lecteurs.
En fait, si l'on s'intéresse aux Stats, on peut se pencher sur un autre chiffre: la durée passée sur le blog. Si vous utilisez Google analytics, vous pouvez connaître quels sont vos billets qui ont retenu le plus longtemps des Internautes. Cela peut donner une idée approximative des billets qui auront retenu l'attention de vos lecteurs.


5. Le rang dans les moteurs de recherche

Etre bien placé dans les moteurs de recherche, c'est la récompense donnée aux blogueurs (et éditeurs de sites Internet) les plus méritants: en échange d'un contenu de qualité, ils reçoivent des visiteurs envoyés par les moteurs de recherche.
Si vous publiez un billet sur les colibris qui est très apprécié, votre billet apparaîtra bientôt, comme par enchantement, en première page sur la recherche associée au mot « colibri ». Et, miraculeusement, il se peut qu'il arrive tout en haut de la page. Vous aurez alors droit d'être lu par des centaines de personnes persuadées que les colibris n'ont aucun secret pour vous.


6. La citation sur Twitter

Etre cité sur Twitter est un destin de plus en plus courant pour un billet de blog. Quand ils lisent un billet intéressant, les gens n'ont plus le temps d'écrire un billet enthousiaste pour dire « allez lire ce billet! » Ils le twittent, tout simplement.
Doit-on s'en plaindre et dénoncer la baisse d'authority qui s'ensuit? Baisse d'authority, car pour un blogueur être cité sur twitter, cela n'équivaut pas à un bon vieux backlink, un backlink en dur (pas un no follow comme certains font)!
Ce qui est certain, c'est que l'arrivée de Twitter a eut cet effet détonnant. L'information circuler plus vite. Vos billets sont twittés, Par vous-même, d'abord, soit manuellement, soit automatiquement grâce à des services comme twitterfeed. Par les autres ensuite, ce qui est bien plus fort, car la recommandation est plus loyale que l'autopromotion (ô combien!).


7. Le retweet

Un des rituels les plus en vogue chez l'homo numericus, c'est le retweet. Retwitt.
Le retwit, cela consiste à citer un twitt (message sur twitter) en précisant la source (la personne qui a twitté le message à l'origine) et éventuellement l'intermédiaire duqeul vous tenez l'information.
Être retwitté c'est avoir l'assurance que le billet de blog a été lu et apprécié. C'est presque l'assurance d'être mis en contact avec des lecteurs intéressés et bienveillants.
On peut repérer si ses billets ont été retwittés, grâce à backtweets. On peut même s'abonner au flux RSS de ses backtweets. Cela permet d'être informer, en temps réel, des personnes qui recommandent votre blog sur Twitter.
Enfin, il existe des services qui publient en temps réel les billets les plus retwittés. Cela concerne surtout les sources en anglais.


8. Conversation IRL

Il se peut qu'une personne évoque un de vos billets lors d'une conversation. C'est le genre de feedback qui fait plaisir. La preuve qu'on a été lu et que la lecture a laissé une petite trace chez l'autre. Si l'on participe à des rencontres de blogueurs, cette opportunité est accrue. Par politesse, certaines personnes vous parlent de votre blog. Ainsi je me souviens quelle fierté j'ai ressentie quand quelqu'un m'a dit: « C'est toi qui a écrit le billet supprimé? » ou quand cet autre m'a demandé: « C'est toi qui a lancé Equilibre précaire? »
Je profite de ce billet pour remercier tous ceux et celles qui m'ont offert des verres lors des soirées de blogueurs!
Il va de soi qu'en général, quand je rencontre un blogueur, j'essaie de lui parler de son blog, mais uniquement quand je le connais. J'évite l'hypocrisie. Dire à quelqu'un « ton blog est passionnant », alors qu'on le trouve rasant ou qu'on ne le lit jamais, c'est malhonnête. Et il y a tellement de blogs qu'on ne peut pas tous les connaître!


9. L'abonnement à votre flux RSS

Un lecteur qui trouve votre blog intéressant s'abonnera à votre blog. Il pourra ainsi être averti chaque fois que vous publierez un billet.
Vous pouvez connaître le nombre (approximatif) de vos abonnés grâce à des services comme Feedburner.
Si votre nombre d'abonné dépasse la centaine, vous avez le droit de l'exhiber fièrement sur votre blog (grâce à Feedburner): cela donne une certaine crédibilité à un blog.
L'utilisation des flux RSS reste encore très minoritaire. Elle concerne principalement les utilisateurs avertis d'Internet (appelons-les les geeks).


10. La citation médiatique

Être cité par un journal papier est une opportunité pour un blogueur. L'auteur de ces lignes a déjà plusieurs fois eu cet surprise de retrouver sa prose reproduite dans un journal (Libération, Challenges, Stratégies, Vendredi).
Les blogueurs cités dans un média papier disent tous la même chose: cela ne m'a apporté aucune visite. En réalité c'est plus compliqué que ça. Si vous êtes mis en valeur dans un papier, certains lecteurs iront voir de quoi retourne votre blog. Si vous n'êtes cité qu'au détour d'un article, ils ne le remarqueront pas.
De toute façon, le monde des médias papier et celui d'Internet sont plus ou moins étanches. Vous ne pouvez pas cliquer dans un journal, enfin pour l'instant.


11. Le contact professionnel

Cela dépend de la nature de votre blog, mais il est possible par ce biais d'entrer en contact avec un employeur éventuel ou des clients, si vous êtes un indépendant ou une entreprise.
Certains blogueurs racontent que leur blog leur a permis d'être embauché par une entreprise. L'avantage (mais aussi, parfois, l'inconvénient) est que l'employeur savait beaucoup de choses sur le candidat.


12. Le communiqués de presse

Certains blogueurs reçoivent, en avant première, des informations sous forme de communiqués de presse.
Ça n'est pas exactement du spam. C'est beaucoup plus pro. Les communiqués de presse vous sont surtout adressés quand votre blog est bien répertoriés dans les classements de blogs (voir plus loin).
Dans l'ensemble, ces communiqués sont mal ciblés. Moi, qui anime un blog sur les médias, je reçois plein de communiqués sur des sujets voisins. Rarement des choses qui m'intéressent.


13. Les classements

Collectionner les backlinks, être abondamment cité sur les blogs, a pour conséquence de voir votre blog grimper au classement wikio (ou au classement blogonet, alianzo et autres...)
Le classement wikio a des défauts et des qualités. Il est basé sur le nombre et (si j'ai bien compris!) la qualité des baclinks. C'est un classement d' « influence » et de réseautage et non un classement lié à l'audience (comme certains l'ont cruellement constaté!)
Certains n'aiment pas être classés (« on fait la compète au boulot, en classe: qu'on me laisse tranquille sur mon blog! »), certains s'en foutent complètement (« qu'est-ce que j'en ai à faire d'être repéré par les agences de com' qui vont vouloir faire de moi un gugusse sponsorisé? »), d'autres souffrent de leur piètre classement, qu'ils attribuent à une cabale (parano), à la médiocrité ambiante (mégalo) ou au fait qu'ils n'ont pas assez de temps à consacrer au blog (réaliste).


14. Le courrier d'avocat

Recevoir un courrier d'avocat est une éventualité qu'il ne faut jamais négliger quand on anime un blog. Ca ne fait pas plaisir, mais c'est comme ça!
En général ça se passe comme ça: une personnalité se sent lésée par quelque chose chose que vous avez dit à son sujet sur votre blog. Elle contacte un avocat. Ce dernier vous expédie un courrier extrêmement menaçant qui se termine, généralement, par la citation intégrale des articles de lois que vous avez enfreint sans vous en rendre compte.
Le plus souvent, l'affaire se règle à l'amiable. On répond par un mail très courtois et on supprime, le cas échéant, le passage incriminé.
Mais il y a des cas où l'affaire est plus grave. Soit parce que le blogueur ne veut pas supprimer son message, parce qu'il estime être dans son bon droit. Soit parce que le plaignant veut mener la procédure jusqu'au bout.


15. Le don

Certains blogueurs proposent à leur lecteurs de les aider par des dons. Une pratique encore peu répandue, mais, qui sait si la crise économique ne la rendra pas populaire?
Recevoir un don en argent d'un de ses lecteurs, cela doit être très gratifiant.
Je me souviens avoir reçu un livre d'un lecteur; je lui ai répondu en lui envoyant un autre livre. Ce troc inattendu m'a surpris et ravis. Avez-vous connu pareille expérience?


16. Le lien Delicious

Delicious est un service qui permet de sauvegarder des favoris (bookmark).
Vous pouvez souscrire à ce service et repérer les personnes qui sauvegardent certains de vos billets.
Delicious est un service puissant, basé sur l'expertise (supposée) des personnes. Les liens sauvegardés sont choisis. Donc ils sont (en principe) de meilleure qualité. C'est pourquoi faire une recherche dans delicious donne souvent de meilleurs résultat qu'avec Google. C'est plus ciblé, plus qualitatif.
Vous pouvez utiliser delicious comme outil d'autopromotion, en sauvegardant vos meilleurs billets.


17. La citation sur Facebook

Vos billets peuvent être repris automatiquement sur Facebook. Ils peuvent aussi être repris depuis Twitter, si vous les annoncez de cette façon.
Dans l'ensemble, il est peu conseiller d'utiliser Facebook, car ce service a une politique très particulière concernant le droit d'auteur: tout ce que vous publiez là-bas est à eux, pour toujours.


18. La Newsletter

Certains de vos lecteurs peuvent s'abonner à votre newsletter, si vous en proposez une. Des services comme Feedburner, ou votre plateforme de blog, peuvent vous permettre de faire cela facilement.
Vous pouvez aussi apparaître dans la Newsletter d'un média important: c'est une bonne façon d'être lu par un large lectorat.


19. Les gains publicitaires

Retirer des gains de son blog en diffusant de la publicité, voilà un résultat, sonnant et trébuchant. Un résultat concret, tangible, dans la société matérialiste qui est la nôtre.
Et, pourtant, il faut considérer ce résultat comme bien peu approprié à l'objet blog. En effet, un blog est avant tout un journal et une conversation. C'est donc un objet qui, en soi, a peu de valeur. Il acquiert une certaine valeur lorsqu'il est lu par des milliers de personnes. C'est alors que les annonceurs peuvent vouloir mettre en contact les lecteurs et les annonceurs, avec le consentement du blogueur. L'opération n'est pas toujours très lucrative et elle reste aléatoire. A l'heure actuelle, rares sont les blogueurs qui vivent de leur activité. Bloguer reste un acte essentiellement gratuit. Un plaisir, un hobby. Mais aussi une recherche: recherche des autres, recherche de la connaissance, recherche de soi-même.


20. Les cadeaux, les livres

Certains blogueurs reçoivent des cadeaux, des objets à tester. Pourquoi pas?
Mais, ne vous réjouissez pas trop vite: c'est la crise. La pratique n'est pas courante. Si ça vous est arrivé, dites-le moi!
Par ailleurs, certains auteurs peuvent avoir envie de vous envoyer leur livre pour que vous en parliez sur votre. C'est rare, là encore.
Si vous recevez un cadeau ou un bouquin, ne vous sentez surtout pas tenu d'en parler (et d'en parler en bien). Mais, après tout, chacun fait comme il l'entend!


21. Le concours

Le blogueur avisé peut aussi participer à des concours. Les concours sont encore relativement peu nombreux, mais en cherchant bien, vous pouvez en trouver un qui correspond à votre blog.


22. Le commentaire sur Friendfeed

Friendfeed est un service de « life streaming ». Il donne la possibilité de réunir en un seul endroit, en un seul flux, l'ensemble de votre vie numérique (blog, twitter, Flickr, Youtube, etc.)
En plus de cela, Friendfeed permet aux utilisateurs de commenter sous les billets. L'auteur du billet peut être averti des commentaires par e mail.
Ce déplacement des commentaires du blog vers un « lieu » extérieur pose problème à certains, qui déplore cet éparpillement des conversations.
Il existe un module qui permet de « rapatrier les commentaires de Friendfeed vers le blog (cela existe pour les blogs sous wordpress). Mais cela pose un autre problème: est-ce que ça a un sens d'assembler deux conversations qui se déroulent en deux endroits différents? Cela peut vite devenir incompréhensible.
La question qu'on peut se poser c'est: est-ce que les blogs ne sont pas en danger, en raison de la prolifération de ces services (Friendfeed, mais aussi Twitter ou Facebook) qui incitent à discuter en dehors du blog?


23. Rien

La possibilité d'échouer complètement n'est jamais exclue quand on entreprend quelque chose. Certains billets ne suscitent aucune réponse, aucune réaction. Surprenant, décevant.

Pire, certains blogueurs écrivent dans le désert: leur compteur de commentaire affiche désespérément zéro. Ils continuent des semaines, des mois, persévérants.

L'absence de réponse, c'est déjà une réponse. Réponse insatisfaisante mais réponse quand même. Rien c'est déjà beaucoup. "Mieux vaut ne penser à rien de ne pas penser du tout, rien c'est déjà beaucoup", disait le poète.

24. Digg et digg-like

Digg est un service qui offre aux blogueurs de proposer leurs billets aux internautes qui votent pour les billets qu'ils préfèrent. Les billets préférés sont affichés en page de tête.
En français il existe Fuzz, un site spécialisé principalement dans le domaine de la techno. Scoopeo, un service francophone du même genre, a disparu. Preuve que ce genre de service peine à s'imposer. Qu'en est-il de Digg? Il semble qu'il ne soit pas rentable.
En principe, un billet promu en page de garde de Digg, c'est des milliers de visites en quelques heures. Si vous êtes francophone: oubliez! Pour fuzz, comptez sur quelques dizaines visites.


25. Le spam

Les blogueurs se plaignent de plus en plus du spam dans les commentaires. Un site Internet vient faire sa pub sur votre blog en postant un commentaire sans rapport avec le sujet. C'est désagréable.
Le spam peut aussi arriver de façon classique, par la boîte mail.

11 août 2009

Les journaux français sous perfusion

Ce qui est étonnant dans cet article des Echos, c'est que l'idée principale n'est pas développée au début de l'article, comme c'est le cas d'habitude. On la trouve tout à la fin, comme par inadvertance. Et cette idée, ce fait, c'est que les journaux sont soutenus financièrement par des aides publiques, qui ont été accrues cette année.

"Sans visibilité, les journaux, s'en sont remis à la puissance publique. En organisant les états généraux de la presse, le président de la République a montré qu'il s'intéressait de très près à leur sort en débloquant 600 millions d'euros sur trois ans, en plus du milliard d'euros d'aides publiques déjà versées chaque année, pour les aider à traverser cette mauvaise passe.

Mais la presse française ne s'est pas dessinée un avenir : à l'issue de la grand-messe les éditeurs se sont raccrochés à des mesures palliatives (défiscalisation…), qui lui donnent un sursis, mais guère de perspectives de développement."

Cette semaine, les Echos poursuivront chaque jour leur enquete sur la crise de la presse, en France et dans le monde.

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