27 juin 2010
Le journalisme entame sa 'Réforme'
Très intéressant cet article d'Alexander Howard, publié sur le Huffington Post. Il tisse une métaphore religieuse pour montrer quelle évolution subit le journalisme.
Et il pose une question: est-ce que les vieux médias sont aux nouveaux médias ce que le catholicisme est au protestantisme?
Même si cette métaphore peut sembler tirée par les cheveux, elle rend compte de ce qui est en train de se produire sous nos yeux.
Démocratisation de la publication
Ce qui se produit, avec l'avènement des médias sociaux, c'est une démocratisation de la publication. Chacun peut publier gratuitement, instantanément, en direction du monde entier. Chacun peut aussi organiser le web à sa façon, comme un conservateur de musée accroche les tableaux d'une d'une exposition.
La métaphore religieuse nous traduit le fait que les lecteurs consomment les informations de façon plus sociale. Les protestants ont inauguré une nouvelle relation avec la divinité, moins dépendante du rôle des prêtres. Les catholique, traditionnellement, s'en remettaient aux prêtres. Eux seuls connaissaient le latin et ils lisaient la Bible pour leurs ouailles.
Les grands prêtres du journalisme
De la même façon, les grands prêtres du journalisme contrôlait quelles informations on devait couvrir et ce qui devait être publié. En France, les éditorialistes politiques, du haut de leur chaire médiatique, perpétuent cette tradition. En tout état de cause, les journalistes ont subi une sorte de 'vexation' et ils sont en passe de perdre le rôle central qu'ils occupaient dans la circulation de l'information.
Jusqu'où peut-on pousser la métaphore? Et jusqu'à quel point peut se poursuivre la tendance à la 'Réforme" journalistique?

Commentaires
Les indulgences, ce sont toutes les compromissions (ménage, papier d'influence, publireportage déguisé, retour d'ascenseur...) pratiquées dans les médias...
Rupert Murdoch, dans le rôle de l'inquisition catholique.
Pas contre, la Saint Bartélemy, je ne vois pas !
Écrit par : Jean | 04 décembre 2009
Une sorte de narcissisme internetien !
Écrit par : LA MACHINE A ECRIRE | 04 décembre 2009
Oui, oublions la Saint Bartélemy!
@La machine à écrire,
Je ne parlerai pas de "Dieu information", mais d'une divinisation de la vérité. Le journaliste montre la vérité au peuple, comme le prêtre révélait la vérité divine... un peu tiré par les cheveux, je le reconnais.
Sinon, tu as parfaitement raison: ce narcissisme joue à plein. A interroger.
Écrit par : Eric | 04 décembre 2009
Écrit par : des pas perdus | 04 décembre 2009
Pas faux! La référence est courante (une presse sans Gutenberg).
Écrit par : Eric | 04 décembre 2009
Il y a quand même de quoi s'inquiéter car si la réaction de la presse traditionnelle est dans le même registre que celle des catholiques au concile de Trente .....
Écrit par : Didier | 05 décembre 2009
:-)
[Pour le coup, je m'interroge toujours sur l'ntérêt réel de toutes ces informations… :-)) ].
Écrit par : Monsieur Poireau | 05 décembre 2009
Écrit par : des pas perdus | 07 décembre 2009
Écrit par : Hervé Torchet | 28 juin 2010
Écrit par : tüp bebek tedavisi | 29 juin 2010
L'intéressant, à mon sens, c'est justement la volonté d'une remise en cause de l'accaparement d'un pouvoir ou plus judicieusement d'un savoir par un seul groupe de personnes ou d'institutions, mais aux mêmes fin d'un autre genre d'accaparement, mais plus dispersé.
La généralisation des modes d'accès de publication, diffusion et production de l'information, ne doit pourtant pas faire oublier le coeur mêmne de tout cela : la vérité de l'information.
Lors de la Réforme, il fut questiuon de blasphème, d´hérésie, d'excommunication, le coeur en était la foi chrétienne. Ici, le coeur en sera la LËGITIMITE même de l'information que chacun fait circuler.
Et au nom de cette légitimité, il peut y avoir "ctions de foi" précieuse, mais aussi des risques d'Inquisition.
Personnellement, cette métaphore m'intéressse, je vais tenter de traduire en entier l'article proposé en lien.
Merci Eric !
Écrit par : BertranD | 29 juin 2010
Écrit par : guzel sozler | 24 juillet 2010
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