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Crise dans les médias - Page 8

  • Claude Perdriel: "Internet, aucune éthique, aucun contrôle"

    Claude Perdriel, propriétaire du Nouvel Obs et candidat au rachat du Monde, publie un article dans Challenges. Et il donne dans la critique d'Internet:

    "Internet peut-il jouer ce rôle? En théorie, c'est l'univers de la liberté. Dans la réalité, c'est celui des citations et rumeurs infondées. Aucune éthique, aucun contrôle, aucun moyen de démentir la fausse nouvelle. C'est pire encore que l'absence de régulation financière."

    Ce que dit Perdriel est-il juste? Vérifions point par point (vos avis sont les bienvenus):

    • Citation: vrai! Mais il faut souligner que les grands médias basent leur modèle économique sur la duplication de nouvelles.
    • Rumeurs infondées: faux! La plupart des rumeurs "infondées" sont venues des grands médias.
    • Aucune éthique: Faux! Les journalistes sur le net ont la même éthique que les journalistes offline. Les internautes, même s'ils sont amateurs, apprennent petit à petit la néthique.
    • Aucun contrôle: Vrai! Effectivement, le web est un espace économique relativement peu contrôlé. Mais vaut-il mieux un excès de contrôle ou un exscès de liberté?
    • Aucun moyen de démentir la fausse nouvelle: Vrai et faux! Chacun peut publier un article pour démentir une rumeur, mais il est vrai que lorsque un buzz est lancé, c'est difficile de l'arrêter.

    NB: En revanche, l'autre partie de la démonstration de Perdriel est fort juste, quoique alarmante: "Le danger aujourd'hui est que, n'ayant pas fait les réformes nécessaires et sans moyens financiers, la presse et ses lecteurs tombent entre les mains des pouvoirs de l'argent, du politique ou du CAC 40, dont les intérêts sont liés".

     

  • 'I can has Cheezburger": le succès dupliqué

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    Ben Huh est devenu célèbre grâce à son site I can has cheezburger, qui publie des photos humoristiques de chats. Succès décliné en une cinquantaine de sites.

    Et en lisant l'article que le New york times lui consacre, j'ai la curieuse impression de relire celui de Time, publié l'an dernier, dont j'ai parlé. Impression, aussi, que les journalistes sont fascinés par ce site de pur divertissement, dont le propriétaire dit qu'il a été rentable dès le premier jour.

  • Ces gadgets qui détruisent notre attention

    Intéressant, cet article du New York Times, qui pointe les effets sur le cerveau des nouvelles technologies.

    Les scientifiques disent que le fait de jongler avec les e-mails, les appels téléphoniques et d'autres informations peut changer la façon dont les gens pensent et se comportent. Notre capacité à nous concentrer est minée par toutes ces informations.

    Alors que certains croient qu'on est plus productif en faisant plusieurs choses à la fois, des études semblent démontrer le contraire.

    «La technologie reprogramme notre cerveau», a déclaré Nora Volkow, un des scientifiques de premier plan dans l'étude du cerveau. Elle et d'autres chercheurs comparent l'attrait de la stimulation numérique moins à celle des drogues et d'alcool que de la nourriture et du sexe, qui sont essentiels, mais contre-productifs en excès.

    En 2008, les gens ont consommé trois fois plus d'informations qu'ils ne le faisaient en 1960. Et ils déplacent constamment leur attention. Les utilisateurs d'ordinateurs changent de tâches ou consultent leurs e-mail ou d'autres programmes près de 37 fois par heure, selon une nouvelle étude. Plus que jamais, le web est un outil convivial qui tend à devenir toxique.

  • Ce qu'on cherche et ce qu'on trouve

    Quand on va sur les réseaux sociaux, on cherche quelque chose et on trouve autre chose.

    C'est comme l'histoire du gars qui donne ce qu'il n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. Ca arrive tout le temps, il parait.

    Que cherche-t-on sur les réseaux sociaux? Et qu'est-ce qu'on y trouve?

  • Rue89, le mensuel

    rue89 mensuel.jpgLe site Rue89 va lancer son mensuel. Ce journal, d'une centaine de pages, vendu 3,90 €, « reprendra une sélection d'articles du Web, et comportera 30 % d'articles originaux », selon Pierre Haski, président et cofondateur de Rue89. (20 Minutes)

    "Le Mensuel de Rue89 s'inscrit dans le prolongement de la diversification du site, présent sur le web, sur les smartphones avec une application parmi les plus innovantes, et désormais aussi dans les kiosques".

  • L'abondance stimule-t-elle la curiosité?

    frugalite.jpgSur Internet (et ailleurs) l'information est toujours plus abondante. D'une certaine façon c'est stimulant: toutes ces informations, ces titres, ces liens donnent envie de cliquer et d'en savoir plus.

    Mais d'un autre côté, l'abondance engendre la satiété, la fatigue, voire le dégoût.

    C'est peut-être une question de personnalité: pour les uns l'abondance ouvre l'appétit, pour les autres, la diète médiatique est nécessaire.

  • Quelques idées pour financer un média

    C'est à lire chez Jean Abbiateci. Des pistes intéressantes, une douzaine de voies distinctes, qui suggèrent que l'avenir des médias consistera à ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

  • Le Bien public contre DijOnscope

    "Le Bien public", journal bourguignon, a attaqué en justice DijOnscOpe, éditeur d'une revue de presse en ligne. Il l'accuse de concurrence déloyale, lui reprochant de générer de la publicité et des clics grâce aux contenus produits par ses rédactions. (Les Echos)

    Sur son site, DijOnscope donne sa version des faits et publie une vidéo d'une conférence de presse qui s'est tenue lundi, en présence d'Edwy Plenel (Mediapart).

    Sur le site du Bien public, aucune mention de l'affaire. Le seul article concernant Dijonscope remonte à octobre dernier. L'article parle de trois femmes, lauréates du jury régional « Envie d'agir - Défi jeunes », dont Sabine Torres, responsable de DijOnscOpe. C'est elle qu'on voit dans la vidéo.

  • Qu'est-ce qu'un bon article (2)

    Cet article du Monde est un bon article, pour moi. Il est titré "Un homme insignifiant", son auteur est Jean-Pierre Langellier. Il parle de Chico Xavier, "le plus stupéfiant médium du XXe siècle".

    C'est un bon article, pour trois raisons, dont deux sont plus ou moins objectives et l'autre est subjective:

    1) Il nous enseigne quelque chose.

    2) Il est bien écrit. La forme est soignée.

    3) Il me concerne. Il parle d'un sujet qui m'intéresse. Ce critère varie pour chaque personne.

  • L'iPad et le nitrate d'ammonium

    iPad.jpgLa révolution industrielle a d'abord été possible grâce à la révolution agricole, elle-même possible grâce à l'augmentation des rendements.

    C'est une des choses que nous apprend le livre Super Freakonomics.

    "S'il fallait, parmi tous les facteurs qui ont permis cette progression fulgurante, n'en citer qu'un seul, ce serait le nitrate d'ammonium, un engrais étonnamment efficace et bon marché. Il serait à peine exagéré de dire que le nitrate d'ammonium nourrit la planète."

    Ces derniers temps, on a lu énormément d'articles suggérant que l'iPad pourrait bien sauver la presse.

    Rupert Murdoch, pour ne citer que lui, pense que l'iPad pourrait  sauver l'industrie des journaux (source).

    Est-ce que l'iPad sera à la presse ce que le nitrate d'ammonium est à l'agriculture? Possible. Mais il y a une différence entre les deux: le nitrate d'ammonium ne proclame pas partout qu'il va nourrir la planète, il le fait.

  • Des journalistes autoentrepreneurs

    Xavier Ternisien, du Monde, s'est penché sur le sort des jeunes journalistes. Stagiaires (pas ou peu rémunérés) ou pigistes, plus rarement en CDI (41% des embauches en 2008). Et sont apparus les journalistes autoentrepreneurs.

    "En principe, ce statut créé en 2009 ne s'adresse pas aux journalistes. La commission de la carte des journalistes refuse de la délivrer aux rédacteurs exerçant sous ce statut jugeant que deux critères essentiels ne sont pas remplis : ils ne sont pas salariés d'une entreprise de presse et mélangent souvent dans leur activité journalisme et communication. [...]

    Le statut offre des avantages : la liberté, selon certains, et des charges sociales moins élevées. D'autres y voient des inconvénients. "En termes de précarité, c'est catastrophique. Je suis soumis à la pression tarifaire du client", témoigne un rédacteur travaillant pour l'Internet. Il est vrai que le prix du feuillet (1 500 signes) varie considérablement : autour de 100 euros sur le papier, il peut tomber à 30 euros pour des médias Web".

  • L'art de l'entretien journalistique

    Philippe Merlant est formateur auprès d'étudiants en journalisme dans les "quartiers".

     

    Sur son blog, il aborde la manière de traiter l'entretien journalistique. Avec ses étudiants, il relève deux défauts largement répandus:

    "Personnellement, j’ai l’impression que les deux défauts cohabitent parfois. Une agressivité de façade, qui se traduit notamment par le fait de couper son interlocuteur dès que celui-ci aligne deux phrases de suite. Et une paresse dans la préparation, qui aboutit à ne pas avoir les informations suffisantes pour pouvoir contredire l’interviewé si celui-ci assène une contre-vérité manifeste. Pas simple. Mais cette formation me rappelle souvent les exigences fondamentales de ce métier. "

    Qu'est-ce qu'une bonne interview?