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  • La bouteille à la mer du précaire

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    Voilà une photo que j'ai prise près de chez moi. Le papier blanc est une de ces petites annonces de demande d'emploi que certains collent sur nos murs. A lire sur le blog équilibre précaire.

  • Weezer: le buzz du buzz

    C'est un "délirant pastiche des plus célèbres vidéos diffusées sur YouTube" (selon Le Monde).

    Comment faire du buzz avec du buzz.

    Plus de 4 millions de visionnages sur youtube. Des milliers de billets de blogs... 

  • Envie de troller

    624653104.PNGPeu inspiré, ce matin, j'ai eu envie d'aller commenter sur des blogs. En fait, j'étais en recherche d'une sensation: le plaisir de troller. Déposer un commentaire idiot pour voir "comment ça réagit".

    J'ai failli publier un billet intitulé "Vierge, faut pas charier", après avoir entendu sur RMC l'info sur le mariage annulé parce que la mariée n'était pas vierge. Ils sont musulmans, la journaliste de RMC annonce le sujet: "la chiaria entrerait-elle dans le droit Français?"

    Le Figaro traite l'info sans firiture, brève AFP. Europe1 commente. Le Post cite Europe1. Les autres médias n'ont pas encore réagi. Mais est-ce que ça a un intérêt de reprendre cette information pour voir comment elle va être détournée?

    Je me demande d'où viens mon envie, ces derniers temps, de troller. Sur le groupe de discussion Left blog, où j'interviens, je lance trop de sujets déconnants. Sorry, les copains!

    Troller, c'est ouvrir sur l'inconnu, bloguer dans la clairière, se laisser aller aux charmes de la sérenpidité. Donc, atteindre à une certaine forme de connaissance.

    Ceci dit, je ne cautionnerai jamais les pratiques de ce blogueur politique influent de centre gauche qui, lance des accusations ad hominem  dans le but de faire rigoler ses copains, tout en se réclamant de la néthique. Il y a des limites à l'auto-trollage.

  • 6 sites pour trouver des images "libres de droit"

    • Stock.XCHNG 350 000 photos en licence Creative Commons
    • Flickr le site de partage de photos le plus connu. Faites une "recherche avancée" et cliquez l'onglet "images sous licence creative common ".
    • Flickr Related Tag Browser vous aide, lors d'une recherche par mot clé (tag). Il vous donne les mots clés voisins.
    • Compfight est un moteur de recherche basé sur Flickr. Très pratique car il permet de visualiser rapidement les images.
    • Openphoto regroupe des photos en license Creative Commons.
    • Stockvault fonctionne sur le même principe que le précédent.

    Lire ailleurs: Top 25 free stock images ressources sites (en anglais)

    (source

  • Journaliste/blogueur sur une sortie de Sarkozy

    636177490.jpgIl est amusant de relever, sur un exemple concret, la différence entre blogueur et journaliste.

    _ Le Monde, reprenant l'AFP, se contente du factuel:

    "En venant sur RTL, le président de la République a dit avoir "envie de parler à la France qui travaille, qui se lève tôt (...), qui ne casse pas les Abribus, qui ne manifeste pas et qui n'en a pas pour autant moins de problèmes que les autres"."

    _ Le blogueur (Culture Politique), lui, réagit:

    "Ce monsieur ne laissera jamais de m'énerver prodigieusement : même quand il va dire bonjour à des commerçants, il trouve le moyen de cogner sur la délinquance. L'éternel ministre de l'Intérieur revêt non pas l'habit présidentiel mais des atours poujadistes. Stigmatiser pour régner, encore et toujours."

    Les deux manières de dire se complètent, même si l'une des deux a notre préférence...

    (Photo: Copyright © 2008 AF)

  • L'étonnement et la souffrance

    1130220648.JPGHier soir, comprenant que mon voisin de palier avait encore décidé de faire du bruit, je suis sorti boire un déca.

    Je me suis installé au Canon des Gobelins avec un livre, L'Homme et sa double origine, de K.G. Dürckheim. J'ai commencé à lire le passage intitulé "l'étonnement et la souffrance".

    Deux façon d'appréhender le réel.

    Dehors, il pleuvait un peu. Deux touristes japonais, portant des casquettes, sont passés devant nous.

    Je les ai regardés avec étonnement. J'aurais voulu que ça dure toujours, ces moments où la réalité paraît intéressante, simplement parce que  dans la vitrine se reflète le mot "bar" ou que la douceur de l'air offre un répit à nos angoisses urbaines.

    Etonnement, cela désigne bien mon attitude à ce moment là. Et l'étonnement fut plus grand encore la seconde d'après. Une jeune fille était assise seule devant un thé. Il me sembla qu'elle murmurait des mots incompréhensibles. Je tournais la tête. En fait, elle pleurait. Un chagrin incompréhensible, presque incongru en ce lieu.

    Un homme s'avança vers elle. Il lui demanda s'il pouvait faire quelque chose. Qu'avait-elle? Elle le rembarra. "Je ne peux pas en parler", dit-elle. "Laissez-moi tranquille".

    Voilà la Souffrance, me dis-je, bêtement.

    Plus tard, alors qu'elle pleurait toujours, un serveur vint lui serrer la main. "J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour vous", dit-il. Mais il n'y avait rien à faire.

    La souffrance finit par la lâcher. Les pleurs cessèrent. Personne ne sut ce qui les avait provoqué, ce qui avait brisé ce coeur. 

    Je suis tombé sur cette phrase de K.G. Dürckheim: "La vie humaine est toujours tendue entre ces deux directions: l'intelligence orientée vers ce qui est défini, la souffrance qui aspire à la délivrance".

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    (source photo

    Lire aussi:

    Les sept vertus du blogueur
    Le Monde contre les décroissants
    Le sexe est-il indispensable?
    Les 30 meilleurs blogs
    Qu'est-ce qu'un blog réussi

  • Journalistes: allez sur le terrain!

    Les assises du journalisme se sont clôturées. Le sujet de réflexion: "A quoi sert un journaliste?"

    Et certains, comme Philippe Couve, sont plutôt pessimistes, évoquant l'(in)utilité des journalistes.

    "Tout le monde sait qu’un journaliste sert à cirer les pompes de ses chefs, de son patron, des publicitaires, des hommes politiques et des chefs d’entreprise. Ce qui lui permet au passage de gagner maigrement sa vie", ironise l'historien Patrick Eveno

    Aller sur le terrain

    Au milieu de cette grisaille, Jean-François Kahn délivrait quelques conseils. Et notamment: "Aller sur le terrain. Sortir de sa bulle, de sa spécialité. Tout journaliste devrait couvrir au moins deux fois par an un fait divers, une grève… Faire des reportages. Ca devrait être la loi." Les autres conseils vont dans le même sens: rapprocher les journalistes des lecteurs.

    Edwy Plenel, commentant le blog de Ph. Couve rappelait, lui aussi, ce primat des faits sur les opinions (pour moucher le blogueur et défendre son projet, Médiapart).

    C'est amusant de constater que les points de vue de JFK et Edwy Plenel convergent...

    Les opinions, les faits, et la guerre pour l'interprétation du réel

     

    Pourtant, lorsque j'ai rencontré Edwy Plenel, en mars 2006, il m'a avoué que Marianne n'était pas sa tasse de thé. Il a rappelé cet adage: " les faits sont sacrés, les opinions sont libres.  Avant d'ajouter:" pour Marianne, c'est le contraire: "Les opinions (de Jean-François Kahn) sont sacrées, les faits sont libres".

    Jean-Michel Aphatie, dans un genre moins subtil, ironise sur Marianne, le journal que nous avons la chance d'avoir. Le drame: dans un dossier sur la pensée unique, Marianne a subodoré que JMA "servirait la soupe au patronnat" (dixit Aphatie). Là encore, la frontière entre fait et vérité vascille. Ou plutôt, elle fait l'objet d'une lutte sans merci. On la voit à l'oeuvre quand il faut décrypter la novlangue du managériale et patronale... ou quand il faut compter le nombre de personnes dans une manif.

    Bref, d'accord sur ce point: sachant que la "réalité" est difficile à interpréter, le rôle du journaliste est, plus que jamais, d'aller sur le terrain...

  • Delanoé libéral: ça change quoi?

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    Cliquer pour agrandir!

    Dessin réalisé grâce à ce site.

    A lire ailleurs:

    Delanoé est-il libéral? (Intox 2007

    Des mots au parti socialiste (Partageons mon avis

    Le courant soc dem a du jus (Sauce politique

    Les riches préfèrent la gauche (Abadinte)

    Social libéral si vous voulez (Marc Vasseur)

  • Discussion avec une journaliste d'un "Monde" en crise

    Hier matin, j'avais rendez-vous avec une journaliste du Monde, pour discuter de l'avenir de son journal. Avenir incertain, puisque un plan prévoit le départ de 130 salariés (journalistes ou pas). L'ambiance est pesante dans les bureaux (luxueux) du boulevard Auguste Blanqui.

    Ce matin là, l'entrée du Monde est barrée par des palissades. Des travaux sur le boulevard. Deux laveurs de carreaux escaladent la façade du bâtiement.

    L'ascenseur me conduit au 3eme étage. Martine Silbert m'accueille. Elle me conduit au 8eme, à la cafétéria. Cette journaliste "culture" anime le blog pressencolere.org.

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    Nous parlons de la crise du Monde, pendant une petite heure. Dans la cafet' immense qui donne sur une baie vitrée, les journalistes se regroupent par trois ou quatre. Martine Silber grille plusieurs cigarettes pendant l'entretien. Stressée par ce qui se passe en ce moment? Sans doute. Elle me raconte que des réunions se déroulent à un rythme soutenu entre l'intersyndicale et la direction. Forcément, ça crée un stress.

    129 emplois menacés

    Comme vous le savez, 129 employés (de tous les services) doivent quitter le navire. Un plan de redressement prévoit des économies substantielles.

    Quand je lui demande si elle fait partie des 129 salariés menacés, Mme Silber me répond qu'elle n'en sait rien. En fait, personne ne le sait, mais, puisque ceretains secteurs sont ciblés et d'autre pas, on le devine un peu. Mais sur ce point précis, les discussions des derniers jours ont permis une légère avancée. L'intersyndicale a obtenu que ce ne soit plus des postes qui soient ciblés (tel poste doit disparaître), mais qu'il y it juste un objectif de diminuer la masse salariale.

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    Climat pesant

    L'ambiance est pesante au Monde, m'explique Martine Silber. Tout d'abord, comme dans chaque journal, il est impossible d'écrire à propos des journaux. "Ce serait retripatouillé. Les articles sur les journaux sont forcément très brefs", suggère la journaliste. D'où l'intérêt du blog. Un blog sans signature, pour éviter les attaques ad hominem. Je n'ose pas sortir mon "matériel de blogueur" (enregistreur et appareil photo). La conversation sera déroulera plus simplement.

    Mais ce climat de crise financière est pesant. Chaque semaine, on repousse l'échéance. Les journalistes ont obtenu que les départs ne commencent pas avant le mois de septembre. Pour les pages "culture", où travaille Martine Silber, les mois d'été sont très actifs. On voit mal licencier des journalistes pendant la période des festivals.

    Comme dans toute entreprise, la solidarité n'est pas toujours de mise. "Certains journalistes s'en foutent. Pour eux la vie continue. Ils ne se sentent pas concernés par les licenciements. Ils sont arrivés plus récemement ou ils se sentent à l'abri.

    le chiffon rouge Lagardère

    Dans les discussions, certains agittent un chiffon rouge: le rachat possible du journal par le groupe Lagardère. Il est déjà actionnaire à 17% dans le groupe. Lemonde.fr est édité par la société Le Monde interactif, filiale du Monde et de Lagardère.

    Donc, l'épouvantail Lagardère est souvent brandi à ceux qui s'opposent au plan de départ. Mais, suggère la journaliste, le rachat sera peut-être encore plus probable après le plan de départ et la remise à flot du journal. "Le Monde est le dernier quotidien indépendant. La société des rédacteurs garantit son indépendance".

    moins de pages culture

    La réduction du nombre de pages "culture", "livres" et "sport" figurent parmi les évolutions souhaitées par la direction. Eric Fottorino, actuel directeur du journal, est écrivain, pour ceux qui ne l'auraient pas compris.

    En entrant dans le bâtiment de verre, j'ai entendu deux employés du Monde, chargés de l'accueil qui parlaient d'un certain Sarkozy, le frère de l'autre. "Il est très sympa", disait l'un d'eux.

    Quand un blogueur interviewe une journaliste du Monde, on peut se demander si le modèle économique de la presse n'est pas en train de vaciller...

    Pourquoi j'ai investi de mon temps dans cette discussion? Par curiosité, parce que l'avenir des journaux me concerne, nous concerne tous. Parce qu'un Monde sans culture c'est attristant.

    En sortant, Martine Silber m'a conseillé: "Faites attention, c'est en travaux à l'entrée". A l'intérieur aussi.

  • A quoi sert un journaliste?

    C'est la question au programme des Assises du journalisme (du 21 au 23 mai, à Lille). Quelques réponses, déjà sur l'Atelier des médias.

    Pour l'heure, je retiens les mots de Bruno Frappat: "faire le tri, hiérarchiser les « événements », en jeter. Autrement dit penser l'actualité".

  • Au centre de la blogosphère, les netocrates

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    Les Netocrates c'est un livre qui décrit le bouleversement apporté par Internet. Les netocrates ont pris le pouvoir! Qui sont-ils? Ceux qui maîtrisent la communication sur le net, les réseaux. Intéressant...

    Quand on surfe sur Internet pendant quelques heures et que l'on tombe systématiquement sur les mêmes blogs, que l'on croise obstinément les mêmes personnes, on en arrive à croire qu'on a trouvé l'impensable: le centre de la blogosphère.

    C'est ce qui m'est arrivé récemment. A plusieurs reprises, mes pérégrinations sur le net m'ont conduites vers cette personne, Peggy Sastre, la traductrice du livre Les Netocrates.

    J'ai observé l'identité de Peggy Sastre sur twitter. J'ai constaté qu'elle avait parmi ses "amis" la plupart des pontes de la blogosphère. Cela ne faisait que conforter mon idée: le centre de la blogosphère se trouvait ici.

    Aussitôt, je me suis abonné au twitter de Peggy Sastre. Quelques minutes plus tard, elle m'acceptait dans le cercle de ses "amis" twitter. J'étais donc maintenant au centre, dans le club, parmi les netocrates.

    Un malentendu

    Bien sûr, je savais bien qu'il y avait un malentendu. J'étais arrivé là par inadvertance. Par chance. Je ne suis pas un Netocrate. Et il n'y a pas de centre dans la blogosphère. Enfin, j'ai entendu parler de ce bouquin pour la première fois dans Chronicart. Si c'est dans Chronicart, ça ne peut pas être d'avant-garde. Un malentendu, je vous dis.

    Alors, qui sont les Netocrates?

    Alexander Bard et Jan Söderqvist expliquent ce que sont les netocrates (voir la video).

    Selon eux, ce seraient les maîtres de demain. Après les seigneurs de l'ère féodale et les capitalistes de l'ère moderne. Les maîtres des réseaux, sur Internet notamment.

    "En passant de l’imprimé et des médias de masse à l’interactivité et au multimédia, notre culture négocie un virage majeur, comparable à celui qui vit le féodalisme supplanté par le capitalisme. À l’époque ont émergé le capital, l’État-nation, les masses, les idéologies modernes. Le paradigme a changé : désormais, l’information et l’attention sont au cœur de la création de valeur et de tendance. Les aristocrates dominaient la terre et les serfs ; les bourgeois captaient l’argent et les moyens de production. Au XXIe siècle, les nouveaux maîtres du monde qui émergent sont les Netocrates, la nouvelle élite de l’après-capitalisme". (sit de leur éditeur)

    Quelques liens à suivre:

    Les nouveaux maîtres du monde (influencia)

    Chronicart: French netocracy 

    Chronicart: Thierry Theolier

  • Quelques liens (médias)

    • Protection des sources des journalistes: loi votée. Jugée "inacceptable et regressive" par le PS.
    • Le Huffington Post atteint 11 millions de visiteurs par mois. Ce blog politique américain fédère une cohorte de blogueurs politiques et agrège le meilleur de ce qui se dit dans les médias. Un modèle à transposer en France? (source)
    • Etude sur les sites d'actu. Cédric compare les sites classiques et les "pure player", ces sites présents uniquement sur le net. Les conclusions restent à tirer. (Chouing
    • L'avenir des médias en lignes en 6 questions. Article très complet qui permet de se rendre compte que les sites d'information se sont lmancés à l'aventure sans savoir si ça serait rentable. Réponse dans quelques mois... (Internet et opinion)
    • Amar, Elkabach, Ridet, sus au Web! Quand les "grands médias" tapent sur les acteurs du net. (Marianne)
    • Devenir média. Compte rendu du livre du chercheur Olivier Blondiau.