30 novembre 2007
L'appel d'"équilibre précaire"
Je relaie un appel lancé sur le blog equilibre précaire, blog collectif auquel je collabore.
Cet appel consiste à vous demander de nous envoyer une ou plusieurs photo (dessin, graphique, etc.) illustrant le thème de la précarité. L’adresse est celle-ci: ericmainville2@gmail.com
Une douzaine de photos nous sont déjà parvenues, elles sont stockées sur le groupe Facebook d'équilibre précaire. Toutes les photos seront publiées sur "equilibre precaire". Une photo sera choisie pour orner la bandeau du blog.
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Quelques liens
1. Pouvoir d'achat. Cette blogueuse américaine a économisé 12 000$ en un an avec un salaire annuel de 21 000$. Elle a augmenté son pouvoir d'achat en se serrant la ceinture et en trouvant des petits boulots. Je ne pensais pas que c'était ça, le modèle américain...
2. Améliorer son blog. "Faites des bons titres et résumez au début du billet tout ce qui est dans le billet". Voilà les deux conseils del'auteur du blog Boing-Boing. (video en anglais trouvé chez Benoît Descary)
3. Blog: 10 bonnes raisons de ne pas recourir aux listes.4. Ce blogueur a gagné 132 994 $ avec son blog. Et il nous nargue l'effronté.
5. Myspace (72 millions d'inscrits) devance toujours Facebook (32 millions). La liste de tous les sites sociaux (Techcrunch en français)
6. 90% des internautes ne vont pas au-delà de la première page quand ils font une recherche sur Google. Et 60% se limitent aux trois premiers résultats. (source)
7. Les personnels qui entourent Bush lors de ses déplacements.
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Après République des blogs
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Vive "vive les blogueurs"
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28 novembre 2007
Le Culte de l'Amateur, d'Andrew Keen en 18 liens et quelques questions
Dans le billet précédent je parlais de The Cult of the Amateur. Ce bouquin, pas encore traduit en français, a fait beaucoup de bruit.
La thèse d'Andrew Keen, l'auteur du livre, est qu'Internet est le règne de la médiocrité, des rumeurs, des trolls et du porno...
"Fruit perverti de l'imagination d'« anciens hippies californiens romantiques et naïfs », la vogue de l'Internet participatif menace de tirer vers le bas notre culture en encourageant le plagiat, le verbiage, la superficialité ou la pornographie extrême..." (Les Echos)
J'ai voulu prendre Andrew Keen au mot. Montrer la difficulté qu'il y a à s'orienter dans le flux des information. Et le risque que nous prenons tous d'être abusés et manipulés par des informations inexactes, mais et surtout si nous clamons haut et fort que nous nous méfions de la propagande.
J'ai pris pour exemple le livre d'Andrew Keen et j'ai essayé de me renseigner sur le sujet.
J'ai tapé "Cult of the amateur" sur blogsearch et j'ai réduit la recherche aux blogs et sites en français.
60% des requêtes concernent le porno amateur
J'ai enlevé tous les trucs qui parlaient de porno amateur. Eh oui! Comme si google voulait me prouver que M. Keen a raison, les requêtes concernant le porno représentant au moins 60% des résultats.
J'ai aussi supprimé tous les blogs qui publiaient un copier-coller d'articles de presse. 30% des résulats. Encore un truc qui nous tire vers le bas...
Reste 10% de liens intéressants: 14 liens. J'y ajouterai 4 liens en anglais qui font référence.
Trouver des sources d'information fiable
Car la difficulté est de repérer des sources fiables. Je classerais donc les 18 liens en trois groupes:
_ les sources "fiables" en anglais
_ des sources en français issues de grands médias ( Le Monde et les Echos), réputées fiables
_ des articles de blogueurs qui, à des degrés divers, semblent avoir quelque chose d'intéressant à dire sur le sujet.
1) Source en anglais
"We are the web", un article du magazine Wired
L'article du New York Times consacré au livre
Digital Maoïsm,un autre texte sur le sujet
2) Sources en français (Le Monde, Les Echos)
_ dossier du Monde "Web 2.0: culte de l'amateur et désordre moral"
_ interview d'Andrew Keen dans les Echos
_ article des Echos (pas génial, un amateur n'aurait peut-être pas fait plus mal...)
3) Les blogs
Thierry Crouzet Un univers de troll et The Cult oh the amateur
Pierre Assouline: L'antéchrist de la Silicone Valley
Adverbe Le web, un chaos amateur constructif
Technologies du marketing: Les pairs et les experts, l'amateur et le professionnel
Média et nouveaux médias: à propos du livre d'Andrew Keen
Vocivelo: Le culte de l'amateur
Providentielle 2007: blog, outil pour bâtir?
Touchpoint: Humains de confiance
Niespika: Andrew Keen critique naïf ou virulent de mauvaise foi?
René de Beauregard: web 2.0, l'important c'est de participer
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J'ai retiré un billet: mille excuses
Vous avez peut-être remarqué que j'ai retiré un billet de ce blog.
Il parlait de vidéos diffusées actuellement , vues des millions de foi sur youtubes. Ces vidéos montrent des personnes regardant une vidéo (c'est clair?). Leurs réactions font comprendre que la vidéo en question est absolument dégueulasse, à gerber.
Et comme plusieurs lecteurs m'ont dit être choqués par cette vidéo (que je n'ai pas montrée sur mon blog, je le précise), j'ai retiré le billet.
Sur Internet on est toujours à un clic du bonheur. Ou à deux clics d'une grosse saloperie. C'était le cas.
The Cult of the Amateur
Dans ce cas, pourquoi avoir abordé ce sujet?
Tout simplement pour montrer jusqu'où peut aller l'absence de licence, de retenue, bref de "morale", si l'on veut dire. Puisque je critique les grands médias, il faut aussi critiquer les médias sociaux.
Il se trouve que j'étais en train de préparer un billet sur The Cult of the Amateur, un bouquin dont vous avez certainement entendu parler. La thèse centrale est justement que le net conduit à ça, à la pornographie, au ragots, à l'insulte, et plus généralement, à la médiocrité, à l'insipide, à l'inintéressant.
Ce livre est devenu la bible des journalistes français lorsqu'ils parlent des blogs. Internet = rumeur pour Laurent Joffrin (Libération) mais aussi BHL et autres beaux esprits (chez Versac).
Les blogueurs ont-ils mérité qu'on les critique à leur tour?
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27 novembre 2007
Gauche, utopie et revenu citoyen
Commencez par lire cette interview récente de Götz Werner, un milliardaire allemand aux idées économiques très originales. Il est favorable à un revenu citoyen pour tous. S'il vous reste un peu de temps après ça, lisez aussi la suite...
Plutôt que de vous expliquer ce paradoxe, je vous laisse lire une interview de Götz Werner (photo). Ce milliardaire allemand est favoral à l'institution d'un revenu citoyen universel, versé à tous. Ses idées sur l'économie sont iconoclastes:
Création de nouveaux emplois
« La tâche de l’économie n’est pas de créer des emplois. Au contraire, la tâche de l’économie est de libérer les hommes du travail. Nous avons superbement réussi sur ce point, ces 50 dernières années. » ... « Globalement, aucune génération, en Allemagne, n’a eu à travailler si peu en disposant d’un niveau de vie aussi élevé que celui d’aujourd’hui. » ...
Quand l’emploi crée le chômage
« Notre compagnie crée beaucoup d’emplois, certes. Mais notre réussite est due à notre productivité. La productivité entraîne la croissance. Et parce que nous grandissons, nous créons des emplois. Mais c’est au détriment de l’emploi dans d’autres entreprises moins productives. En économie politique, on voit que la réussite sur un marché saturé conduit toujours à une diminution de l’emploi. »
Productivité, prospérité, travail
G. W. : « Nous vivons dans des conditions quasi paradisiaques. Car nous sommes aujourd’hui en mesure de produire beaucoup plus qu’il serait raisonnable de consommer... Ceux qui ont quelques notions d’économie savent au moins une chose : l’époque du travail de masse est révolue. » ...
La 2ème tâche de l’économie
G. W. : « Il existe 2 tâches. La première : approvisionner les hommes en biens et en services. ... La deuxième : en plus de produire des biens, l’économie doit fournir suffisamment d’argent aux hommes pour qu’ils puissent consommer. » ...
Fournir de l’argent aux hommes ? Pour avoir de l’argent, il faut travailler...
G. W. : « Oui, oui. Et celui qui ne travaille pas n’a pas le droit de manger, n’est-ce pas ? Cette pensée est encore profondément ancrée dans les esprits. Mais elle ne nous fait pas avancer d’un pouce aujourd’hui. » . ..
Un revenu citoyen inconditionnel
G. W. : « Nous avons besoin d’un revenu citoyen inconditionnel. Une rente à vie pour chaque citoyen. » A combien doit-elle s’élever ? « A une somme suffisante pour couvrir décemment les besoins de base : 1300 à 1500 Euros. »
Comment financer cela ?
G. W. : « Je propose d’abolir tous les impôts sauf la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée. ... [qui pourrait monter] jusqu’à 48 %. ... Si vous additionnez toutes les taxes et toutes les charges sociales, elle est équivalente à un taux de TVA de 48 %. Si cette somme n’était collectée qu’à travers la taxe sur la valeur ajoutée, les avantages seraient immenses. »
Un exemple
G. W. : « Supposons qu’une infirmière gagne 2500 Euros. Après soustraction du revenu citoyen de 1300 Euros, l’hôpital n’aurait plus qu’à payer 1200 Euros. L’infirmière toucherait autant mais la rémunération de son travail serait beaucoup moins lourde pour l’hôpital. Le revenu citoyen allègerait considérablement les charges qui pèsent sur les biens et les services très gourmands en main d’œuvre, ce qui dynamiserait d’autant le marché du travail. Au résultat, les prix resteraient les mêmes, l’Etat devant financer le revenu citoyen sur la TVA collectée. »
Qui voudra encore travailler s’il peut rester chez lui pour 1500 Euros ?
G. W. : « Vous sous-estimez la valeur immatérielle du travail. Beaucoup de gens ont un grand plaisir à travailler. Songez aussi à tous les métiers sociaux et à tout le travail culturel. Sur ce plan, les besoins sont immenses dans la société et trouveraient enfin le moyen d’être financés. » ... [Les emplois ennuyeux, désagréables]devront être mieux rémunérés si nous en avons besoin. »
Tout le monde parle de crise. En vous écoutant, on pourrait penser que l’Allemagne va très bien.
G. W. : « Ce qui est tout à fait vrai. Notre pays n’a encore jamais produit une telle prospérité. Nous avons seulement du mal à répartir ces richesses. Nous n’y sommes pas habitués. »
Donc pas de crise ?
G. W. : « En tout cas pas de crise économique... Nous progressons vers une société dans laquelle le travail disparaît. La question est de savoir ce que les gens peuvent faire de leur temps libre. C’est une question culturelle. Le problème que nous rencontrons ne relève pas du marché du travail mais de la culture. Malheureusement, les gens en sont à peine conscients. C’est justement par là qu’il faut s’attaquer au problème.
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Ces derniers temps, on s'apitoye (ou on s'agace) du manque d'idées du Parti socialiste et de la gauche. Le problème, ça n'est pas seulement le PS. Pour résumer: nous assistons à une emprise sans précédent de l'idéologie néolibérale. C'est vrai en France, mais pas seulement.
Et pourtant, un constat est partagé par beaucoup: l'organisation de l'économie, la mondialisation, conduisent à la précarisation d'une frange de plus en plus large de la population. En gros, 20% de personnes sont touchées. Et les autres craignent de devenir précaires.
Bref, nous sommes passés d'une société du plein emploi (les années 60) à une société de l'emploi précaire. Avec des formes différentes selon les pays. En France, la précarité, c'est le chômage, les CDD, l'intérim. En Angleterre, ce sont les boulots mal payés.
Face à cela, les solutions politiques sont quasi inexistantes. J'avoue que j'ai du mal à voir où veut en venir l'actuel gouvernement ...
Si la gauche veut revenir au pouvoir, c'est sur ce sujet qu'elle devra innover. Ségolène Royal a parlé de "flexsécurité" pendant la campagne présidentielle. Le modèle scandinave était posé en exemple.
Alors, tant qu'on y est, allons vers l'utopie. On sait qu'on ne réalisera jamais cette utopie, mais ça permet de fixer un cap. Souvenons-nous, quand Lionel Jospin est arrivé au gouvernement en 97, avec les 35 heures et les emplois jeunes, il y avait une utopie derrière tout ça: donner du travail à tous et partager le travail. Aujourd'hui, les salariés sont majoritairement favorables aux 35 heures, car elles constituent une avancée sociale.
Alors, le revenu citoyen? "Le revenu citoyen, concept politique non stabilisé, est une proposition de revenu accordé à tous les individus d'une zone donnée, basée sur l'idée qu'une partie de la richesse de cette zone, due tant à la nature qu'à l'activité humaine, appartient à tous ceux qui l'occupent, autrement dit ses citoyens (voir Bien commun), et que ses revenus devraient ainsi être répartis entre tous."
Pour ceux qui connaissent, le revenu citoyen ne doit pas être confondu avec la proposition des libéraux et libertarien. Les libéraux proposent d'octroyer un revenu aux alentours de 300€ à toute personne. Cette aumône aurait pour conséquence de forcer les gens à accepter n'importe quel boulot pour obtenir le minimum vital. La proposition de Christine Boutin de dividende universel, 330€ est de ce type. Mme Boutin avait fait cette proposition en 2003.
Il est évident que 330€ (ou 500€ comme le propose alternative libérale) c'est insufisant pour vivre. En fait, l'idée du revenu citoyen est de libérer l'homme du travail. Et une fois libéré du travail, il travaillerait... mais mieux qu'aujourd'hui.
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26 novembre 2007
Pieds Nickelés toi même!
Désolé, je ne peux pas faire mieux que Fanette qui s'est bien lâchée pour le coup! Mais Irène l'avait devancée. Et Agnès a l'air de trouver ça drôle.
Dites donc les filles, vous n'auriez pas un peu le mauvais esprit? Assimiler notre président et ses copains du MEDEF à une bande de filous de bande dessinée, c'est vraiment pas gentil...
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La mort de la culture française, selon "Time"
Quelques remarques à la lecture du papier principal.
1) Déclin de la culture française
La culture française a peu d'écho à l'étranger: cinéma, littérature et que dire de la chanson?
Le constat est dur, mais à nuancer. En effet, nous dit Time, les Américains ne s'intéressent pas aux oeuvres venues de France, donc à chaque fois qu'on leur en présente une ils disent: "trop français!" Par ailleurs, le magazine souligne la force de la francophonie et la facilité d'accueillir des artistes de culture étrangère.
2) Un pays rebelle au business
En gros: si ça marchait comme aux USA, ce serait mieux! Libéralisez-moi tout ça! Supprimez ce ministère de la culture, ces Frac et ces subventions...
Mais ce qui cloche surtout, ce sont les français. Ils ne pigent rien au libéralisme:
"Même si c'est périlleux de généraliser à propos de 60 millions de gugusses, ces maudits français sont un brin fâchés avec le succès commercial. Les jeunes veulent être fonctionnaires, répètent les sondages. "Les Américains pense qu'un artiste qui a du succès doit être bon", dit M.Quemin. "Nous pensons que s'il a du succès c'est qu'il est trop commercial."
3) Poncifs sur la France
Time se laisse aller à enfiler un à un tous les poncifs sur la France. Et il y a des énormités du genre: "Un des auteurs français les plus connus à l'étranger, Michel Houellebecq, est avant tout connu pour sa misogynie, sa misanthropie et son obsession sexuelle". Et encore, ils ont oublié l'islamophobie!
Si on parlait en ces termes de Philip Roth ou de Woody Allen, ils diraient quoi nos amis américains?
4) Nicolas Sarkozy: inculte de la personnalité
Enfin, Time cite un nombre de fois incalculable le nom de Nicolas Sarkozy. Quel rapport avec la culture? Le journal nous dit qu'il pourrait faire quelque chose pour améliorer tout ça (comprenez: libéraliser la culture).
Mais les rédacteurs de Time ne doivent pas avoir lu le rapport Olivenne et ne connaissent pas les références culturelles du monsieur: Didier Barbelivien, Michel Sardou et Johnny, sans oublier (mais comment les oublierait-on?) Laurent Gerra et Christian Clavier. C'est peut-être ça, la mort de la culture française...
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23 novembre 2007
Les étudiants en grève se méfient de la propagande médiatique
A force de se faire truander par les médias, les étudiants qui manifestent ont mis au point des méthodes pour contourner la propagande anti-grève.
Propagande: le mot est dur. Mais il est juste. Si vous avez vu, cette semaine, des reportage télé pro-grévistes (que ce soit chez les cheminots ou les étudiants), signalez-les moi!
Bref, pour déjouer le jeu médiatique, les étudiants ont inventé un procédé amusant. C'est Le Monde qui raconte ça:
"Ils s'appellent tous "Robert" ou "Martine" : les étudiants grévistes de l'université Montpellier-II ont adopté cette convention pour ceux d'entre eux qui s'adressent à la presse. Ils n'en démordront pas. "C'est pour éviter que certains deviennent les chouchous des médias", explique une "Martine", étudiante en troisième année de licence de physique-chimie."
Le journaliste du Monde est dérouté face aux armées de Robert et Martine...
Ailleurs, sur les blogs, la propagande d'Etat médiatique inspire le dégoût.
Bernard Langlois, dans Politis, résume très bien le problème:
"La façon dont la presse en général et les radios et télés en particulier rendent compte des conflits sociaux en cours suffit à expliquer pourquoi le fossé ne cesse de se creuser entre la profession de journaliste et une fraction grandissante du public. Il ne faut donc pas s’étonner que les reporters subissent de plus en plus souvent un accueil hostile, notamment dans les situations tendues comme sur les campus en ce moment ; ni que de plus en plus de gens délaissent télé-aux-ordres ou presse-qui-ment, et cherchent leur bonheur sur le Net."
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