Politis est en danger. L’hebdo, fondé en 1988, lance une souscription pour se sauver. Il a été placé en redressement judiciaire depuis le 8 août. Pour en savoir plus, allez chez Philippe Gammaire.
-
-
Blog, bière et "vivre ensemble"
Rencontrer les lecteurs de son blog est une expérience amusante et enrichissante. Surtout quand ces lecteurs écrivent des blogs que vous lisez.
Récemment j’ai rencontré Nicolas, un blogueur du Kremlin-Bicêtre. Nous avons parlé... de blogs, évidemment. Il y avait Claude, blogueur intermittent, Djibrill et Jacques qui ne bloguent pas mais sont blogués et aussi Ramdane, Loïc et Joël. C’était au bar la Comète. Le patron est sympa et sarthois comme moi.
Selon Nicolas, c’était une soirée « particulière : un lundi pendant le ramadan. Le lundi après 20h30, la Comète est le seul bar ouvert du quartier... et pendant le ramadan, la salle se remplit à la tombée de la nuit pour se vider complètement juste après ». La bière a coulé avec modération...
On aurait pu parler de cette soirée sur le thème du « vivre ensemble ». En effet, il y avait des blancs et des noirs, des jeunes et des un peu moins jeunes, des gens de religions différentes ou sans religion. Et on a même réussi à parler de politique sans s’écharper. Comment, ça n’est pas pareil partout en France ?
-
Tariq Krim roi du web 2.0
Le roi du web 2.0 c’est pas Loïc. C’est Tariq. Tariq Krim, le créateur de netvibes. Il est chez Jean-Michel Billaut. Dans 5 ans il aura racheté google. Ou le contraire.
Personnellement, j’utilise netvibes pour les flux RSS. Avec ça, je surveille 50 blogs du coin de l’œil comme le lait sur le feu. Netvibes c’est une grande casserole…
En plus:
Amusant: newsmap, toute l'info sur une page
Techno: original signal, des infos sur le web2
Politique: le buzz de la présidentielle et le débat d'idées
-
Simenon, le maître
La semaine dernière, je me promenais sur les quais de Seine. J’aime flâner chez les bouquinistes. J’ai acheté deux romans de Simenon. Deux Maigret.Simenon est le maître. Pour définir son style, trois mots me viennent à l’esprit.
D’abord, il est simple. Pas de fioritures chez lui. S’il pleut, il écrit « Il pleut. » Voire « Il pleut ! », suggérant le rythme de la pluie au moyen du point d’exclamation.
Son style est concret. C’est sa force. Simenon n’est pas un théoricien. Il ne manie pas les idées. Il fait voir, humer, toucher les choses. Il nous fait ressentir ce qu'éprouvent les personnages.

Son style est neutre. Pas d’emphase chez lui. L’atmosphère est souvent feutrée. On tue, mais sans déclamer. De plus, Simenon raconte la vie de gens ordinaires. Mais il les prend au moment où leur vie bascule. Par exemple, dans l’Homme qui regardait passer les trains, le personnage principal se dit qu’il a toujours obéit aux autres, il veut s’émanciper. Et c’est là que les ennuis commencent.
Gide: "Le plus grand"
Simenon a écrit des centaines de romans. Il en a vendu des millions. Et il est admiré des grands écrivains. « Je ne pensais pas qu’il était possible d’être à la fois aussi populaire et aussi bon » dit Henry Miller.
Quant à André Gide : « Il est le plus grand de tous… le plus vraiment romancier que nous ayons eu en littérature. »
Pour John Le Carré, c’est le « maître des profondeurs, Simenon avait un style d’une grande simplicité. C’était un écrivain aussi à l’aise avec la réalité qu’avec la fiction, avec la passion qu’avec la raison. Par-dessus tout, il inspirait cette confiance que les lecteurs réservent aux romanciers qu’ils vénèrent. »
(Photo: http://membres.lycos.fr/gomgut/Gomgut.htm)
Voir le site: http://www.lesbouquinistes.org/
-
Jospin: retrait définitif?
Ce dessin a été réalisé en collaboration avec Julo, le dessinateur de blog à part. Il a fait le dessin et moi le texte, vous l’aurez deviné. Bravo à lui, son blog est génial !
-
Tibet réel, France virtuelle
Le Festival du Tibet et des peuples de l’Himalaya s’est déroulé il y a quelques jours dans le bois de Vincennes, à Paris.
Et j’avoue que les Tibétains m’ont surpris. J’attendais des hommes la tête dans les nuages, des bonzes en lévitation, bref, de purs esprits. Au lieu de ça, j’ai vu des gens concrets, pragmatiques, les pieds bien sur terre. Ils vendaient des tissus, de l’encens et des objets artisanaux. Un restaurant proposait de la nourriture tibétaine. Le tout était parfaitement organisé.
Finalement, je me demande si ce ne sont pas nous les Français qui avons la tête dans les nuages. La faute à Descartes, peut-être. Nous avons la manie de tout analyser, de faire des plans, de tout réduire à des idées et de gérer la vie de façon administrative. Et la passion de l’administration, elle touche aussi les entreprises privées...
Comment remettre les pieds sur terre ? Comment passer du virtuel au réel ? En étant attentifs aux détails, peut-être...
Visionnez ce petit film. On y voit le Dalaï Lama reçu dans une université américaine.
Soyez attentif à deux détails.
Premier détail (après 30" de film) : le Dalaï Lama rompt le cérémonial en faisant coucou à la foule, ce qui fait rire ce public guindé.
Deuxième détail (après 2' 45" de film) : il refuse de serrer la main du maître de cérémonie. Geste qu’on peut qualifier de mal poli. Mais ce n’est pas si simple.
Qu’est-ce que je conclus de ces deux détails ? Rien, justement. J’essaie de ne pas être trop Français.
-
Retour sur septembre
Ce que je retiens du mois de septembre, côté blog ?
La poignée de main de Bayrou lors de la « République des blogs » ou le mail de Chirac ? Non, vous rigolez ou quoi?
Plus intéressant est mon entrée dans Le Monde citoyen.
Je retiens aussi l’article sur la décroissance et celui sur les sous marins de Chirac.J’ai apprécié d’être cité par Le Monde, France 5, Stratégie , Le Monolecte, Versac. J’ai même été contacté par France 2.
Mais l’article le plus commenté aura été celui sur le 11 septembre.
L’audience a continué à augmenter : 5 400 visiteurs uniques (contre 5 200 en août et 1900 en juillet). J'ai gagné 20 000 places sur technorati (36 544 ème). En un an, 100 000 pages vues (si j’en crois ma plateforme). Le blog contient 105 notes et 1205 commentaires.
Mais ce que je retiendrais surtout, c'est que le blog commence à susciter des rencontres: c'est donc qu'il est vivant.