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  • Murdoch contre Google pour faire payer l'internaute

    Rupert Murdoch, le patron de médias, a annoncé qu'il voulait limiter le contenu disponible sur les sites d'information aux "titres", "premiers paragraphes" ou à "quelques articles". (Nouvel Obs) C'est cohérent avec sa stratégie visant à rendre payants les sites d'information.

    Son objectif: dresser une forteresse autour de ses sites et encercler les internautes. "Quand ils n'auront plus nulle part où aller, ils paieront", a-t-il déclaré.

    "Nous allons empêcher des gens comme Google, Microsoft ou quiconque de prendre nos informations gratuitement", a déclaré l'actionnaire principal de News Corporation, qui refuse que les sociétés utilisent les articles "pour rien". Rupert Murdoch possède un véritable empire médiatique à l'échelle mondiale, dont le quotidien britannique The Times et le journal américain The New York Post.

    Combien d'internautes sont prêts à payer pour un site d'information de meilleure qualité?

  • Un tweet = 0,02 gramme de C02 dans l'atmosphère

    Internet, ça pollue. Chaque envoi d'un message sur Twitter se traduit par l'émission de quelque 0,02 gramme de C02 dans l'atmosphère, selon une étude. (Le Point)

    Heureusement que Claude Allègre n'est pas sur Twitter.

  • Les dégâts du bruit médiatique

    Comment évaluer les dégâts (en terme de productivité, notamment) causés par le "bruit médiatique"?

    Tous ces signaux non souhaités et qui nous parviennent quand même? Le spam, les pubs, les rumeurs qui courent sur le net et ailleurs, les tweets plein de "lol" . Est-ce qu'un économiste peut chiffrer leur valeur négative?

    Hier, par exemple, je suis tombé sur un éditorial de Gérard Carreyrou, lu en suivant un lien sur Twitter. (Pour résumer: cet édito, écrit à la va comme je te pousse, compare France Inter à Radio Paris: "Avec Stéphane Guillon, France Inter prend des couleurs de Radio Paris")

    En lisant cet éditorial, le lecteur un peu familier des blogs se dit: "ce monsieur a atteint le poind Godwin dès le deuxième paragraphe", et il passe à autre chose.


    Ceux qui ne passent pas à autre chose

    Le problème c'est que certains ne passent pas à autre chose. Du moins pas tout de suite. Ils restent scoché à ce texte, le relisent, le retournent, ou cherche à en savoir plus.

    Et ce délai, plus ou moins long, constitue le dégat causé par le bruit médiatique.

    Cela se traduit par une baisse de la productivité.

    Cette baisse de productivité est encouragée par les commentaires qui accompagnent le message. Les tweets publiés par les journalistes font part de leur sidération. Pour Eric Mettout "les éditorialistes de droite sont en pleine compète", Guy Birenbaum qualifie l'édito d'"Incroyable", d'autres professionnels expriment leur accablement devant l'outrance du propos et la lourdeur du style.


    Ce qui est bruit pour l'un est information pour l'autre

    Tous ne sont pas du même avis: pour eux cet éditorial est bien troussé, bravache et briseur de tabou en diable, etc. Ce qui est bruit médiatique pour l'un est information intéressante pour l'autre.

    Mais le but de mon billet, je l'oublierai presque, n'est point de vous bassiner avec Gérard Carreyrou, dont j'aimerai bien arrêter de parler. Mon sujet, je le rappelle, c'est comment le bruit médiatique sabote la productivité, comme dirait le site Bien Bien Bien.

    Et c'est ce qui m'intéresse dans le phénomène: qu'est-ce qui fait qu'une information nous titille, qu'est-ce qui nous indigne dans une indignation qu'on ne partage pas?

    Des processus mentaux se mettent en branle, des émotions aussi, et un petit bruit médiatique prend une ampleur considérable...

    Je ne sais pas s'il existe une étude démontrant combien coûte, en productivité, ces pertes de temps liées au bruit médiatique. Mais ça doit être énorme.


    Combien coûte les informations boiteuses

    Jakob Nielsen explique, par exemple, combien coûte aux entreprises des textes mal rédigés:

    "Combien coûte un titre mal rédigé sur la page d'accueil d'un intranet? Pour une entreprise de 10 000 salariés, environ 30 000F, soit beaucoup plus qu'un bon rédacteur qui corrige le titre avant qu'il soit mis en ligne.

    • Le chiffre indiqué ci-dessus est basé sur les suppositions suivantes:
    • tous les salariés passent 5 secondes de plus que nécessaire à lire et à comprendre le titre parce qu'il n'est pas clair
    • la mauvaise conception du titre fait que 10% des salariés cliquent sur le titre alors qu'il ne les concerne pas
    • ce salariés passent en moyenne 30 secondes à lire l'article avant de comprendre qu'il ne les intéresse pas
    • 10 000 salariés utilisent l'intranet
    • la valeur du temps d'un salarié est de 300F de l'heure*; cette valeur incluant son salaire plus la valeur ajoutée qu'il crée dans l'entreprise"


    Ces considérations nous emportent loin, bien loin de Gérard Carreyrou. Et, fatalement, elles nous y ramènent. Car Gérard Carreyrou, comme le sparadrap du Capitaine Haddock, nous suit et nous poursuit inlassablement de sa vindicte.

    Ah, le bruit médiatique est encore beaucoup, beaucoup, beaucoup plus nocif qu'on ne le croit au premier abord.

     

     

    * le texte date d'une dizaine d'années.

  • Mais qu'a voulu dire Vinvin avec son transmedia?

    Quand on regarde cette vidéo on se demande ce qu'il a bien voulu dire, le sympathique Vinvin qui s'agite sur fond de nature...

    Humoristique, parodique, second degré, décalage...

    On peut y voir ceci: une critique du langage. Le langage du marketing, c'est évident. Le langage en général. Et derrière ça, l'idée qu'une image vaut mille mots, comme dit le proverbe.

    On peut donc dire que ce film est l'exact opposé de ce film de Marguerite Duras qui se termine par un écran noir et juste une voix qui raconte (ce film, je crois que c'est l'Homme atlantique). A un journaliste qui lui demandait si les mots sont plus forts que les images, Duras répondit qu'un mot dit beaucoup plus que des images.

    Les mots, les images: deux façons de dire le monde. Deux cultures. Peuvent-elles se rejoindre?

    Le Transmédia expliqué par Les Raconteurs from Les Raconteurs on Vimeo.

  • Les vraies ruptures d'Internet


    SergeSoudoplatoff, les vraies ruptures d'Internet
    envoyé par liberation. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

    Trouvé chez Var21 via Zoupic (Serge Soudoplatoff a un blog).

  • Le plus grand pouvoir des médias

    Le plus grand pouvoir des médias n'est pas de parler de tel ou tel sujet ou de mettre en lumière telle ou telle personne. Le vrai pouvoir, c'est de taire un sujet*.

    Ne pas parler d'un sujet dans les médias, c'est le condamner à une mort médiatique, une mort symbolique.

    "Les médias ne parlent de nous que lorsque il y a un fait divers ou une émeute", disent les habitants des banlieues. Et les ruraux? On ne les entends même pas se plaindre de ne pas assez exister.

    Une des principales causes de décès des adolescent, c'est le suicide. Les médias n'en parlent pratiquement jamais.

    La faim dans le monde est peu montrée (voir l'étude récente de La Croix).

    Lors de la catastrophe en Haïti, on a très peu parlé des haïtiens. On a surtout parlé des Américains et des Occidentaux sauvant les haïtiens.

    Les médias parlent peu des programmes politiques et se concentrent sur les petites phrases et les combats de personnes.

    Finalement, le pouvoir des médias est bien plus étendu qu'on ne le croit.

     

    *"L'influence la plus déterminante que les médias exercent sur la politique ne procède pas de ce qui est publié mais de ce qui ne l'est pas. De ce qui est occulté, passé sous silence" Manuel Castells, dans le dernier Manière de voir, consacré à Internet, révolution culturelle.

  • Pays développé, presse quotidienne sous développée

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    Le Nouvel économiste consacre sa Une à la crise de la presse quotidienne en France.
    Le titre est très fort: "En finir avec l'omerta". Ah bon? On ne savait pas qu'on nous cachait quelque chose sur la crise de la presse. Mais quoi?

    L'attaque du dossier est assez dure, elle aussi: "pays développé, presse quotidienne sous développée: combattre un mal français".

    A lire sur le site du Nouvel économiste

    (info trouvé via Xavier Ternisien)

     

  • Pourquoi et comment les adolescents publient sur le web

  • Le web sans site

    Certaines sociétés de médias ont décidé de publier des informations sans les héberger sur un site Internet. C'est le cas de l'agence Associated Press (AP). Elle dispose d'un compte Twitter qui renvoie vers des articles publiés sur une page Facebook. Bien sûr, l'AP a aussi un site Internet, mais le fait de publier sur Facebook permet de trouver de nouveaux lecteurs. (source: Steve Rubel)

    Certains accueillent avec enthousiasme cette nouvelle façon de publier sur le web sans site. Les lecteurs se réfèrent à un auteur ou un média, mais pas à un site. Publier hors du site permet de se disséminer et de toucher plus de lecteurs.

    Ainsi, par exemple Luc Mandret, facebooker averti, a pu entrer en contact avec Thierry Saussez, le responsable de la communication du gouvernement, par le biais des commentaires sur Facebook, alors que son blog n'aurait peut-être pas permis cet échange.

     

    Rassembler son activité en ligne

    D'autres sont plus sceptiques. Ils sont favorable à un site et un hébergement personnel, notamment pour les auteurs qui veulent protéger un tant si peu leurs production.

    C'est notamment ce qu'explique Hubert Guillaud:

    "Le site de l’auteur est le moyen de rassembler cette présence en ligne sur de multiples sites sociaux (twitter, facebook, shelfari, youtube…) et de lui assurer une pérennité qui ne soit pas dépendante de services 2.0 qui peuvent disparaître demain.

    Le rôle du site web de l’auteur doit d’être un hub de son activité en ligne, le point central de l’information pour les lecteurs, une ressource pour les médias, la clef pour construire la marque de l’auteur. Kirk Biglione insiste : ça commence par l’achat d’un nom de domaine. Seul moyen de construire sa présence et de maîtriser, un tant soit peu, ce sur quoi pointe les premiers résultats d’une requête sur votre nom."

  • Pour des "slow media"

    Un manifeste vient d'être publié pour promouvoir les slow media (voir sur Owni). Cette tendance nous rappelle le slow blogging, et le slow food.

    A une époque où tout s'accélère, on l'on ne parle que de web en temps réel (voir chez Véronique Rabuteau), certains ont besoin de se poser pour lire, réfléchir, approfondir et discuter. Ralentir, on peut le faire?

  • Chatroulette: Parler avec n'importe qui

    Chatroulette: le nom dit bien ce qu'il veut dire. C'est un chat et ça marche comme la roulette russe, c'est-à-dire au hasard. On discute avec webcam avec n'importe qui à travers le monde. Chacun se filme et découvre au hasard son interlocuteur du moment, et s'il veut changer, il appuie sur Next.

    Le résultat est souvent trash. Les personnes se filment dans toutes les positions ou avec un masque sur la tête. Bref, le jeu (interdit au moins de 16 ans) est mi exhibitionniste mi voyeuriste.

    J'ai essayé, comme tout le monde, et j'ai trouvé ça peu intéressant mais déconcertant.

    Le créateur de Chatroulette est Andrey Ternovskiy, un russe de 17 ans, selon le New York Times.

    Un petit frisson

    Un petit frisson de transgression parcourt la personne qui se connecte à ce service.

    Enfin, ce qui me parait intéressant (et effrayant) dans ce site, c'est que, pour la première fois, on nous propose de "parler avec n'importe qui". Et, soi-même, on est traité comme "n'importe qui" (ce qui rappelle le slogan de Rémi Gaillard).

    Amour liquide

    Parler avec n'importe qui, se connecter, se déconnecter, ne pas s'engager dans une relation: on reconnaît là la thèse de Zygmunt Baumann, dans la Vie liquide.

    La vie liquide, c'est une vie où tout change, où une habitude laisse place à une autre. Un produit est tout de suite remplacé par un autre. Et même les relations entre les personnes suivent ce rythme. Ces nouveaux rapports sociaux, comme les appelle Laurent  Enzo François, sont extrêmement précaires. Donc, liquides.

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    Anti Facebook

    Avec Chatroulette, il nous est donc permis d'expérimenter la liquidité absolue des rapports humain. Je prends, je teste, je jette. Un moraliste du XVIIe siècle trouverait cela effroyable!

    Facebook, en revanche, nous avait habitué à la notion de statut (et de statusphère). Sur Facebook, chacun a une statut, avec son vrai nom, sa photo et tous les éléments de son identité. Cela confère à ce site une apparence de solidité. D'ailleurs sur Facebook, on discute avec un cercle restreint d'amis. C'est plus rassurant.

    Cela dit, chatroulette n'a rien inventé. Vous connaissez sans doute des dizaines de services basés sur ce principe. Par son côté trash il rappelle des sites comme 4chan.org. Mais je ne pense pas que ça ira au-delà du buzz et de la curiosité. Qui a envie d'être pris pour n'importe qui?

    Un projet lancé pour le plaisir

    Le créateur du site n'avait pas d'idée précise au départ. Agé de 17 ans, il a codé lui-même le programme.

    "J’ai créé ce projet pour m’amuser. Au début, je n’avais pas d’objectif commercial. Je l’ai créé récemment. J’étais et je suis toujours moi-même un adolescent, c’est pour ça que je sentais ce que les autres adolescents voulaient voir sur Internet. J’aimais moi-même parler à des amis avec Skype en utilisant un micro et une webcam. Mais finalement on s’est lassé de se parler les uns les autres. J’ai donc décidé de créer un petit site pour moi et mes amis où nous pourrions nous connecter aléatoirement avec d’autres gens.

    Cela n’a pas été si facile pour moi de le créer, mais je code depuis l’âge de 11 ans (grâce à mon père qui m’a amené tôt sur le web - la plupart des mes connaissances viennent de là). (traduction Owni)

    photo: nymag

     

  • Où sont les infos?

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    Avant (c'est-à-dire il y a quelques années, quelques mois...) on savait où étaient les informations. On les trouvait en lisant un journal, en feuilletant quelques blogs, en consultant une newsletter, et si on en voulait plus, on tapotait sur un moteur de recherche et on lisait encore quelques blogs.

    Mais depuis qu'il y a Twitter, et d'autres nouveaux outils de ce genre, j'ai l'impression que l'info est partout. Elle déborde partout, elle se duplique, buzze et se déplace. Elle occupe tout l'espace. Certaines informations, notamment, prennent beaucoup de place.

    Ce n'est qu'un sentiment (qu'on pourrait confirmer par des mesures). Le sentiment d'être débordé par toute cette information. Trop d'info tue l'info, disait Axel Ganz, le propriétaire de médias (source: Arte). Et c'est grave, nous dit-il.

    Si trop d'info tue l'info _ c'est que, d'une certaine façon, l'info est morte, ou plutôt quelque chose est pourri au royaume de l'info.

     

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