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Crise dans les médias - Page 22

  • France Télévision: le rapport de la Cour des comptes

    Un rapport de la Cour des comptes, intitulé "France télévisions et la nouvelle télévision publique", vient d'être publié.

    Il pointe les salaires des vedettes de la télé, notamment ceux que le Point appelle "les cumulards le l'info". Le rapport ne cite aucun nom, mais le Point a fait les sous-titres.

    La Cour évoque la "situation de fragilité" de France Télévisions, au moment où l'entreprise est engagée dans une réforme de l'audiovisuel public, qui prévoit notamment l'arrêt de la publicité. (Le Monde)

    Le syndicat CGT de France Télévisions voit dans le rapport "une attaque contre l'information". "L'information n'y est quasiment traitée qu'en termes de gain de productivité", a déclaré à l'AFP Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT (journalistes) de France Télévisions. (AFP)

  • The Economist payant en ligne

    currentcoverrow.jpgC'est nouveau: si vous cherchez à consulter en ligne les pages du magazine (qui sort le vendredi), vous tombez désormais sur cette page qui vous propose de vous abonner.

    Seuls les textes publiés exclusivement pour le Web et les liens publiés sur Twitter demeurent gratuits.

    The Economist suit la voie du Wall Street Journal, également payant en ligne.

  • Manuel de survie du journalisme 3.0

    C'est un document passionnant que vient de publier Benoît Raphael.

    Son manuel de survie du journalisme 3.0 est un condensé d'un cours qu'il a donné au CFJ (Centre de formation des journalistes).

    Le journalisme 3.0 est un journalisme qui tire partie de tous les outils du web et les intègre a sa pratique. C'est aussi un journalisme qui cesse d'opposer les journalistes aux amateurs, mais qui au contraire additionne leurs contributions.

  • Le fond, le flux et la lazysphère

    Narvic a raison de pointer l'opposition entre ce qu'il appelle le web de fond et le web de flux.

    Le fond, c'est l'expertise, l'analyse approfondie, les billets de blogs solides, argumentés, publiés par des spécialistes d'un domaine particulier.

    Le flux, c'est l'écume des choses. Lorsqu'un blogueur ou un journaliste signale sur Twitter (ou sur son blog, comme je suis en train de le faire) un billet important, une information pas forcément mise en valeur par les grands médias. Cela renvoie à ce qu'on peut appeler le journalisme de liens.

    Pour mémoire, Narvic me disait dans une conversation récente, que pour alimenter ce journalisme de lien et de flux, il faut bien des billets de fond. Sinon, vers quoi on va faire des liens?

    Cette opposition entre fond et flux me rappelle un billet qui date déjà de près de 2 ans. Ce billet parlait de lazysphère, autrement du la blogosphère paresseuse.

    La paresse: tout nous y incite sur Internet. Quoi de plus facile que de cliquer, Twitter, retwitter, forwarder (comme on disait autrefois).

  • Une pièce de trois centimes

    lily_allen_chanel.jpgAujourd'hui, 15h10. Place de la république.

    Deux jeunes filles, vêtues de jean gris, l'une blouson kaki, l'autre brun, chaussures à larges semelles de crêpe. Je ne sais pas comment s'appelle ce look. Trash? Lily Allen sortie du catalogue de La Redoute pour moins de 79 euros? Je ne sais pas*. Dans cinquante ans, on appellera peut-être ça le look « crise financière ».

    Elles marchent, devant elles, assis sur le trottoir, cinq jeunes, un chien et un chapeau posé par terre. L'un d'eux les interpelle:

    _ Vous auriez pas une pièce de trois centimes?

    _ Trois centimes?

    Elles rient. Elles disent qu''elles n'ont pas trois centimes, elles passent.

    Quelques pas plus loin, une des deux filles dit:

    _ Le gars qui était assis à côté du chien, je suis persuadé que c'était Samuel, tu te souviens?

    _ Je ne sais pas.

    _ Si, j'en suis sûre, c'était lui.

     

    *Vérification faite: Lilly Allen s'habille en Chanel.

    Ce billet fait partie de la série "les sécrétions du temps":

     

    photo: Next Libération

  • Une pyramide de consommation des médias en ligne

    Trouvé chez Internet et opinion. On peut parler d'une pyramide et non de "la" pyramide (comme l'écrit I&O), car chacun a ses propres méthodes, sa propre tuyauterie de l'information...

  • Yahoo, l'Iran et l'utilité de mettre à jour un site d'information

    Mise à jour (lundi 12 octobre): Slate.fr a mis son article à jour, précisant que Yahoo a démenti l'information initiale (après avoir lu ce billet?)

    Une information, publiée sur Zdnet, laissait entendre que la société Yahoo aurait livré les noms de milliers d'internautes au pouvoir iranien. Mais Yahoo a rapidement démenti.

    Le journaliste de Zdnet, Richard Koman, a donc mis à jour son billet. Il explique avoir tiré son information d'un blog écrit en farsi et appartenant à un groupe d'opposition. (Paul Carr, deTechcrunch s'étonne que l'information n'ait pas été recoupée)

    Il semblerait que les responsables du site français slate.fr, qui ont repris l'information de Richard Koman, n'ont pas suivi. Ils n'ont pas mis à jour cette information et n'ont pas inclu le démenti de Yahoo. (pour plus d'infos, on peut lire l'article de Jérôme Hourdeaux, sur le site du Nouvel Obs

    Ce petit exemple illustre la difficulté du journalisme online: la vie d'un article ne s'arrête pas quand on a appuyé sur le bouton "publier". Et il ne suffit pas d'écrire à la fin de l'article "Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Ecrivez-nous", comme le fait slate.fr. Il faut aussi que les journalistes effectuent le suivi...

     

  • Journalisme sur le net, conversation, réputation, etc.

    Intéressant, le compte-rendu que Marc Mentre fait d'un débat qui s'est déroulé lors des Assises du journalisme.

    Il met notamment l'accent sur la notion de journalisme de conversation:

    "Le journalisme de conversation est sans doute l’un des éléments les plus importants parmi les mutations que connaît actuellement le journalisme. Plusieurs intervenants ont montré que c’était un moyen d’abaisser la “barrière”, qui existe entre les journalistes et leurs lecteurs/internautes, et ajoute Pierre Haski, “un moyen pour les journalistes de retrouver leur crédibilité”. Reste la question de la manière de gérer cette activité chronophage. Toutefois, pour tous les intervenants de la tribune, c’est un incontournable."

    Pour mémoire, le journalisme de conversation c'est quand un blogueur se fait délicieusement engueuler par un insider des médias qui traite ses opposant de "fachos"! Je plaisante, bien sûr, mais en matière de journalisme de conversation, les journalistes ont encore un peu de boulot à faire... On n'a pas dit que c'était facile: on sait également que les médias sur le net sont l'objets d''attaques' de la part de commentateurs anonymes.

    Enfin, à lire également, l'enquête du les rédaction en .fr, un document mis en partage par Jean-Marie Charon.

    Enq Redacfr
    View more documents from Mentre.
  • Vendredi, Jacques Rosselin et les blogueurs

    Quelques mots sur un entretien auquel j'ai participé. C'est une interview de Jacques Rosselin, fondateur de l'hebdo Vendredi. La rencontre s'est faite à l'initiative de l'ami Vogelsong, qui a retranscrit une partie des propos. A lire chez lui.

    Etait également présent Narvic, la discussion s'est tenue au Café Croix-Rouge, un café parisien. A un moment de l'entretien, nous avons vu Philippe Geluck passer dans la rue, mais ça n'a rien à voir.

    C'était intéressant de discuter à la fois de façon légère mais avec le désir d'apprendre des choses sur le fonctionnement d'un journal. D'essayer de comprendre comment cela fonctionne, ce projet qui mêle le journalisme et l'expression citoyenne (mais les deux ont-ils des raisons d'être séparés?)

    Concrètement, Jacques Rosselin nous a dit être à la recherche d'un partenaire financier pour poursuivre l'aventure. Son équipe travaille au projet éditorial qui sera prêt sous peu.

    J'ai posé à Rosselin une question qui, bizarrement, l'a mis un peu mal à l'aise: "Pourquoi n'avez-vous pas de blog?" Il a répondu:

    "J’ai peur de bloguer. Vous (les blogueurs) êtes des gens impitoyables. Vous êtes méchants (sourire) ! Sérieusement. Je suis trop sensible à la critique. Je lisais des gens sur les blogs critiquer Vendredi ou dire que nous étions ceci ou cela, cela me heurtait vraiment. J’ai du mal avec la critique dure et les trolls. Il faut avoir la peau dire pour bloguer
    De toute façon, un blog sur quoi ? Les blogueurs… ?"

  • Le mobile accélère la mutation du journalisme

    Le téléphone mobile est un des outils qui modifie notre rapport à l'information: comment elle se fait, comment elle circule. C'est en substance ce qu'explique Benoït Raphaël (LePost) dans cette vidéo. (plus d'infos)

    C'est une des discussions qui est menée lors des Assises du journalisme, qui se tiennent du 7 au 9 octobre, à Strasbourg.

  • Les journalistes et le combat du Monde diplomatique

    Dans le dernier numéro du Monde diplomatique, Serge Halimi fait un tour d'horizon de la crise de la presse (crise qui n'épargne pas le Monde diplomatique, dont les ventes sont en baisse depuis 2003, malgré un sursaut en 2008 _ ainsi que le précise Halimi).

    Un des grands mythes qui a accompagné l'aventure du journalisme, c'est celui du journaliste garant de la démocratie. Halimi le relativise:

    "Si les tourments des médias indiffèrent une large fraction de l’opinion, c’est pour partie qu’elle a compris une chose : la mise en avant de la « liberté d’expression » sert souvent de paravent aux intérêts des propriétaires de moyens de communication. « Cela fait plusieurs décennies, estime le cofondateur du site dissident CounterPunch.com Alexander Cockburn, que les journaux dominants ont plutôt fait obstruction ou saboté les efforts destinés à améliorer notre situation sociale et politique. » Les enquêtes et reportages diligentés par la presse, de plus en plus rares, permettent surtout de préserver la fiction d’un journalisme d’investigation pendant que prolifèrent dans d’autres pages faits divers, portraits, rubriques de consommation, de météorologie, de sport, copinages littéraires. Sans oublier le simple copier-coller de dépêches d’agences par des salariés en voie de déqualification rapide".

    Les grands groupes médiatiques sont mis en cause: 

    "En 1934, le dirigeant radical français Edouard Daladier fustigeait les « deux cents familles » qui « placent au pouvoir leurs délégués » et qui « interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse ». Trois quarts de siècle plus tard, moins d’une vingtaine de dynasties exercent une influence comparable, mais à l’échelle de la planète. Le pouvoir de ces nouvelles féodalités héréditaires — Murdoch, Bolloré, Bertelsmann, Lagardère, Slim, Bouygues, Berlusconi, Cisneros, Arnault… — excède souvent celui des gouvernements. Si Le Monde diplomatique avait dépendu de l’une d’entre elles, eût-il mis en cause le contrôle de l’édition par Lagardère ? Le destin qu’Arnault inflige à ses ouvrières ? Les plantations de Bolloré en Afrique ?

    Serge Halimi donne l'exemple de Libération où le directeur, Laurent Joffrin, s'affiche "en tribun de la liberté de la presse":

    Revenant sur les conditions de son départ de Libération, le quotidien qu’il avait fondé, après qu’Edouard de Rothschild eut fait irruption dans le capital du journal, Serge July précise : « Edouard de Rothschild (…) acceptait de s’engager financièrement, pour autant que je m’engage à quitter non seulement mes fonctions, mais le journal. Je n’avais pas le choix, j’ai accepté tout de suite. » Il est assez piquant que son successeur, imposé par l’actionnaire, prétende aujourd’hui s’afficher en tribun de la liberté de la presse.

  • Ils bloguent

    Quelques liens et une vidéo:

    (video trouvée chez Hervé Torchet, évidemment)