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  • Le Sourire du Tao (9): pour ne pas conclure

    Dernière note de la série "Le sourire du Tao". Je vous laisse la parole.

    Si vous deviez abondonner quelque chose, renoncer à quelque chose (un objet, une habitude, une croyance) qu'est-ce que ce serait? Qu'est-ce que vous abandonneriez, si vous êtiez sûr que ça rendrait votre vie meilleure et qu'en définitive vous seriez plus heureux?

    Articles liés:

  • 6000

    Le 6000 ème commentaire a été posté hier par les marques du plaisir. Un pseudo qui tombe à pic. Comment dire autrement sinon que ces commentaires me font plaisir. Ce sont les marques du plaisir...

    Ces marques sont la preuve qu'un blog échappe à son auteur. Le blog est un questionnement. Les commentaires sont des réponses, jamais définitives...

  • Journalisme citoyen en débat

    En début de semaine, quelqu'un s'est connecté sur mon blog depuis le journal Libération en tapant le mot clé "journalisme citoyen". J'en ai déduit qu'ils préparaient un article sur le sujet...

    En attendant quelques liens. Le sujet est brûlant.

    • Thierry Crouzet estime que le journalisme citoyen est de la foutaise. Titre cinglant pour dénoncer l'excès de textes éditorialisants. Et le manque d'informations. Lisez les commentaires de Carlo Revelli, patron d'Agoravox.
    • Selon Francis Pisani "Nous avons beaucoup avancé: la valeur du concept est reconnue. Il nous reste encore beaucoup à faire et des leçons à tirer de nos échecs, notamment économiques. Tel est, dans un raccourci extrême l’état du journalisme citoyen selon Dan Gillmor dont le bilan vaut la peine d’être lu en entier. L’intérêt de l’analyse est dans les détails."
    (ces liens sont extraits de mon twitter, qui compte 746 entrées et est suivi par 39 personnes)
  • Sexe sur Internet: c'est que du plaisir

    Cette semaine, "Marianne" publie un dossier "Sexe: la révolution Internet". Au-delà du porno, Internet bouleverse les rapports humains, nous dit-on.

    Ainsi, le Dr Gonzague de Larocque, sexologue:

    "Le postulat selon lequel l'épanouissement sexuel se trouve forcément dans le17bb48de2b311ce046381e9e5b0face4.jpg couple est très répandu. Or, il est difficile de conserver une vie sexuelle satisfaisante en même temps qu'une vie affective et familiale! Beaucoup n'y parvienne pas et cela les frustre terriblement. J'en croise tous les jours dans mon cabinet. Internet permet de dépasser cette injonction: de plus en plus de gens redécouvrent le plaisir en solitaire ou avec des partenaires qui ne sont pas leur conjoint."

    Jean-Pierre Winter, psychanalyste n'est d'accord:

    "S'il s'agit de "tirer un coup, oui, Internet a ouvert le champ des possibles. Grâce aux sites de rencontres, les femmes d'une cinquantaine d'années, par exemple, ont plus d'opportunités d'avoir des rapports sexuels. Mais, je le constate chaque jour dans mon cabinet, ces rencontres ne débouchent que rarement sur une véritable histoire d'amour."

    Et vous, qu'en pensez-vous?

  • "Libération", la machine à dépolitiser

    5e54f75dc4dd2b9d7a2b1b2115c43420.jpgLibération a (ou avait) le don des titres. C'est aussi une machine à dépolitiser. C'est ce que montre Libération et ses fantômes, écrit par Eric Aeschimann, journaliste à Libération.

    L'identité du journal repose sur trois piliers:

     

    1. le lien avec le lecteur est très fort, acheter Libé c'est éprouver un "sentiment de liberté"

    2. l'art du titre, exemple: une galerie de vieillard soviétiques bardés de médailles pour l'annonce de la mort de Youri Andropov, c'est titré: L'URSS présente ses meilleurs vieux

    3. raconter l'actualité par imitation d'une genre artistique (roman, cinéma, chanson...). Exemple: en 1983, la gauche entame un plan d'austérité. Libé titre: DUR. Le mecteur de l'époque pense aussitôt au Collaro show, où un personnage récurrent conclut chacune de ses apparitions par un "Dur, dur!" dépité.

    Et la machine à dépolitiser? Elle est là, justement. Les jeux de mots et la fiction produisent une prise de recul. L'information apparaît forcément un peu dérisoire. L'engagement politique aussi.

    Le summum est atteint le 20 avril 2002. Libération trouve son plus mauvais titre: "Allez-y quand même".5c4e704e7898e123c22da1d5878be9c8.jpg

    Quelle connerie!

    Le titre du 22 avril était Non! Ce n'était pas meilleur, à mon avis...

    Aeschimann se demande pourquoi, ces derniers mois, la rédaction n'a pas tenté un coup de force pour prendre le pouvoir. Ce qui a permis à Laurent Joffrin d'obtenir ce pouvoir. Aeschimann explique cela par la dépolitisation des jeunes journalistes, les quadra ou trentenaires. Et il écrit:

    "A Libération comme ailleurs dans la société française, la dépolitisation s'est révélée une belle machine à protéger le pouvoir des soixante-huitards."

  • Les internautes américains font moins confiance aux médias

    Plus de la moitié des Américains estiment que leurs médias délivrent des informations inexactes et orientées politiquement, selon une étude publiée jeudi.

    Et ceux qui utilisent l'internet comme principale source d'informations -environ un quart des Américains - sont encore plus sévères.

    Plus des deux tiers des utilisateurs d'internet (68%) ont le sentiment que les médias ne s'intéressent pas aux gens dont ils parlent, 59% pensent que leurs articles sont inexacts, et 64% jugent qu'ils ont un parti pris politique.

    "Il y a deux décennies, l'attitude du public vis-à-vis du travail des médias était moins négative. La plupart des gens pensaient que les médias soutenaient l'Amérique (...) une majorité estimaient que les médias donnaient des faits exacts", explique le centre de recherche.

    (source Pew et AFP via google)

  • Les Sourire du Tao (8): n'oubliez pas de respirer

    Les techniques de respiration font partie intégrante de la philosophie taoïste. Sans entrer dans les détail, "n'oubliez pas de respirer" me paraît être un bon conseil. Respirer, prendre son temps, faire les choses comme il se doit, sans précipitation...

    Les art martiaux, le bouddhisme, le yoga s'intéressent aussi à la respiration. Mais le taoïsme est particulier. Selon wikipedia: "Les chinois ont une métaphysique et une technique différente. Ils cherchent à retenir le souffle le plus longtemps possible. Cette apnée a des effets psychotropes différents, accompagnés de représentations. L’air, le Qi, est considéré comme la substance de tous les corps. L’adepte, en respirant, régénère sa matière, avec un accompagnement mental de la sensation d’air dans une anatomie sentie, la circulation du souffle. Un occidental peut se faire une idée de ces exercices avec la sophrologie, expérimenter l’effet à long terme demande un engagement plus important."

    Ces techniques sont-elles applicables à nos modes de vie occidentaux? Peut-être pas. A l'époque où je faisais des compétitions d'échecs, je faisais des exercices respiratoires. C'était très empirique. Mais, depuis, je reste convaincu de l'importance de bien respirer, de façon consciente et ample...

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  • Editions Filaplomb: participez au projet!

    Philippe (pseudo: Filaplomb) est un blogueur avec qui j'ai beaucoup échangé, sur son blog, le mien et dans des échanges de courriels. Proximité d'idées, sensibilité commune.

    Aujourd'hui, Filaplomb se lance dans un projet: lancer une maison d'édition. Il en parle sur le blog "Capital Public". Je lui ai posé cinq question sur les éditions Filaplomb.

    Peux-tu nous décrire ton projet?

    C’est une maison d'édition spécialisée dans les textes courts et les nouvelles.

    Elle propose des petits livres de 24 pages vendus directement sur Internet et expédiés, après commande, par voie postale.

    Le site de la maison d'édition ressemblera à un blog avec son espace "commentaires" qui permettra les échanges entre lecteurs. Les auteurs sont aussi invités à venir participer aux discussions en ligne. Chacun pourra ainsi échanger avec d'autres ses impressions, ses coups de cœur voire ses colères…

    Pourquoi avoir voulu lancer cette maison d'édition?

    La nouvelle est un genre littéraire qui marche à peu près partout mais pas en France. Or, j'adore la nouvelle !

    La nouvelle, d'après moi, est un genre adapté à notre époque. La forme courte permet à l'auteur de se concentrer sur le style et la narration sont trop s'encombrer de la structure qui existe dans le roman. C'est un genre plus libre et plus souple, me semble-t-il.

    Les éditeurs ne cherchent pas à la valoriser ou ne la propose que dans des recueils. Or, c'est très différent de lire une nouvelle ou d'acheter un recueil de 10-12 textes en un seul volume.

    Quelle différence avec une maison d'édition classique?

    Les Editions Filaplomb publient des nouvelles en tant que texte autonome. Sans les regrouper en volume ni obliger les auteurs à d'abord écrire un roman

    J'essaie d'améliorer la rémunération des auteurs

    Les éditions Filaplomb utilisent Internet pour la distribution et au delà de l'aspect commercial et économique, proposeront un lieu d'échange entre lecteurs et avec la participation des auteurs qui le souhaitent. J'espère réussir à regrouper une sorte de "communauté" de lecteurs autour de la nouvelle.

    Quel style de textes tu veux publier?

    Je recherche plutôt des textes inscrits dans la modernité, notre monde actuel, même si je n'exclus pas les autres. Question de goût personnel.

    Ce seront des textes de fiction ou des choses vécues mais aussi, pourquoi pas, des articles de journalistes ne trouvant pas place dans les médias existants.

    Je pense que je suis plutôt du côté de la subjectivité assumée.

    Le format (10x15 cm - 24 pages) est adapté aux nouvelles mais peut bien sûr servir de support à mille autres réalisation.

    Par exemple des "micro-guides" touristiques : non pas le côté pratique d'un endroit particulier mais au contraire le point de vue tout à fait subjectif d'un auteur sur un lieu précis. Une église au fin fond d'un village quelque part, une statue particulière dans un parc parisien…

    Je rêve aussi que des auteurs de BD s'approprient le format et propose des créations adaptées.

    A qui t'adresses-tu, quel type d'auteur?

    Je m'adresse à tous ceux qui aiment les histoires.

    J'aimerais que mes "petits livres" se retrouvent dans les poches et les sacs à main, dans les trajets en métro [slogan futur : Il n'y a pas que l'info, il y a aussi les nouvelles], dans les salles d'attente des médecins, dans les parcs, sur les plages et partout où il est possible de lire !

    Des blogueurs, des mères de famille, des banquiers, des sdf, des employés de pizzeria, tout le monde peut être auteur.

    C'est plus une question de qualité d'écriture que de statut social. Plutôt une question de texte que de personne.

     Il y a d'ailleurs, il me semble énormément d'auteurs et d'amateurs de nouvelles et j'essaie aussi de répondre a leur frustration.