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  • Le Nouvel Obs, n°1 sur google news

    Le Nouvel Observateur est le site d’information n°1 pour google news. C’est lui qui se retrouve le plus souvent en Une au mois de novembre (dans la version française).

    L’Obs devance de peu Le Monde et Le Figaro. Suivent L’Express, Libération, TF1, Boursier.com, Cyberpresse, La Tribune, Boursorama.

    Plus d'info sur le blog écosphère.

    Enfin, selon moi, le site du Nouvel Obs me semble le plus pratique, le plus facile à utiliser.

  • De Marc Aurèle à Diorgucci

    « Vis chaque jour comme si c’était le dernier » (Marc Aurèle).

    « Vis chaque jour comme si c’était celui de ton anniversaire » (Diorgucci).

    Qui est Diorgucci?

    Diorgucci est un internaute qui a possédé un blog, qualifié l'un des pires skyblogs de l'histoire.

    D'autres infos sur les blogs:

  • SDF: "Le Monde" et "Le Figaro" sont à la rue

    Mise à jour: à lire, le dernier numéro du Plan B "spécial riches". Un bon contrepoint à  la présente note. Une lecture indispensable!
     

    Un Français sur deux craint de devenir SDF un jour. 

    L’info est intéressante, édifiante même. Mais elle n’intéresse ni Le Monde ni Le Figaro. Ils lui consacrent une brève. 15 lignes pour l’un 10 lignes pour l’autre.

    Le sondage est commandé par Emmaüs, L’Humanité et La Vie. Le Monde et Le Figaro ont réduit l’information car elle venait d’un concurrent ? L'explication ne convainq pas.

    Libération et 20 Minutes consacrent un article au sujet.

    Le site de TF1 donne l’information la plus complète. L’article est accompagné d’une photo avec une légende hallucinante: « Fouad, sans domicile fixe de 33 ans, votera socialiste le 22 avril 2007 ». Il y a aussi des reportages, dont un titré « de plus en plus de retraités aux Restos du cœur ».

    Une vingtaine de blogs ont repris l’information, le plus souvent par un copier coller d’une dépêche d’agence. Un seul blogueur "influent" (considéré comme tel par technorati). Enfin, un blog PS réunionnais titre : « merci Chirac ».

     En plus:

     

    Les Enfants de Don Quichotte, action en faveur des SDF (2 décembre), les médias n'en ont pas parlé, mais lui il y était.

     

     

  • L'Europe du Nord et le modèle social français

    Interview. En quoi les pays d’Europe du Nord peuvent inspirer la France ? C’est la question à laquelle tente de répondre le blog Gonordisk. Son but : « importer les meilleures pratiques d'Europe du Nord dans les domaines social, économique, culturel, technologique, industriel. »

    J’ai rencontré François Alex, son auteur, pour une interview (écouter les podcasts ci-après). Il m’a expliqué en quoi résident les points fort des démocraties d’Europe du Nord (Suède, Danemark, Finlande,… ) : une culture du consensus appuyée sur un syndicalisme fort, des PME valorisées et un souci de la protection l’environnement.

    Gonordisk est un blog technique, qui contient plus de 600 articles. C’est aussi un blog de soutien à Ségolène Royal. A sa création, en mars dernier, il se nommait Ségonordic (Europe du Nord pour Ségolène). Ce blog a été ensuite progressivement rebaptisé « Réseau Gonordisk », dénomination jugée plus discrète par son auteur.

    François Alex consacre notamment des articles à son domaine professionnel, l’aéronautique, en particulier sur le pôle de compétitivité « Aerospace Valley » (Midi Pyrénées, Aquitaine, Poitou Charentes) et sur le lancement du programme européen de recherche CLEAN SKY (Ciel Propre) qui, comme son nom l’indique, marie l’aéronautique à l’écologie.

    Par ailleurs, il organise des réunions consacrées à l’Europe du Nord. L’une d’elle rassemblait Alain Lefebvre et Dominique Méda, coauteurs de Faut-il brûler le modèle social français ? Ces deux personnalités ont joué un rôle moteur dans le développement du réseau Gonordisk.

     

    1 de Rocard à Royal
    podcast

    2 Forums désirs d'avenir
    podcast

    3 Culture de consensus
     podcast

    4 La gauche et la droite
    podcast
    5  Alain Lefebvre et Dominique Méda

    podcast
    6 Lefebvre Méda et Sapir
    podcast

    7 L'aéronautique
    podcast

    8 Le rôle des PME
    podcast
     

     

  • L'altruisme, la mondialisation et Internet

    « Aujourd’hui se développe le sentiment selon lequel nos actions quotidiennes ont des conséquences sur la vie des autres ; on a intérêt au bonheur de l’autre ; la paix chez nous dépend du recul de la pauvreté ailleurs. Le fait qu’on emploie de plus en plus souvent le terme « communauté internationale » – qui est un mot flou mais qui signifie quand même « gouvernement mondial » – traduit une conscience que la planète a un sens en tant que tel. »

    C’est ce que disait récemment Jacques Attali. Selon lui, la mondialisation a une face lumineuse, faite d’altruisme. 

    Sur un blog, Isabelle commente: « Attali dit aussi que seule la montée d'une société "altruiste" pourrait empêcher l'hyperconflit. J'y crois. On est bien plus nombreux à vouloir vivre ensemble que vivre dans les exclusions. Il faut simplement que ceux qui ont compris convainquent et donnent envie. »

    La « culture Internet » favorise l’altruisme. Internet a propagé la notion de gratuité. Sur Internet, nous n’hésitons pas à donner de nous-mêmes. Nous partageons ce que nous pensons, ce que nous aimons et nous aidons parfois les autres, par des conseils ou des infos, voire plus.

    Quel est l’obstacles principal à l’altruisme ? C’est la pensée rationnelle, calculatrice. Elle nous incite à toujours rechercher un « retour sur investissement » à chacune de nos actions. Elle considère le don comme une perte sèche.

    L’altruisme consiste à adopter une perspective plus large. Il amène à considérer qu’un bénéfice octroyé à autrui rejaillira sur l’ensemble des humains, et donc sur celui qui donne au départ. C’est ce changement de perspective qui est en train de s’opérer en même temps que la mondialisation et la révolution Internet.

  • Interview: Les écrivains blogueurs

    L’écrivain-blogueur est un animal en voie d’apparition. Pour en savoir plus sur ce phénomène, j’ai interrogé cinq blogueurs : Irène Delse (écrivaine), Juan Asensio (critique littéraire), Pierre Assouline (écrivain, journaliste), Guy Birenbaum (éditeur, écrivain) et Loïc Le Meur (entrepreneur).

    Leurs réponses indiquent que le blog est un bon outil pour la création littéraire. Il permet à l’écrivain d’entrer en contact avec ses lecteurs et de pratiquer l’écriture au jour le jour. Le blog, semble-t-il, est aussi un bon outil promotionnel. Enfin, l’écriture sur Internet entraîne une mutation de la notion de droit d’auteur.

    Ces entretiens ont été réalisés par mail fin août 2006. A l'époque, je m'intéressais au blog de Michel Houellebecq. Je les ai oubliés pendant quelques temps et je les publie aujourd'hui.

    L’intégralités des entretiens est à télécharger ici (en pdf):ecrivains_blogueurs.pdf

     
    Ecrire un blog chaque jour dilapide-t-il  l’inspiration ?

     

    Pierre Assouline répond : « La tenue d'un blog ne dilapide pas l'inspiration dans la mesure où c'est le journaliste en moi, et non l'écrivain, qui blogue. Ce sont deux activités distinctes. »

    Guy Birenbaum confirme : « Pas du tout c'est un entraînement quotidien. »

    Selon Irène Delse : « Non, pas vraiment. J'ai écrit un roman de fantasy, L'Héritier du Tigre […] C'est un monde imaginaire, des personnages fictifs. Le blog a un contenu plus personnel, plus divers et plus ancré dans l'ici et maintenant. Le problème, c'est plutôt le temps que cela me prend. […] On devient vite accro. »

    Quant à Juan Asensio : « Mon inspiration étant celle d'un critique, je ne risque pas grand-chose, encore que... Oui, sans doute : la superficialité généralisée telle qu'on peut en constater le triomphe sur la Toile n'est guère le synonyme d'une  recherche approfondie, d'une lecture patiente, d'une écriture tentant de  s'abriter du bruit, bref, l'antithèse même de la solitude de l'écrivain (et du critique un tant soit peu sérieux), horrible cliché qui est pourtant une évidence absolue. Ceci dit : dilapider ne me gêne point, proposer des textes qui demandent beaucoup d'efforts (ceux-là mêmes que j'exige en retour de mes lecteurs...), qui peut-être ont pu dessiller quelques regards sur l'état lamentable de la République française des lettres, voilà qui est bien la seule tâche digne d'être accomplie à notre époque... »

    Ecrire un blog comporte-t-il un risque de vendre moins de livres, puisque les lecteurs peuvent lire gratuitement un auteur sur le net.

     

     
    Pour Pierre Assouline, « non seulement la gratuité du blog ne devrait pas faire baisser la vente des livres d'un blogueur mais elle devrait l'augmenter car elle le fait connaître urbi et orbi de lecteurs qui ne connaissaient pas ses livres ».

    Loïc Le Meur est du même avis : « C'est l'inverse, le buzz que génère le blog donne envie à aux lecteurs du blog d'acheter le livre, dans mon cas les ventes ont augmenté. »

    Selon Irène Delse : « Non, au contraire. D'abord parce que je ne mets pas gratuitement en ligne tout ce que j'écris ! […] Ecrire ce blog, c'est un moyen de me faire connaître en tant qu'auteur. C'est aussi une façon de communiquer avec mes lecteurs (potentiels ou déjà connus), de faire passer des informations utiles (par exemple une signature, une date de publication...) et d'avoir des échos de leur part. Cette interaction avec les lecteurs est probablement ce qu'il y a de plus stimulant dans toute mon expérience de blogueuse. »
    Selon Guy Birenbaum : « Je ne crois pas. On va voir. Mais ce que j'écris chaque jour est différent de ce que je dis à la radio et de ce que j'écris dans la presse comme dans mes livres. Disons que le blog est une très bonne bande annonce... Et un moyen de réagir en temps réel. Un média brûlant ! »

    Qaunt à Juan Asensio : « Encore une fois, je vous répondrai franchement : je m'en moque. J'aurais même tendance à penser que le fait de réduire pour le moins drastiquement toute volonté d'exiger ces droits serait une belle leçon pour tous ces petits monsieurs qui, après avoir écrit un poème sur la queue de cerise croquée par Germaine, se déclarent Princes des poètes. Tout doux mes amis, tout doux... »

     

    Internet constitue-t-il une régression en ce qui concerne le droit d'auteur ?

     

     
    « Pas une régression mais une révolution qui oblige le droit d'auteur en se remettre en question », indique Pierre Assouline.

    Selon Loïc Le Meur : « Bien au contraire, c'est une avancée en particulier avec la licence Creative Commons qui permet de partager du contenu uniquement pour une utilisation non commerciale ».
    Guy Birenbaum est plus mesuré : « Je ne sais pas. Je pense que tout travail mérite salaire et je suis ennuyé d'écrire "pour rien" mais on ne peut pas tout avoir... »

    Irène Delse estime : « Internet en soi, non. L'utilisation qu'on en fait, c'est possible. Comme je disais plus haut, il s'agit à la fois d'un outil et d'un média. La technologie est différente que pour le papier imprimé, mais les règles de bases sont les mêmes. Les lois sur la propriété intellectuelle s'appliquent, depuis le droit du créateur à être identifié comme auteur de l'oeuvre à l'autorisation de citer de courts extraits. Personnellement, cela ne me dérange pas si un lecteur lambda veut s'amuser à numériser mon bouquin en tout ou partie, mais uniquement s'il le fait pour son usage personnel (le lire sur son PDA, par exemple). Mais s'il met le fichier en ligne sur un serveur sans mon autorisation ou celle de l'éditeur, alors là, non ! »