Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Quelques liens

    Et quelques questions...

  • La perte de participation

    Cet article est la suite de celui-ci et celui-là. C'est une petite exploration de deux livres de Bernard Stiegler, La Télécratie et Réenchanter le monde. Internet peut permettre aux citoyens de particioper pleinement au débat politique. Encore faut-il qu'on les laisse participer. La télévision est un obstacle à cette participation: devant l'écran on reste passif. Et devant l'écran d'ordinateur?

    Précédemment, nous parlions du désespoir politique des Français. Ce manque d'espoir s'explique notamment par une faible participation au débat. Les gens ont le sentiment qu'on ne leur laisse pas la parole. Ils n'ont pas de prise sur les institutions (nationales et européennes). Entre les citoyens et les "élites", la couprue est profonde. Selon Stiegler:

    Perte de participation

    "La perte de participation est ce qui résulte des courts-circuits provoqués par la domination des médias audiovisuels sur la vie publique. Elle délégitime les organisations politiques, en même temps qu'elle crée une sorte de souffrance politique. C'est pourquoi les représentants politiques sont tentés de se détacher de leurs organisations, de les court-circuiter à leur tour, et de s'adresser à cette souffrance en utilisant les mêmes techniques que celles par lesquelles les médias court-circuitent les organisations politiques et sociales: la participation par représentation est ce que singent, simulent, caricaturent et détruisent les techniques contemporaines du marketing politique, issues de la télécratie, et inspirées par elle en tant que télé-réalité, talk shows, et autres formes d"'interactivité" pseudo participative, en s'emparant désormais des blogs, des sites Internet et des technologies de convergence élargissant ainsi leur palette d'outils médiatiques".

    On s'est interrogé souvent sur l'intérêt des mobilisations de citoyens sur Internet. Et également sur la manière dont les partis politiques utilisent Internet pour revivifier la vie politique.

    Sans tomber dans la caricature, on peut dire que les hommes politiques réduisent le plus souvent les blogs et les forums à des gadgets. Twitter, leur dernière marotte, est le lieu où il faut être. Mais pour quel résultat.

    La bataille du buzz

    Comme le rapporte l'ami Vogelsong, lors d'un entretien avec Jean-Louis Bianco (parti socialiste), les politiques en sont à expérimenter de nouvelles méthodes de communication:

    "L’épisode Zapatero conforte dans le fait que le PS doit produire du bruit médiatique. Bien que les effets à court terme soient difficilement interprétables. Il faut entrer dans cette bataille du “buzz” sous peine de disparition du paysage médiatique saturé par l’UMP et ses communicants.
    Il reprend aussi la thèse de B.Theulien sur la mobilisation grâce à internet, “militante et scientifique” qui fit selon les spécialistes gagner B.H.Obama, “il faut se battre aussi sur ce terrain-là !”."

  • Les médias parlent-il trop des Européennes?

    Bien sûr ma question est ironique. Les médias (et notamment la télé) rechignent à traiter des questions européennes.

    La preuve en images avec cette étude qui montre que les médias ont consacré de 1 à 7% de leur espace à la campagne européennes. Avec la palme du "je m'en fous" à TF1, si l'on en croit ces données. (windowonthemedias)

    On peut poser, à nouveau, la question que posait récemment sur twitter Eric Mettout, de l'Express: "pourquoi l'Union européenne ennuie-t-elle les citoyens?"

    elections_europeennes_1.jpg

  • Les contenus à l'heure de l'abondance

    Dans la vidéo qui suit, Michel Lévy-Provençal donne un point de vue intéressant sur l'impact d'Internet sur la diffusion d'oeuvres et d'informations. Sur Internet, explique-t-il, l'information n'est pas rare mais au contraire trop abondante. Ce qui a de la valeur, la plupart du temps, ce n'est pas l'information elle-même, mais c'est l'information filtrée, sélectionnée: celle qui a de l'intérêt pour vous. Cela implique un bouleversement de l'économie de la diffusion des oeuvres et de l'information.

  • Développer un site avec les dons de ses lecteurs

    Le don est une formule originale pour financer un site Internet. Les expériences tentées ici ou là relèvent de l'exception...

    Montpellier journal est un site d'information qui se déclare indépendant (on en a déjà parlé).

    Il a annoncé, récemment, avoir collecté 3 365 € de dons faits par ses lecteurs. "Le plus petit don a été de 10 € et les plus gros de 150 €. L’objectif de 10 000 € pour cette première année de fonctionnement ne paraît donc pas irréaliste", explique Jacques Olivier Teyssier, le responsable du site.

    Lire la suite

  • La statusphère, conversation et journalisme

    bad-twitter-300x212.jpg(à lire en fin de billet: une suite de liens sur un thème qui resurgit réguièrement: la "mort" des blogs!)

    C'est Brian Solis, du blog Techcrunch qui a introduit le terme 'statusphère'. Une définition très simple:

    La Statusphere est l’ensemble des messages publiés par les utilisateurs de services comme Facebook, MySpace, Friendfeed, Gtalk ou Twitter.(Nicolas Gosset)

    L'émergence de la statusphère est indisosiable de celle de twitter (14 millions d'utilisateurs). (Fred Cavazza)

    L'utilité de ces "statuts" et de cette statusphère? C'est que cela permet de donner de la vie au réseau, de lier les gens. Sans cela, Internet serait un système pour techniciens, une machine froide où on commanderait des billets d'avion. Et pas un milieu "social".

    Statusphère et journalisme

    C'est, justement, cette statusphère qui peut être d'une grande utilité pour les journalistes, explique Techcrunch. La statusphère est un milieu où du contenu intéressant est sélectionné par des acteurs avec lesquels on peut être en contact direct. Cela pourrait, à terme, remplacer les sites de bookmark ou les flux RSS... Pour les journalistes, la statusphère est un moyen de connaître ce qui intéresse leur lectorat et d'entrer en contact avec eux.

    A lire sur d'autres blogs:

    photo: simple thougth