Une des choses qu'il faut absoluement éviter le dimanche (si vous êtes dans la capitale, bien sûr) c'est de faire la queue devant la BPI (Bibliothèque publique d'information).
Le mois dernier, je suis passé devant Beaubourg un dimanche. Et il y avait une queue pas possible devant la BPI. Temps d'attente estimé: 45 minutes. Il faisait un froid de canard. Donc, attendre là, en plein courant d'air, même si la BPI est la seule bibliothèque ouverte à Paris le dimanche, c'est stupide.
Il m'est arrivé de faire la queue devant la BPI un dimanche. Au bout d'une demie heure, dans le froid, j'ai demandé "Pourquoi il y a tant de queue?" Et on m'a répondu: "On est en période de partiel. Les étudiants viennent bosser".
Je suis passé devant cette foule et je me suis dirigé de l'autre côté du Centre Pompidou. C'est-à-dire vers l'entrée principale. Et, là, je suis entré sans faire la queue.
Bon, attention, je ne suis pas en train de sous entendre qu'il faudrait faire entrer les visiteurs de la BPI par l'entrée du Centre Pompidou (comme ça se faisait avant, si je me souviens bien), pas plus que je ne suis en train de plaider pour le travail le dimanche. Non, laissons cela aux autres. La n'est pas la question.
Je suis allé prendre un café à la cafétéria du Centre.
Il n'y a jamais grand monde. Un serveur m'avait expliqué pourquoi, il y a 2 ans de cela: selon lui, les expos sont à chier depuis cinq ou six ans. Le public déserte! Il faut reconnaître qu'il a raison: depuis l'expo David Hockney, en 2000, on a surtout eu droit à des "prouesses de curateurs" plus ou moins avisés (des expos où on ne comprend rien).
On ne va pas s'en plaindre. Ca permet de boire un café tranquille.
