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  • Les blogueurs ont gagné

    Revue de liens:

  • Internet manifesto

    Internet manifesto, c'est un texte important, semble-t-il (traduction en français sur Owni). Il a été signé par des journalistes et blogueurs allemands. Il comporte 17 propositions sur le journalisme de demain. A lire.

    (trouvé chez Techcrunch)

  • Du participatif qui ne s'appelle pas "journalisme citoyen"

    Tout le monde est bien d'accord que l'expression "journalisme citoyen" n'a plus beaucoup de sens. Selon Nicolas Langelier, journaliste québecquois, si l'expression est galvaudée, ce n'est pas pour les raisons que l'on croit. C'est non pas parce que les journalistes professionnels ont démontré que les contributions d'amateurs ne valent rien. C'est, au contraire, parce que ces contributions sont devenues incontournables et que les professionnels doivent en tenir compte.

    La question, pour les journalistes devient donc: "comment intégrer, à l’intérieur même de nos productions professionnelles, le travail et les idées de tous ceux qui voudront y participer".

    Selon Nicolas Langelier:

    "le terme journalisme citoyen qui sera bientôt aussi obsolète que "voiture automobile". S'il a été utile durant une certaine période de transition, parce qu’il décrivait une réalité nouvelle (une info produite par des amateurs), il sera bientôt tellement normal que les amateurs participent à la production journalistique que nous ne jugerons même plus nécessaire d’y faire allusion. Pour Jenkins, tout cela ne sera que du journalisme, point."

    Il relève plusieurs réalisations intéressantes, bâties autour de contributions d'amateurs:

    "L’exemple du Huffington Post est bien connu; son volet OffTheBus a ainsi permis une couverture citoyenne des dernières élections américaines. Le Washington Times, lui, fait appel à des journalistes citoyens pour ses nouvelles locales; des employés du quotidien ont après comme tâche de veiller à ce que ce travail respecte les normes journalistiques. Le New York Times, conscient de leur potentiel, a commencé à parrainer des sites d'information communautaires. Spot.Us est un modèle intéressant de journalisme financé par la communauté. Outside.in cherche à agréger les nouvelles hyperlocales produites sur les médias sociaux et à les vendre aux entreprises de presse. On pourrait continuer comme ça très longtemps à énumérer les expériences où professionnels et amateurs travaillent ensemble".

    (l'article orginal a été publié dans le magazine Trente, le magazine du journalisme québecquois).

  • Obama trop présent dans les médias?

    obama medias.jpg(Ce billet est rédigé en partenariat avec "Courrier interantional").

    L'Obamania touche-t-elle à sa fin? Obama perd son aura. Son omniprésence dans les médias finit par lasser. Ses adversaires ont repris du poil de la bête. Et ses partisans s'essoufflent.

    Il faut dire que la communication fait pratie de sa politique. Au point de se confondre avec elle.

    De plus, Obama est l'homme des nouveaux médias. Il est présent sur Internet, sur tous les supports:

    "Aujourd’hui, Internet fournit un espace illimité tant pour les formes qui lui sont propres (blogs, agrégateurs d’actualités, vidéos postées sur YouTube) que pour les anciens médias (journaux, clips télévisuels). Nous pouvons ainsi regarder un discours ou lire un article à tout moment, sans contrainte de temps ni d’espace. Le paysage ainsi créé est vaste, diffus et multisupport. Et Obama est un as du multisupport : il a écrit des livres et enregistré des audiolivres, réunit des publics sur YouTube comme devant les tribunes, utilise un Blackberry et est photogénique. Il est conscient que, de la même façon qu’un blog ne peut pas vivre avec un seul post par jour, une présidence ne peut plus vivre avec un seul message par jour ni une seule conférence de presse par an. Non : aujourd’hui, le robinet doit être ouvert en permanence."(Courrier international)

    Ce qui agace ses adversaires, c'est sa capacité à préférer les longs discours aux petites phrases. Obama l'avocat est capable de longues plaidoieries.

    Mais sa stratégie médiatique consiste aussi à passer rapidement d'un sujet à un autre. Exemple d'une de ses journées type:

    "le 13 juillet, Obama a fait un discours à la Roseraie pour désigner la nouvelle directrice de la santé publique et en a profité pour faire quelques annonces sur la réforme de l’assurance-maladie. Puis il a rencontré des dirigeants syndicalistes et des représentants de la communauté juive. Il a ensuite publié sur le site Internet de la Maison-Blanche une vidéo où on pouvait le voir répondre à des questions posées par des Africains via Twitter. Enfin, il s’est exprimé lors d’une réunion sur l’urbanisme, appelant à la réinvention de nos villes. Le lendemain matin, Obama a accueilli caméras et journalistes dans le Bureau ovale après sa rencontre avec le Premier ministre des Pays-Bas, répondant à une question sur l’Afghanistan et à une autre sur le chômage. Cet après-midi-là, il est parti en avion dans le Michigan pour y faire un discours sur l’économie. Dans la soirée, il a accordé un entretien de quatorze minutes à Bob Costas pour la chaîne de la ligue de base-ball MLB Network, avant de présider la cérémonie d’ouverture de l’All-Stars Game."

    • A consulter: Le blog (celui d'Obama).

     

  • Le Web 2.0 c'est quoi?

    A voir, cette interview de Capucine Cousin, sur le web 2.0 (trouvé chez Eric Briones).

  • Flux RSS: à ranger au rayon des antiquités?

    logoRSS.jpgLes flux RSS sont-ils devenus inutiles à cause de l'avènement de services comme Twitter? La question a été posée par un journaliste de ZDnet, Sam Diaz.

    Il fait un constat: il n'utilise plus les flux RSS. Cela fait des semaines, voire des mois, que je n'utilise plus Google reader. Ses entrées sur les articles se font par Yahoo news ou Google news, et également Twitter et Facebook.

    Autrement dit, ce sont des services qui diffusent des flux, mais autrement que les agrégateur de flux RSS. 

    Les flux RSS ne sont pas grand public

    Un autre fait: le grand public n'a pas adopté les flux RSS. Aux Etats-Unis, 9% des internautes utilisent un lecteur de flux RSS (contre 11% l'an dernier) et 50% vont sur les réseaux sociaux et 39% lisent des blogs.

    En filigrane, on comprend aussi dans son article que Google reader, ça n'est pas très pratique. L'utilisateur est encouragé à s'inscrire à des centaines de flux et, au final, il est submergé. La liste des articles non lus s'allonge, s'allonge...

    Avec Netvibes, c'est un peu différent: chaque blog a droit à son widget. On peut les dispoer dans un espace. C'est plus vivant. Personnellement, je suis revenu à Netvibes après un passage chez Google reader. Cet agrégateur me semble assez pratique.

    Autrement dit, le jugement reste balancé: chacun à son ressenti sur les usages.

    Pris de vitesse par Twitter

    Les flux RSS sont supplantés par Twitter sur deux plans: l'aspect social et la vitesse.

    Il est plus plaisant de retrouver ses Twitter followers et de se dire "qu'ont-ils à me raconter" que de lire une rivière de titres, aussi abscons les uns que les autres.

    Pour la vitesse, l'avantage de Twitter saute aux yeux.

    Robert Scoble décrit son expérience: Twitter accélère la diffusion de l'information. Les blogueurs annoncent leurs articles sur Twitter au moment de leur publication. En revanche, l'agrégateur de flux RSS ne met pas en ligne l'article immédiatement. En pratique, une information lui parvient d'abord sur Twitter, puis il la retrouve sur son flux RSS ou des portails comme Techmeme.

     

    En conclusion, la mort du flux RSS est un de ces serpents de mer qui ressurgissent régulièrement (comme la mort des blogs). Plus globalement se pose la question de l'overdose d'info et de la distraction.

    Quelques liens:

     RSS mort

  • Le lolcat: remède ultime à la crise des médias?

    lolcat journaliste.jpg
    Le lolcat, c'est très sérieux. Il suffit de voir combien ils pèsent. Le site qui héberge ces chats facétieux ('I can has cheezburger?') attire plus de 10 millions de visiteurs uniques par mois. Une vingtaine de sites dérivés (dont le Fail blog) complètent ce véritable empire médiatique, créé à l'origine par un jeune homme, Ben Huh, 32 ans.

    Et, à l'heure où les sites d'information sérieux s'arrachent les cheveux, ces sites à l'esprit (faussement) amateur, génèrent des profits importants. Vingt employés travaillent à alimenter les sites en images et en blagues.

    Le contenu est entièrement généré par les utilisateurs. Le travail consiste à puiser dans l'immense masse des informations: environ 10 000 photos et vidéos leur parviennent chaque jour.

    La publicité est facturée jusqu'à 8$ pour 1000 pages vues. Des livres, et des produits dérivés déclinent le thème lolcat.

    A partir de l'idée de base, le lolcat, d'autres idées ont surgi: le Failblog est le plus connu. La société lance en moyenne un nouveau blog chaque semaine. Certains échouent, d'autres marchent formidablement.

    Quand on demande à Ben Huh ce qui fait le succès de ses sites: sens de nouveaux phénomènes culturel. Et arriver au bon moment.