Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La fin du consumérisme?

    Bernard Stiegler voit dans la crise actuelle un signe que le consumérisme a atteint ses limites.

    " Ce modèle qui détourne tous les désirs du consommateur vers les objets de consommation se développe tout d'abord de manière heureuse - c'est le plein emploi - mais il se transforme rapidement, comme l'avait prédit Herbert Marcuse, en machine à détruire la libido. Alors règne la consommation addictive fondée sur la satisfaction immédiate des pulsions. Le résultat est que la société de consommation ne devient plus productrice de désirs mais de dépendances. C'est un modèle dangereux: le consommateur y devient malheureux comme peut l'être le toxicomane qui dépend de ce qu'il consomme mais déteste ce dont il dépend. D'où une frustration grandissante et des comportements qui inquiètent comme la destruction de la structure familiale, la peur des adultes à l'égard de leurs propres enfants ou une déprime généralisée."

    (Entretien paru dans la Tribune, repris par Miguel Texeira)

    Et, pour vous, le consumérisme, ça vous dit quoi?

  • En mode fail

    Je trouve amusante cette expression: "en mode fail".

    Ca veut dire quoi? A peu près: "en situation d'échec".

    L'expression, comme on le voit, est composée de deux éléments. Tous deux appartiennent au vocabulaire d'Internet et de l'informatique. Domaine qui inspire de plus en plus d'expression.

    • En mode. Le premier élément, "en mode", est tiré du domaine informatique (voir dico). Exemple: "Il est préférable d’imprimer en mode brouillon". Par dérivation l'expression est employé dans toutes les situations. Exemple: 
    • Fail. Fail, de l'anglais échouer. Ca fait référence au blog que vous connaissez bien, le failblog, un des blogs les plus populaires au monde. Il répertorie des images drôles de choses qui ont échoué. On aime ou pas. Ce blog est surtout une affaire commerciale.

    L'expression a été employée sur twitter récemment par Vincent Glad: "On trouve vraiment des photos incroyables sur Facebook: Chirac en mode FAIL sur un banc."

    chirac fail.JPG
    Pourquoi peut-on dire que le personnage sur la photo est en mode? A cause de l'alliance délicate des couleurs, du côté gentiement avachi du bonhomme? On ne saurait le dire...
  • Peut-on vivre du don?

    Dans cette vidéo, réalisée par Thierry Crouzet, Christophe Grébert (Monputeaux) et Jacques Olivier Teyssier (Monpelliers journal), parlent notamment de financer un site d'information avec des dons. (trouvé sur le nouveau blog de Narvic)

    J'avais déjà évoqué un sujet similaire: développer un site d'information avec les dons de ses lecteurs.

  • Moins de publicité pour les magazines

    campagne-lunaire-vuitton.jpg

    Un des éléments de la crise des médias, c'est la difficulté pour les journaux de trouver des annonceurs.

    C'était expliqué, notamment, dans l'émission d'Arte "Les grand magazines" (à revoir en extrait).

    Le problème, pour les magazines de news (tels que Time, Newsweek, par exemple) c'est qu'ils parlent trop souvent de guerres, de drames, de mort.

    Les Etats Unis sont engagés dans des guerres, trop nombreuses, depuis quelques années. Et toutes ces guerres, il faut bien les montrer. C'est pas beau. Et il y a de moins en moins d'annonceurs qui veulent coller leurs pubs à côté de ces images tragiques. Morale du capitalisme.

    Et, donc, les médias doivent trouver des infos plus compatibles avec les annonceurs. C'est le cas de nos sympathiques astronautes qui ont marché sur la Lune il y a 40 ans. Louis Vuitton a d'ailleurs engagé des astronautes mythiques pour une de ses pubs (photo).

    Moins de publicité et moins de lecteurs

    En France, aussi, on note une baisse du volume de publicité dans les magazines. Selon Le Monde, "la baisse affecte toutes les familles de la presse magazine. Depuis le début de l'année, les recettes publicitaires ont chuté d'environ 20 %. Chez Lagardère Active, qui affirme "mieux résister que la concurrence", la baisse est estimée à 15 %. Chez Prisma, elle serait du même ordre".

    "Les familles de magazines les plus touchées sont celles du secteur décoration, directement affecté par la crise de l'immobilier, et des hebdomadaires télés, qui ont vu partir de gros annonceurs, comme les établissements de crédit à la consommation."