Cette image appelle plusieurs réflexions. Et notamment une qui vous étonnera peut-être: j'essaie de voir dans cette image le regard du spectateur. Et ce spectateur n'aime pas Sarkozy. Cette image exprime donc la volonté qu'a le spectateur de montrer Sarkozy sous son plus mauvais jour.
Beaucoup de gens critiquent Nicolas Sarkozy, sa politique, sa façon de gouverner, sa façon d'être. C'est une bonne chose. Mais il ne faudrait pas qu'en le critiquant on perde toute mesure, tout recul. La critique de la critque, en quelque sorte.
Critique, c'est facile. Mais c'est aussi très difficile: la critique doit être calibrée, juste. C'est périlleux. Se transformer en "critique tout" c'est, paradoxalement, abdiquer son sens critique. C'est une autre façon de se perdre.
Et si on faisait mieux que critiquer?
Voir aussi, les photos qui suivent.
Cette photo fait partie des photos de l'année pour Le Monde2.
Vous la connaissez sûrement. Je l'ai déjà vue plusieurs fois, pensant que c'était un montage.
Mais non, Le Monde2 m'apprend qu'elle a été prise lors de l'enterrement de Lucie Aubrac, le 21 mars 2007. Cette image Reuters a été publiée dans Libération et ailleurs.