Ca y est c'est parti. Le post.fr est le site d'information collaboratif du Monde. Si j'ai bien compris, les internautes postent leurs billets et réagissent. A découvrir...
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Réseaux sociaux quelques réflexions
Il y a quelques jours je vous demandais ce que vous pensiez des réseaux sociaux. J'ai essayé de faire une synthèse de vos commentaires. Facebook ne vous séduit guère; en revanche les sites de partage comme Youtube, Flickr ou Dailymotion semblent démontrer leur utilité.
1. Beaucoup d'articles parlent de Facebook. "Internet est anonyme par nature. Les gens sont habitués à y jouer avec leur identité. Facebook propose au contraire de révéler la vraie identité des gens. (Des réseaux pros comme Video ou Linkendin, aussi.)" Voilà la spécificité de Facebook.
2. Facebook une définition: "Un site Web pour garder contact avec vos amis et leur envoyer des messages et partager des photos et faire toutes ces choses qu'une bonne compagnie du Web 2.0 est censée vous aider à faire". (Time)
3. Dans vos commentaires, Flickr et Youtube (ou Dailymotion) sont les plus appréciés. Notamment par Nicolas, Ivann, Pierre et Le Monolecte. Leur aspect pratique est évident. Ce sont de bonnes bases de données.
4. Le mot "social" pose question.
"Ca peut être un peu psy si on cherche des copains comme cela. Ou alors les réseaux sociaux sur le web sont une fin en soi, ce qui est encore plus bizarre". (Seb) "
"Le blog me parait etre un compromis maximum entre temps personnel et temps d'écran.
Les réseaux sociaux existent d'abord dans la vraie vie. "J'ai toujours utilisé les réseaux, même avant d'utiliser l'ordinateur, c'était dans ma personnalité. A l'époque, on ne les appelait pas encore "réseaux sociaux", mais bel et bien "networks", et bien que les Français fonctionnent entièrement au système relationnel, ils n'en sont pas nécessairement conscients, et surtout, de ce fait, ils n'en ont pas éprouvé le besoin de formaliser comme les anglo-saxons pour qui c'est un exercice extra-culturel." (Otir)
Aller au delà suppose de renoncer à encore plus de réel… Tiens c'est vrai, il y a des relations réelles aussi ! :-)) (Filaplomb)5. Les réseaux sociaux sont chronophages. "Il faut cependant faire un tri entre tous pour plus d'efficacité. Mon choix c'est LinkedIn, Facebook, Flickr et Twitter !" (Vanina) Le Monolecte, Filaplomb la rejoignent sur ce point.
6. L'aspect exhibitionniste peut être gênant: imposer à la face de la planète la version SMS des diaporamas kodachrome ou des films vidéos des débuts des années 80 ...
putain le progrès ... avant, on faisait juste chier les membres de la famille ... (Les marques) Franssoit n'est pas d'accord.7. Facebook est jugé élitiste. De plus, un réseau comme Facebook est élitiste dès l'origine. (voir Danah Boyd) Selon Nicolas "Facebook est de la supercherie élitiste. En fait les réseaux sociaux n’ont de social que le nom : ça permet de retrouver les potes qui ont fait les mêmes écoles de commerce…"
"Il y a un prisme tribal-techno dans tout ces outils qui me gêne. Il faut la carte pour en être". (Juan)
8. Lisez cette réflexion de Christelle. Intéressant, car elle est prof et intègre le blog à son enseignement. Selon elle les ados ont délaissé le blog pour Myspace (/Facebook, Hi5...)
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Faut-il cesser de s'informer?
"On peut se demander si s’informer présente un quelconque intérêt. Par s’informer, j’entends lire la presse, écouter la radio ou suivre les journaux
télévisés. En d’autres mots, la consommation de nouvelles, outre à nous divertir, nous sert-elle à quelque chose ? Ne risque-t-elle-même pas de nous desservir ?"(Thierry Crouzet surAgoravox)Il donne l'exemple du penseur Nassim Nicholas Taleb. "Depuis qu’il ne s’informe plus, il a trouvé le temps lire des dizaines de livres supplémentaires chaque année. Renoncer à s’informer permet de mieux se cultiver."
Cette proposition ne doit pas être prise à la légère. En général, on ne remet pas en cause nos habitudes. Surtout si nous sommes des millions à faire la même chose. S'intéresser à l'actualité est devenu naturel, alors que ça ne l'était pas avant que la presse s'industrialise. Sommes-nous prisonnies d'une industrie?
Le goût pour l'actualité nous rend superficiels, incapables de creuser un sujet. On zappe. Pour autant, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il faut arrêter de s'informer. D'ailleurs c'est impossible: on s'informe ne serait-ce qu'en discutant, même en marchant dans la rue. Le tout est de trouver le bon dosage...
Lire aussiL'info une drogue pas comme les autres
(Photo: Fidel Castro lit la presse AP / Le Monde)
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Equilibre précaire
Un nouveau blog va s'ouvrir. Il s’appelle « équilibre précaire ». Il débute le 15 septembre
Ce blog sera collectif. Je serai un des auteurs.
Troissix collègues m'ont déjà rejoint. D'autres ont déjà donné leur accord. Si vous aussi souhaitez participer, dites-le dans les commentaires.Ce blog parlera de travail précaire.
Même si le sujet est sérieux, nous essaierons de ne pas être ennuyeux ou pontifiants. Nous nous réservons même le droit d'être drôles, parfois.Le sujet est important. J’ai la conviction qu’il n’a pas encore « explosé ». En 2006 les manifs anti-CPE ont mis en lumière les difficultés liées à la précarité, notamment chez les jeunes. Et puis on est passé à autre chose.
Le blog « équilibre précaire » s’attachera à suivre l’actualité du travail et de l’emploi, et à montrer ce qui se passe en France, aujourd’hui. Nous privilégierons les témoignages.
« Equilibre précaire », cela signifie que le travailleur est toujours dans cette situation d’équilibre un peu chancelant. Mais ça veut aussi dire qu’il recherche l’équilibre, malgré tout.
Vous pouvez y participer à ce blog collectif de plusieurs façons :
1) Devenir collaborateur régulier; vous apparaîtrez dans la liste des auteurs du blog
2) Publier une intervention en nous adressant un mail à ericmainville2@voilà.fr
3)Poster un commentaire (comme dans tout blog)
4) Publier un billet sur votre blog avec le tag « précarité » ou « équilibre précaire », et technorati fera le reste…
Dores et déjà, pourquoi ne pas vous abonner à ce blog?
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Les tribulations d'un précaire
Tribulations d'un précaire, de l'amérivain Iain Levison, est un des bon livres de la rentrée. C'est l'histoire d'un intello précaire, obligé de voyager à travers les Etats-Unis pour gagner sa vie. Le ton est enjoué, sauf dans l'extrait que je vous donne:"Plus je voyage et plus je cherche du travail, plus je me rends compte que je ne suis pas seul. Il y a des milliers de travailleurs itinérants en circulation, dont beaucoup en costume cravate, beaucoup dans la construction, beaucoup qui cuisinent ou qui servent dans vos restaurants préférés. Ils ont été licenciés par des entreprises qui leur avaient promis une vie entière de sécurité et qui ont changé d'avis, ils sont sortis de l'université munis d'une tapette à mouche de quarante mille dollars*, se sont vu refuser vingt emplois à la suite, et ont abandonné. Ils pensaient: Je vais prendre ce boulot temporaire de barman / gardien de parking / livreur de pizza jusqu'à ce que quelque chose de mieux se présente, mais ce quelque chose n'arrive jamais, et c'est tous les jours une corvée de se traîner au travail en attendant une paie qui suffise à peine pour survivre. Alors vous guettez anxieusement un craquement dans votre genou, ce qui représente cinq mille dollars de frais médicaux, ou un bruit dans votre moteur (deux mille dollars de réparations), et vous savez que tout est fini, vous avez perdu. Pas question de nouveau crédit pour une voiture, d'assurance maladie, de prêt hypothécaire. Impensable d'avoir une femme et des enfants. Il s'agit de survivre. Encore y a-t-il de la grandeur dans la survie, et cette vie manque de grandeur. En fait, il s'agit seulement de s'en tirer."
* Le narrateur a payé 40 000$ son diplôme; ça se passe comme ça aux USA (et un peu en France)