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  • Arène de France, blogs et république

    "Jacques Chirac peut-il se représenter?" Ce sera le thème de l’émission de Stéphane Bern l’Arène de France, début octobre.

    Je tiens cette info d’une collaboratrice de Bern. Elle m’a contacté, pensant que je pourrais participer à l’émission. Mais, finalement, je ne serais pas sur le plateau car elle a privilégié d’autres invités. Elle m’a dit avoir lu mes analyses sur Chirac, dans « crise dans les médias ». L’enregistrement aura lieu le 29 septembre.

    Je regarderai certainement cette émission. Karl Zéro, Jean Montaldo et une brochette d’invités y débattront.

    République des blogs

    En revanche, je serai présent mercredi à la République des blogs. Je trouve sympathique cette invitation lancée par Versac. Cinquante et un blogueurs sont inscrits. Le 51ème est Dominique Voynet. Si je la croise, je lui parle de la décroissance…

    Chirac en Roumanie

    Mercredi, le président de la république n’assistera pas à la république des blogs. Il s’envolera pour Bucarest en fin de matinée pour présider le Sommet de la francophonie.

  • La double vie des écrivains

    Un écrivain, ce n’est pas ce qu’on croit. On les imagine passant leur temps à écrire, à répondre à des interviews et recevoir d’énormes à valoir de leurs éditeurs…

    La réalité des toute autre. En général, ils ont un deuxième métier. Un boulot à plein temps qui les empêche d’écrire…

     

    medium_Lahire.jpgCette double vie des écrivains, on la découvre en lisant La Condition littéraire, de Bernard Lahire.  Cet ouvrage de sociologie fera date. En un peu plus de six cents pages, tout est dit : la situation économique des écrivains, la nécessité d’un second métier, les signes qui font qu’un écrivain est reconnu ou pas…

     

    L’intérêt du livre, ce sont les entretiens. Une cinquantaine d’écrivains sont interrogés sur quatre ou cinq pages. Ils expliquent le concret de leur travail d’écriture : comment ils ont commencé, où, quand et comment ils écrivent, quel métier et activités ils exercent.

     

     

    Maçon et écrivain

    Yves Bichet alterne maçonnerie et écriture. « Huit-neuf mois en maçonnerie et trois mois, trois mois et demi en littérature. Je n’ai jamais eu le choix sauf ces cinq dernières années où, quand même, j’ai bénéficié d’une année sabbatique (Ndlr : grâce à une bourse). J’ai fini un roman et j’en ai écrit entièrement un autre. J’ai fait deux chantiers, mais courts. [...] Mais ça C’est que dalle. Le reste, j’ai écrit. C’était vachement bien. »

     

    Alain Piolot est poète, prof à domicile et surveillant d’examens.  L’écriture est pour lui une sorte d’ « alcoolisme sans alcool », une chose qui « embellit la vie » : « chaque jour est important. Alors en plus quand les poèmes viennent par-dessus, ça donne une force à la vie qu’on mène. On a l’impression d’être au plus près d’un certain réel. En même temps, on est entre le visible et l’invisible. »

     

    La romancière Nicole Avril est une exception. Elle vit de sa plume. « Les pauvres, qui sont obligés de se lever à cinq heures pour travailler avant d’aller bosser. Alors souvent ce sont des journalistes ou des gens de l’édition ou des enseignants, mais enfin c’est quand même très difficile et je ne sais pas si j’en aurais eu le courage. Il faut quand même avoir le talent bien chevillé au corps. Mes activités, c’est de vivre, de m’occuper un petit peu des gens autour de moi, c’est d’aller voir un film, une exposition, oui, c’est ça. Mais je n’ai pas d’autres métiers. »

     

  • Echecs: le match commence...

    medium_KT.2.jpg

    Le match Topalov-Kramnik, finale du championnat du monde d’échecs, vient de commencer. Ca se passe à Elista, capitale de la Kalmoukie. Voir sur Europe-echecs, et sur les sites de Topalov et Kramnik.

     

    (Photo: http://www.worldchess2006.com)

  • Bloguer dans la clairière

    medium_sloterdijk_bio.jpgCa se passait il y a quelques années, lors du Forum « Le Monde- Le Mans ».

     

    Peter Sloterdijk parlait. Et quelqu’un a osé lui dire qu’il ne comprenait rien. Et, c'est vrai, dans la salle, les profs d’universités ramaient. Et le grand public, il était largué.

     

    C’est alors que le philosophe aux yeux bleus et à la fine moustache nous a expliqué le concept heideggerien de clairière, (lichtung en Allemand).

    « La clairière, c’est très simple. Un enfant de cinq ans comprendrait ça. La clairière, c’est quand vous êtes dans une forêt et qu’il n’y a pas d’arbres. »

    Explication un peu "légère". Mais l'essentiel est là. Surtout, pas besoin de lire 500 pages de Heidegger...

     

    Sloterdijk parle de clairière dans les Règles pour le parc humain. La clairière est un espace qui s’ouvre devant l’homme. L’homme, lui-même, n’est jamais fermé. C'est un mutant perpétuel. Il est le résultat d’un processus d’hominisation jamais achevé.

     

     

    La clairière du blog

    Appliqué à Internet et aux blogs, le concept de clairière me semble pertinent. Quelqu’un qui écrit son blog ne sait pas où il va. Il marche dans une clairière et il défriche. De temps en temps, il découvre d’autres hommes. Il coupe des arbres. Il déniche des informations.

     

    Depuis que j’écris crise dans les médias, ma perception du problème des médias s’est modifiée. Aujourd’hui je parlerais plus d’une mutation que d’une crise.

    J’ai aussi découvert plusieurs domaines d’intérêt que je ne soupçonnais pas.

    Et vous, que vous a apporté votre blog ?

     

    En plus:

    un site sur Peter Sloterdijk

    L'"affaire Sloterdijk"

    Quelques liens sur Sloterdijk

     

    (Photo: Peter Sloterdijk _ FTS media)

     

     


     

     

  • Le QI de George W. Bush

    Un psychologue a étudié le quotient intellectuel (QI) des présidents des Etats-Unis depuis 150 ans. George W. Bush arrive avant dernier.

     

    Seul Warren G. Harding, président de 1921 à 1923, est classé derrière lui.

     

    Le Dr Simonton, qui a réalisé cette étude très sérieuse, estime le QI de Bush aux alentour de 120. Rappelons que le QI d’un quidam moyen est de 100. Il y a donc beaucoup plus bête que George W. Bush…

     

    Simonton signale par ailleurs des lacunes psychologiques chez lui, notamment en ce qui concerne son « ouverture aux expériences ou sa sensibilité à la fantaisie, à l'esthétique, aux idées et aux valeurs ».

     

    Le score de Bush, explique le scientifique, est comparable à celui des extrémistes islamiques fondamentalistes, à l’exception d’Ousama Ben Laden, qui a un QI plus faible.

     

    Tu sais ce qu'il te dit, George W. Bush?
     

     

    (Source: Sunday Times via Le Soir).

  • La décroissance après le développement?

     
    medium_asterix.JPGDu développement à la décroissance, de Jean-Pierre Tertrais, présente une approche de la décroissance "anarchiste libertaire". Sa conclusion ne m'a pas convaincu...

     

    Le plan du livre est clair. D’abord, définir les notions de développement et de croissance. Ces notions émergent après la seconde guerre mondiale, avec celle de sous développement.

     

    Jean-Pierre Tertrais dresse un bilan « désastreux » de la croissance. Sur le plan humain et écologique. Changement climatique, déforestation, disparition de l’eau douce, perte de biodiversité, déchets nucléaires et radiations, épuisement des ressources non renouvelables… la liste est longue.

     

    Il critique sévèrement les dépenses militaires, les politiques des transports et la politique agricole. Trop de gaspillage.

     

    La conclusion du livre est plus faible. Jean-Pierre Tertrais fixe comme objectif « la disparition du capitalisme ». Mais « la disparition du capitalisme » c'est un peu abrupt! L'Histoire nous a appris à nous méfier des Révolutions...

     

    De plus, des informations imprécises intriguent le lecteur. « Il a été calculé que, pour la France, la valeur (monétaire) des relations non marchandes équivaudrait aux trois quart du PNB ». D’où vient ce chiffre ? Plus loin, « aux Etats-Unis, on estime que de 12 à 15% de la population auraient déjà choisi » de vivre selon des principes de « décroissance » et de « simplicité volontaire ». Là encore, l'auteur ne donne pas la source de l’information.

     

     

    En complément ou au lieu de lire ce livre, je conseillerais Epicure. Sa classification des désirs est un guide utile. Ses recettes datent de 2 000 ans mais elles sont bonnes, simples et naturelles...

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    En plus:

     

     

    Le rapport 2005 sur la mise en oeuvre de la stratégie de développement durable par le gouvernement.

     


    Dominique Voynet, Yves Cochet et Corinne Lepage se prennent un peu la tête (en vidéo). Et si on revenait aux idées simples?

     

    The Economist consacre un dossier au réchauffement climatique.

     

    Enfin, quelques conseils de lecture, par un des animateurs du blog des décroisseurs berrichons, interrogés par mail. Merci à eux de leur réponse!

    "Pour découvrir la Décroissance, le mieux est-il sans doute de commencer par les livres de Serge Latouche, en particulier: Survivre au développement aux éditions 1001 nuits: pas cher, court et clair. 

    L'ouvrage collectif Objectif Décroissance chez Parangon (dans la collection

    dirigée par S. Latouche). Il existe aussi en ligne, deux de ses articles parus  dans le Monde diplomatique  ici et là

    Sur le développement, j'ai particulièrement aimé:

    La fin du développement de Francois Partant Parangon ;

    Défaire le développement refaire le Monde, c'est-à-dire les actes du colloque éponyme chez Parangon (très intéressant mais long) ;

    Le développement l'histoire d'une croyance occidentale de Gilbert Rist Presses de Science Po. ; 

    La convivialité d'Illich est vraiment un excellent  texte !

    Pour un bonne approche de la critique du Progrès, le livre La fragilité de la Puissance d'Alain Gras Fayard est magnifique !

    Bernard Charbonneau me semble être aussi un auteur incontournable. Une présentation très claire de sa pensée se trouve dans Ecologie et Liberté de Cerezuelle, encore chez parangon dans la collection de Latouche: A lire !

    J'ai aussi lu le livre de J.P. Tertrais qui est également une bonne introduction, celui-ci a déjà été réédité et enrichi..."

     

     

    (Dessin: Astérix)