Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • "Le Monde " et quelques oublis dans la chronologie

    Le journal Le Monde a publié, le 13 janvier, une chronologie de la décennie écoulée, intitulée "2000-2010: chronologie des événements".

    Problème, il manque quelques dates: le 11 septembre 2001 et le 21 avril 2002, pour ne citer que les plus importantes.

    Autre source d'étonnement: cet oubli est signalé par un commentateur sur le site du Monde mais aussi par un article sur Le Post, site dans le groupe du Monde. Mais, pourtant, l'oubli n'a pas été réparé.

    le monde.jpg

     

  • Avec Philippe Val à France Inter, qu'est-ce qu'on se marre

    Il ne faut jamais oublier que la formation de base de Philippe Val, c'est le comique.

    C'est pour ça qu'aujourd'hui, s'il juge "inacceptable" (Libé) une chronique de Stéphane Guillon (vidéo ci-dessous), c'est le patron de France Inter qui parle, mais c'est aussi le comique.

    Dresseur de clowns, c'est ingrat comme métier.

    Philippe Val nous avait fait rire dans le rôle du défenseur de la liberté d'expression contre les barbus. Revendiquer le droit de rigoler et aller devant les tribunaux, c'était drôle!

    Et puis, il a eu affaire du dessinateur Siné. Philippe Val lui a démontré que son comique était périmé. Siné, convaincu par son patron, a pris la porte.

    Avec Stéphane Guillon, le problème est plus épineux. Le gars n'est ni un vieux grincheux ni un barbu fanatique. C'est un comique dans la force de l'âge, populaire et incontrôlable.

    Stréphane Guillon est un comique pur: il tape sur tout ce qui bouge. DSK, Sarko, ses patrons à France Inter. Il cartonne tout ce qui détient du pouvoir. Il grossit le trait, caricature les défauts des grands hommes.

    Et Philippe Val, le comique devenu chef, resemble à un adjudant qui glapit des ordres avec fureur. Ah, qu'est-ce qu'on se marre à France Inter!

     

  • Dire ce que les autres ont déjà dit

    duchamp.jpgAvec les blogs, on découvre (ou plutôt on redécouvre) le plaisir de dire ce que les autres ont déjà dit. Ce qu'ils ont dit mieux que nous, et, cela va de soi, avant nous.

    Depuis l'origine, le blog s'inscrit dans une culture du mème: les chaînes de blogueur, sont là pour nous le rappeler.

    Je me faisais cette réflexion en constatant le nombre effarant de billets publiés sur la mort de Philippe Séguin.

    Chacun y est allé de son petit couplet. Pas un qui ne s'est dit: "tout le monde en a parlé, les journaux, la télé, et j'ai déjà lu cinq billets sur le sujet". Ici, et , , , , , , , mais aussi , , , , et forcément .

    Non, ils ont sacrifié à ce plaisir: dire ce que les autres ont déjà dit. Et c'est très bien ainsi.

    "Tout est dit et on vient trop tard", disait un auteur classique qui avait piqué cette phrase à un auteur de l'antiquité, qui lui-même la tenait d'on ne sait qui.

    Dire ce que les autres ont déjà dit est une forme de rituel. Un rituel laïc. Une façon de s'inscrire dans une communauté. Et aussi une façon de se rassurer, peut-être.

     

    illustration: Marcel Duchamp. En avance du bras cassé. Août 1964 (4eme version, après l'original perdu de novembre 1915). Moma

  • Ce que chacun cherche

    Grotte_Arize.jpg

    Ce que chacun cherche, c'est une consolation.

    Mais se consoler de quoi? On ne sait pas, justement. Si on le savait...

    Se consoler d'être des humains? Des êtres à tendance métaphysique.

    Le fait que le monde soit devenu "mondial" rend cette tendance encore plus forte et le besoin de consolation encore plus pressant.

    Dans un monde mondialisé, il n'y a pas de refuge. Juste une pseudo-métaphysique à base de marques.

    Le monde est devenu sans explication, sans refuge.

    Les grands récits qui structuraient notre vision du monde ont perdu de leur lisibilité. A force de science. A force de questions. A force d'oubli de soi, aussi.

    Il ne reste plus à l'homme que cette fonction: parler, écrire.

    La parole guérit. La parole libère et console, un peu.

     

    (photo: La grotte du Mas d'Azil)

  • La presse régionale perd 11% de recettes publiciaires en 2009

    pqr 2009.jpgLa PQR (Presse quotidienne régionale) a perdu "seulement" 11% de ressources publicitaires en 2009. C'est mieux que la presse nationale (-19%), la presse magazine (-15%) et la presse gratuite (-25%). (Les Echos)

    Cette baisse est due, notamment, à la "fuite" des petites annonces vers le Web. Les petites annonces représentent de 30 à 40% des recettes pub de la PQR.

    La diffusion des journaux régionaux, elle, est restée quasi stable (-1%).

  • Fabio Volo , ou le triomphe du non-écrivain

    (Ce billet est écrit en partenariat avec Courrier international)

    1001-FabioVolo-90.jpgFabio Volo est un écrivain qui rencontre un grand succès en Italie, nous rapporte Courrier international. Son secret: être le reflet d'un homme quelconque. Son précédent livre, Le jour de plus, a dépassé le million d'exmplaire.

    Effet miroir

    “Je suis un non-écrivain” : c’est ainsi que se définit cet ancien boulanger et ancien barman de 37 ans. “Je soulage une sorte de créativité, une recherche de l’équilibre, un besoin de bien-être.”

    Avec Fabio Volo, l'effet-miroir fonctionne. Le lecteur, lorsqu’il referme le roman de Fabio Volo, est persuadé qu’il aurait pu l’écrire lui, car il a éprouvé les mêmes sensations, lu les mêmes livres, vu les mêmes films, aimé plus ou moins les mêmes femmes, livré les mêmes batailles entre copains.