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  • Sérendipité, sites d'infos, etc.

    Quelques remarques...

    • Justement, à propos de moteurs de recherche. En consultant les statistiques du blog, j'ai vu que j'étais bien placé sur le mot "sérenpidité". Or, ce mot s'écrit "sérendipité". Ca correspond bien à la définition du mot qui est: "une démarche qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue".
    • Pourquoi cherchons-nous de l'information? Etre mieux informé nous donne un avantage compétitif dans notre travail, pensons-nous. Cette recherche de l'information la plus pertinente se nourrit de la crainte de ne pas être compétitif.

      Les utilisateurs d'Internet sont confrontés au Data smog, un brouillard d'informations qui vous noie. Le livre Data smog date de 1997, à l'aube du net. Le problème n'a fait que s'agraver...

    • Notre façon d'utiliser Internet est à repenser, estiment certains spécialistes. La recherche est souvent erratique. Elle se nourrit souvent de sérendipité. La sérendipité est la caractéristique d'une démarche qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue, en cherchant autre chose, voire rien de particulier.

      Chercher en utilisant les moteurs de recherche, c'est souvent chercher sans chercher, pratiquer le wilfing.
  • Et si les journalistes disparaissaient (1)

    Très intéressante cette interview croisée de deux observateurs de la presse (Française et US) dans Télérama. J'en extrais un passage. On y explique pourquoi il est difficile pour les journalistes d'informer parce qu'ils sont confrontés à plus fort qu'eux: de grosses machines à produire de la com. Et cette com, ils doivent la décrypter.

    L'administration Bush (mais aussi, tiens donc! le département des Hauts-de-Seine), sont cités en exemple de ces grosses machines qui produisent de la com, autrement dit, de la malbouffe informationnelle pour les masses. Mais cette malbouffe ne provient pas que des institutions politiques: les entreprises en sont productrices aussi, et à foison, comme on le sait.

    Télérama: La presse américaine a quand même été secouée par de grosses crises qui ont entaché sa crédibilité : tout récemment encore, le New York Times a publié une fausse lettre du maire de Paris !

    Rick Edmonds : La lettre dont vous parlez avait été envoyée par mail, il y a eu une faille dans la chaîne de vérification. C'est embêtant mais anecdotique. On a connu plus grave, avec la découverte que des journalistes du New York Times ou de USA Today avaient bidonné des articles. Au New York Times encore, une journaliste chevronnée, manipulée par des sources gouvernementales, a publié de fausses informations sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak... Pourtant, malgré ces erreurs, j'ai le sentiment que le niveau d'information général est bon dans les médias américains.

    Bertrand Pecquerie : Je serai moins optimiste que vous ! Juste avant la guerre en Irak, les journaux ont vraiment été du côté de ceux qui défendaient cette guerre.

    Rick Edmonds : Vous avez raison, la presse s'est globalement laissé berner par la communication de l'administration Bush. Plus largement, je suis très inquiet du déséquilibre grandissant entre un petit nombre de journalistes débordés et multitâches, et, en face, un Etat, des administrations, des pouvoirs économiques capables de fabriquer une information sophistiquée avec des services de communication et de relations publiques forts.

    Bertrand Pecquerie : Sur cette question, voyez le département des Hauts-de-Seine. Au service de communication, on compte soixante-dix salariés. C'est, en moyenne, le nombre de journalistes employés dans un journal régional ! Il y a vingt ans, vous auriez eu plus de monde dans ces organes de presse et seulement dix ou quinze personnes à la com du département. Quelle que soit la motivation, le combat devient extrêmement difficile face aux agences de relations publiques, qui vous noient tous les jours sous les nouvelles, les chiffres, etc

    A lire aussi:

  • Lindsey Vonn au champagne photo WSJ

    Lindsey Vonn.jpg
    Non, ce n'est pas pour faire de la pub pour une boisson que je montre cette photo de la fantastique championne de ski, Lindsey Vonn (qui s'est blessée en sabrant une bouteille de champagne avec un ski), mais c'est juste pour vous signaler cette rubrique très sympa sur le site du WallStreeJournal: 24 heures en photo.

  • Quelques liens

     

  • Slate.fr ouvre

    On commence à parler de Slate.fr (et à polémiquer). Ce site a été lancé, entre autre, par l'ancien directeur du Monde, Jean-Marie Colombani.

    En découvrant la version "en travaux" du site, on prête attention aux chroniqueurs et blogueurs qui vont animer le site: Jacques Attali, Jean-Marie Colombani et Eric Le Boucher. C'est du sérieux et, comment dire? Leur coeficient de rebellitude est proche de zéro... Quoique!

    Pour l'instant, il existe une version bêta du site, accessible par les codes secrets suivants (pas très secrets):

    http://beta.slate.fr
    log : honor3
    mdp : y3sw3can

    Le mail qui m'informe de l'ouverture du site précise: "Vous pouvez faire circuler à votre guise cette adresse et les codes d'accès" Donc je le fais. Entre parenthèse, c'est une bonne façon de lancer un site, car cela suscite de la conversation, notamment sur twitter.

    Le site ouvrira à son adresse normale mardi.

    Les fondateurs du site sont Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser.

    Voici ce qu'ils écrivent dans leur présentation:

    "Slate.fr, entreprise indépendante contrôlée par ses fondateurs, a pour ambition de devenir l'un des principaux lieux en France d'analyses et de débats dans les domaines politiques, économiques, sociaux, technologiques et culturels.

    Nous proposerons, en accès libre et gratuit, des analyses, des chroniques, des billets d'humeur, des sélections de liens, de dessins, de photographies et de vidéo, qui mettront en perspective et éclaireront les faits d'actualité et les phénomènes de société en les confrontant avec les contributions des internautes.

    Face à la complexité et aux défis du monde contemporain et en particulier de la crise actuelle, il est impossible de s'abriter derrière des grilles de lecture préconçues. L'analyse de faits avérés, la prise de distance, le recul, la confrontation d'idées, l'argumentation sont pour nous préférables aux réflexes partisans ou militants".

  • Blog femmes engagées

    Je vous signale le blog femmes engagées. Il rassemble Annnieday, CC, Hypos, M., Mrs Clooney, Nelly Margotton, Olympe, Quitterie et Trublyonne.

    Si j'ai bien compris le principe, elles publient sur ce blog le lundi. Les autres jours, retrouvez les sur leur blog respectif.

  • Enchanté, moi c'est Brushing!

    Je voulais revenir, très vite, sur le traitement journalistique de l'interview du chef de l'Etat.

    Hier soir, je commentais chez Sarkofrance qui parlait du brushing de Guy Lagache, un des journalistes. "Les journalistes ont été nuls", pour résumer l'article.

    Le SNJ-CGT est un peu du même avis. La profession de journaliste ne sort pas grandie de l'exercice, selon le syndicat. (Nouvel Obs)
    Vogelsong a vu un spectacle "paresseux".
    Philippe Bilger compare les journalistes à un mur sur lequel le président s'entraine à jouer au tennis. Il se demande si le problème de ces journalistes ne serait pas une "compétence trop relative pour autoriser une véritable vigueur intellectuelle".

    Mais laissons la parole à Coluche:

    "Et puis alors t'as la télévision. Alors le mec y rentre du boulot. Le soir à 8 heures c'est les informations. Clac ! T'as les mecs qui arrivent là avec des tronches de premier de la classe comme c'est pas permis, tu vois ?
    Bonjour Brushing. Enchanté, moi c'est Brushing ! Bon.
    Alors les mecs ils te disent les informations. Parce qu'ils ce disent :
    "On va leur dire les informations, c'qui s'est passé, un p'tit peu pour qu'ils soient au courant."
    Alors voilà ce qu'ils disent...
    Les gens disent que j'dis que des conneries, alors là j'ai noté ! Maintenant je vais dire les leur. Alors voilà... Informations hein... A la télé... 8 heures... Tronches de premier de la classe, rillettes sous les bras hein !" (Coluche _ Et puis y'a la télé)