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18 août 2008
Décontextualiser
Penser autrement, c'est ce que j'aimerai pouvoir faire en lançant cette petite série d'articles. Tout d'abord en observant quelques mécanismes de pensée induits par les médias.
Voici les autres billets de la série: 1. Présentiser 2. Négativiser 3. Décontextualiser 4. Mythologiser 5. Provincialiser 6. Dominer 7. Emouvoir
3. Décontextualiser
Cette décontextualisation va de pair avec le caractère arbitraire de la présentation de l'information. Autrement dit, on passe du rebelle Ouighour à un accident sur l'autoroute des vacances avant d'enchaîner sur le dernier spectacle de Laurent Gerra. Trois catastrophes à la suite, ça fait beaucoup! ;-)
Là encore, on peut se demander quel lien on peut faire entre ce tendance à la décontexualisation et notre façon de penser.
Photo: France 24
Publié dans Journalisme, Société | Lien permanent | Commentaires (7)


Commentaires
Ecrit par : Killcow | 18 août 2008
Voilà: ne rien expliquer, faire comme si les gens avaient le minimum de connaissance du sujet, c'est une façon bien superficielle de traiter l'information. Mais, le problème est de trouver un spécialiste qui pourra nous expliquer la situation...
Ecrit par : Eric | 18 août 2008
:-)))
Sans oublier de glisser une page "culture" à propos du téléfilm produit par la chaîne...
Il n'y a guère qu'Arte qui fasse encore de la mise en perspective avec des sujets longs sur les événements et des émissions complémentaires pour décortiquer les faits (le dessous des cartes par exemple !).
Ecrit par : Monsieur Poireau au CDI ! | 19 août 2008
Ca me fait penser aux différentes manières de photographier un personnage par exemple. De face, le personnage reste 'neutre', en plongée il est 'soumis' voire 'écrasé', en contre-plongée il est 'tout puissant' voire 'inquiétant'.
Ecrit par : mag | 23 août 2008
Informer en profondeur sur un fait demande surtout du temps. Or le journaliste doit écrire dans l'urgence de la deadline de remise de son papier.
Comment mettre en perspective les faits quand on ne connait pas grand chose au sujet et que l'on a que quelques heures pour enquêter ?
Ce problème est aggravé par la non-spécialisation des journalistes. Ceux-ci sont le plus souvent issus de filières générales multidisciplinaires (Sciences Po...) qui offrent l'avantage de pouvoir parler de tout... sans rien connaître en profondeur. Et les écoles de journalisme proprement dite n'offrent quasiment que des cours de "technique" (rédaction, prises de son/vue, réalisation...). La spécialisation ne se fait que sur le terrain (le manque de connaissances ou l'approximation est d'ailleurs assez flagrant dans les actualités économiques ou juridiques/législatives).
Une solution serait peut être, comme, il me semble, aux Etats Unis de privilégier l'embauche de journalistes ne sortant pas des "écoles de journalisme proprement dite" mais plutôt titulaire d'un master universitaire dans des domaines précis.
Ecrit par : Kimio | 25 août 2008
Oui, en effet.
Décontextualiser ça produit aussi cet effet de déformation, un peu inquiétant, car face à l'information on peut se sentir "hors contexte", donc sans repères.
Ecrit par : Eric | 25 août 2008
Ecrit par : hervé torchet | 25 août 2008
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