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  • De skyblog à Facebook

    Il semblerait que les "jeunes" aient migré de skyblog vers Facebook. C'est ce que remarque Jean Véronis, dans son dernier article sur les blogs:

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    "On voit très clairement la progression jusqu'à la mi-2007. Les vacances scolaires ont été fatales... A la rentrée scolaire, les copains ont changé, et visiblement les habitudes aussi (et c'est le moment où Facebook a émergé en France) ! La fin 2007 a hésité, et la chute est constante depuis. Il est vrai que Skyblog a changé officiellement de nom pour Skyrock Blogs, comme Alphoenix me l'a fait remarquer sur Twitter, il faut donc être prudents. Cependant, il semble que tout le monde continue à parler de Skyblog, comme d'ailleurs le JDN. Au demeurant les requêtes Skyrock et Skyrock Blog sont elles-mêmes en déclin".
    • A lire ailleurs: La mode des apéros géants Facebook sévit dans l'Ouest de la France. On attend le prochain, au Mans, le 15 mai. Si les autorités ne l'annulent pas...
  • Enquêter ou s'immerger

    L'émission d'Harry Roselmack (TF1) nous propose d'aller En immersion (c'est son titre). L'enquête porte sur les musulmans salafistes de Marseille.

    A la différence de l'émission "Les Infiltrés", Roselmack enquête sans caméra cachée. Mais, du coup, certains lui reprochent d'être trop conivent avec ceux qu'il interviewe. Ne donne-t-il pas une image trop lisse des salafiste, communauté ultra minoritaire et intégriste de l'Islam de France? "Ils ont sûrement essayé de donner une bonne image, admet Roselmack. Mais je réfute le terme de manipulation. Notre format ne fonctionne que si l'on est dans la vérité." De ce point de vue, en effet, il a raison: pratiquer un langage de vérité envers ses sources est le meilleur moyen, pour le journaliste, d'engager une relation saine.

    Mais l'enquête "en immersion" n'a pas évité quelques dérives. L'épisode du "mouton dans la voiture" est désormais célèbre (La Provence). Quelques jours plus tard, Harry Roselmack et son équipe ont été pris à parti par des badauds alors qu'ils filmaient.

    La Loi du ghetto

    Plus classique est l'enquête menée par Luc Bronner dans son livre La Loi du ghetto (chez David Dufresne). Je le cite:

    "Dans son nouveau livre, l’ancien lauréat du prix Albert Londres qualifie les lieux de « désert journalistique ». C’est un endroit avec ses « hiérarchies invisibles », avec ses guerres sans nom, sans fin, et ses déshérences. Bronner appelle les lieux comme il se doit : « la loi du ghetto ». Depuis quatre années, Luc Bronner, pour Le Monde, fait ce que tout le petit monde des grands médias a lâché, ou presque : les banlieues françaises. Son travail est plus qu’utile. Il est rare."

  • Des journalistes se mettent nus pour sauver Nice Matin

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    Des journalistes de Nice Matin ont posé nus, un journal placé à l'endroit que la décence nous interdit de nommer _ pour la bonne cause: alerter sur leur sort. Ils sont en conflit avec le propriétaire du titre, le Groupe Hersant Media, qui veut vendre le siège historique de la société.

    Ils s'expliquent sur leur blog:

    "C'est pas qu'on est farouche. Mais quitte à se désaper autant que ce soit pour une bonne cause. Sauver notre entreprise, celle-là elle nous botte. Alors on l'a fait. Pour Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin. Hersant, lui, peut aller se rhabiller. On est prêts à donner notre chemise après l'avoir mouillée, mais pas pour un actionnaire lointain qui nous a rachetés il y a à peine deux ans, n'a pas investi un sou de plus que sa mise de départ (qui, au passage, sera aussi son bonus de sortie) et veut aujourd'hui que l'on éponge ses dettes."

  • Mais pourquoi diable veulent-ils nous inflitrer?

    Récemment, l'émission Les Infiltrés (France 2) a fait polémique. (Rue89) Sans parler de la dérive qu'a connu cette émission (des journalistes avaient dénoncé leurs sources à la police), la forme de l'émission a suscité l'interrogation, depuis le début. Un journaliste doit-il opérer à visage masqué?

    Dans un autre genre, l'émission Envoyé spécial qui s'"infiltre" dans un centre d'appel, pour enquêter chez les téléopérateurs.

    On a aussi vu l'enquête de Florence Aubenas sur la précarité. La journaliste s'est déguisée pour "infiltrer" le monde des femmes de ménages.

    Ce recours à l'enquête "inflitrée" ou "en immersion", appelle plusieurs interrogations:

    1. Tout d'abord, qu'est-ce qu'on apprend qu'on n'apprendrait pas avec une enquête classique?

    2. Nous vivons dans une société de contrôle où les individus sont fichés et tracés. Le reportage "inflitré" n'est-il pas une façon de poursuivre le contrôle des individus? Et ce, d'autant plus quand les personnes qu'on infiltre sont des précaires et des "modestes".

    3. Le journalisme d'immersion n'est-il pas un signe que les journalistes (qui font partie de l'élite culturelle) sont trop coupés de la population?

    D'autres interrogations?

  • L'information n'est pas "commercialement viable"

    Cet article de Robert G. Picard, cité par Journaliste-entrepreneur (via Owni), nous éclaire sur la difficulté de rentabiliser les médias. Selon ce spécialiste de l'économie des médias, l'information n'est pas commercialement viable. Les propriétaires de médias devraient rechercher d'autres sources de revenus que celles tirées directement de l'information, nous assure-t-il.

    "L’information n’a jamais été un produit commercialement viable parce que la majorité du public a été, et demeure, réticente à payer pour l’information. Par conséquent, l’information a toujours été financée par des revenus qui dépendaient de la valeur de cette information pour d’autres activités."

    Son article balaie l'histoire de l'information depuis le Moyen Age. La conclusion: l'information n'est pas commercialement viable et ne l'a jamais étée.

    "Se concentrer sur l’information en tant que produit commercial peut apparaître futile, mais les fournisseurs d’information feraient bien de consacrer leurs efforts à créer d’autres activités commerciales qui pourront subventionner l’information. Je pense à la création d’événements, à l’éducation, à la formation, à la vente de livres, de voyages et à une variété d’activité de merchandising. Il y a un siècle, beaucoup d’éditeurs subventionnaient leur activité d’information avec ce type d’activités et certains continuent à le faire. Il est probable que les fournisseurs d’information devront s’appuyer sur une gamme plus large de flux de revenus dans le futur plutôt que de se limiter aux seuls revenus en provenance des acheteurs et de la publicité comme c’est le cas aujourd’hui."

  • Murdoch contre Google pour faire payer l'internaute

    Rupert Murdoch, le patron de médias, a annoncé qu'il voulait limiter le contenu disponible sur les sites d'information aux "titres", "premiers paragraphes" ou à "quelques articles". (Nouvel Obs) C'est cohérent avec sa stratégie visant à rendre payants les sites d'information.

    Son objectif: dresser une forteresse autour de ses sites et encercler les internautes. "Quand ils n'auront plus nulle part où aller, ils paieront", a-t-il déclaré.

    "Nous allons empêcher des gens comme Google, Microsoft ou quiconque de prendre nos informations gratuitement", a déclaré l'actionnaire principal de News Corporation, qui refuse que les sociétés utilisent les articles "pour rien". Rupert Murdoch possède un véritable empire médiatique à l'échelle mondiale, dont le quotidien britannique The Times et le journal américain The New York Post.

    Combien d'internautes sont prêts à payer pour un site d'information de meilleure qualité?

  • Un tweet = 0,02 gramme de C02 dans l'atmosphère

    Internet, ça pollue. Chaque envoi d'un message sur Twitter se traduit par l'émission de quelque 0,02 gramme de C02 dans l'atmosphère, selon une étude. (Le Point)

    Heureusement que Claude Allègre n'est pas sur Twitter.