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  • Yahoo, l'Iran et l'utilité de mettre à jour un site d'information

    Mise à jour (lundi 12 octobre): Slate.fr a mis son article à jour, précisant que Yahoo a démenti l'information initiale (après avoir lu ce billet?)

    Une information, publiée sur Zdnet, laissait entendre que la société Yahoo aurait livré les noms de milliers d'internautes au pouvoir iranien. Mais Yahoo a rapidement démenti.

    Le journaliste de Zdnet, Richard Koman, a donc mis à jour son billet. Il explique avoir tiré son information d'un blog écrit en farsi et appartenant à un groupe d'opposition. (Paul Carr, deTechcrunch s'étonne que l'information n'ait pas été recoupée)

    Il semblerait que les responsables du site français slate.fr, qui ont repris l'information de Richard Koman, n'ont pas suivi. Ils n'ont pas mis à jour cette information et n'ont pas inclu le démenti de Yahoo. (pour plus d'infos, on peut lire l'article de Jérôme Hourdeaux, sur le site du Nouvel Obs

    Ce petit exemple illustre la difficulté du journalisme online: la vie d'un article ne s'arrête pas quand on a appuyé sur le bouton "publier". Et il ne suffit pas d'écrire à la fin de l'article "Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Ecrivez-nous", comme le fait slate.fr. Il faut aussi que les journalistes effectuent le suivi...

     

  • Journalisme sur le net, conversation, réputation, etc.

    Intéressant, le compte-rendu que Marc Mentre fait d'un débat qui s'est déroulé lors des Assises du journalisme.

    Il met notamment l'accent sur la notion de journalisme de conversation:

    "Le journalisme de conversation est sans doute l’un des éléments les plus importants parmi les mutations que connaît actuellement le journalisme. Plusieurs intervenants ont montré que c’était un moyen d’abaisser la “barrière”, qui existe entre les journalistes et leurs lecteurs/internautes, et ajoute Pierre Haski, “un moyen pour les journalistes de retrouver leur crédibilité”. Reste la question de la manière de gérer cette activité chronophage. Toutefois, pour tous les intervenants de la tribune, c’est un incontournable."

    Pour mémoire, le journalisme de conversation c'est quand un blogueur se fait délicieusement engueuler par un insider des médias qui traite ses opposant de "fachos"! Je plaisante, bien sûr, mais en matière de journalisme de conversation, les journalistes ont encore un peu de boulot à faire... On n'a pas dit que c'était facile: on sait également que les médias sur le net sont l'objets d''attaques' de la part de commentateurs anonymes.

    Enfin, à lire également, l'enquête du les rédaction en .fr, un document mis en partage par Jean-Marie Charon.

    Enq Redacfr
    View more documents from Mentre.
  • Vendredi, Jacques Rosselin et les blogueurs

    Quelques mots sur un entretien auquel j'ai participé. C'est une interview de Jacques Rosselin, fondateur de l'hebdo Vendredi. La rencontre s'est faite à l'initiative de l'ami Vogelsong, qui a retranscrit une partie des propos. A lire chez lui.

    Etait également présent Narvic, la discussion s'est tenue au Café Croix-Rouge, un café parisien. A un moment de l'entretien, nous avons vu Philippe Geluck passer dans la rue, mais ça n'a rien à voir.

    C'était intéressant de discuter à la fois de façon légère mais avec le désir d'apprendre des choses sur le fonctionnement d'un journal. D'essayer de comprendre comment cela fonctionne, ce projet qui mêle le journalisme et l'expression citoyenne (mais les deux ont-ils des raisons d'être séparés?)

    Concrètement, Jacques Rosselin nous a dit être à la recherche d'un partenaire financier pour poursuivre l'aventure. Son équipe travaille au projet éditorial qui sera prêt sous peu.

    J'ai posé à Rosselin une question qui, bizarrement, l'a mis un peu mal à l'aise: "Pourquoi n'avez-vous pas de blog?" Il a répondu:

    "J’ai peur de bloguer. Vous (les blogueurs) êtes des gens impitoyables. Vous êtes méchants (sourire) ! Sérieusement. Je suis trop sensible à la critique. Je lisais des gens sur les blogs critiquer Vendredi ou dire que nous étions ceci ou cela, cela me heurtait vraiment. J’ai du mal avec la critique dure et les trolls. Il faut avoir la peau dire pour bloguer
    De toute façon, un blog sur quoi ? Les blogueurs… ?"

  • Le mobile accélère la mutation du journalisme

    Le téléphone mobile est un des outils qui modifie notre rapport à l'information: comment elle se fait, comment elle circule. C'est en substance ce qu'explique Benoït Raphaël (LePost) dans cette vidéo. (plus d'infos)

    C'est une des discussions qui est menée lors des Assises du journalisme, qui se tiennent du 7 au 9 octobre, à Strasbourg.

  • Les journalistes et le combat du Monde diplomatique

    Dans le dernier numéro du Monde diplomatique, Serge Halimi fait un tour d'horizon de la crise de la presse (crise qui n'épargne pas le Monde diplomatique, dont les ventes sont en baisse depuis 2003, malgré un sursaut en 2008 _ ainsi que le précise Halimi).

    Un des grands mythes qui a accompagné l'aventure du journalisme, c'est celui du journaliste garant de la démocratie. Halimi le relativise:

    "Si les tourments des médias indiffèrent une large fraction de l’opinion, c’est pour partie qu’elle a compris une chose : la mise en avant de la « liberté d’expression » sert souvent de paravent aux intérêts des propriétaires de moyens de communication. « Cela fait plusieurs décennies, estime le cofondateur du site dissident CounterPunch.com Alexander Cockburn, que les journaux dominants ont plutôt fait obstruction ou saboté les efforts destinés à améliorer notre situation sociale et politique. » Les enquêtes et reportages diligentés par la presse, de plus en plus rares, permettent surtout de préserver la fiction d’un journalisme d’investigation pendant que prolifèrent dans d’autres pages faits divers, portraits, rubriques de consommation, de météorologie, de sport, copinages littéraires. Sans oublier le simple copier-coller de dépêches d’agences par des salariés en voie de déqualification rapide".

    Les grands groupes médiatiques sont mis en cause: 

    "En 1934, le dirigeant radical français Edouard Daladier fustigeait les « deux cents familles » qui « placent au pouvoir leurs délégués » et qui « interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse ». Trois quarts de siècle plus tard, moins d’une vingtaine de dynasties exercent une influence comparable, mais à l’échelle de la planète. Le pouvoir de ces nouvelles féodalités héréditaires — Murdoch, Bolloré, Bertelsmann, Lagardère, Slim, Bouygues, Berlusconi, Cisneros, Arnault… — excède souvent celui des gouvernements. Si Le Monde diplomatique avait dépendu de l’une d’entre elles, eût-il mis en cause le contrôle de l’édition par Lagardère ? Le destin qu’Arnault inflige à ses ouvrières ? Les plantations de Bolloré en Afrique ?

    Serge Halimi donne l'exemple de Libération où le directeur, Laurent Joffrin, s'affiche "en tribun de la liberté de la presse":

    Revenant sur les conditions de son départ de Libération, le quotidien qu’il avait fondé, après qu’Edouard de Rothschild eut fait irruption dans le capital du journal, Serge July précise : « Edouard de Rothschild (…) acceptait de s’engager financièrement, pour autant que je m’engage à quitter non seulement mes fonctions, mais le journal. Je n’avais pas le choix, j’ai accepté tout de suite. » Il est assez piquant que son successeur, imposé par l’actionnaire, prétende aujourd’hui s’afficher en tribun de la liberté de la presse.

  • Ils bloguent

    Quelques liens et une vidéo:

    (video trouvée chez Hervé Torchet, évidemment)
  • L'explosion des médias sur le net

    A voir, cette animation, publiée par The Economist. Elle montre ce qu'on pourrait appeler l'explosion des médias sur Internet.

    J'ai retenu trois instantanés de cette vidéo.

    La publication d'images et de contenus en tout genre est en explosion. L'accélération est très forte.

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    Les "anciens médias" voient leurs recettes publicitaires diminuer.
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    La publicité devrait se déplacer vers Internet et les contenus mobiles.
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