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  • De mon microblog

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    Huit liens sortis de mon microblog :

     (photo: chez Robert)

  • Regarder le ciel noir à Paris et au Liban

    36b8ee9ce27113ccd8d3657984ace4e1.gifEt le ciel est devenu noir, d'un seul coup. Il était 18 h. Il faisait chaud. Les nuages ont abscurci le ciel. Je sortais de chez le marchand de journaux, avec le magazine Time. Sur la couverture il titrait: "The Fire this Time" et montrait un ciel encore plus noir. Le Liban, avec la fumée d'un incendie.

    Je suis entré au Canon des Gobelins. J'ai commandé un Coca, attendant l'orage. L'orage éclata aussitôt. Seules les catastrophes anodines sont prévisibles. Un orage comme on n'en avait pas vu depuis des mois. Les éclairs se déchaînaient.

    Les personnes dans le café observaient l'orage formidable. Dehors les parapluies se sauvaient. Sentiment agréable d'appartenir à une communauté, même si elle est provisoire: les gens du Canon des Gobelins pendant l'orage.

    J'ai ouvert le Time. Page 20: le Liban en flamme. Un homme sur le toit d'un immeuble, assis sur une chaise dans une pose décontractée. Il regarde la fumée noire des incendies, dans la ville juste devant lui. Et moi qui le regarde.

    En occident, sommes-nous réduits à n'être que des spectateurs de spectateurs?

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  • Adoptez un widget

    J'ai ajouté un nouveau widget à ma colonne de gauche.

    Ce widget affiche les derniers billets de blogs publiés avec le mot "médias" (plus d'info ici).

    J'ai aussi autoroll, qui affiche des liens vers des blogs "voisins" de celui-ci. En ce moment: le Cabinet de subversion, Nuesblog, Filaplomb. Ceux qui font ce widget ont élaboré un classement des blogs en fonction du nombre de visiteurs (Crise dans les médias est 38ème).

    Mon plus ancien widget est le blogitexpress.

    Voir ici un annuaire de widgets.

    En Français un widget s'appelle un "composant d'interface graphique".

  • Lenteur

    02f17496574256fff553934b7e4ed9d6.jpg"Slow is beautifull" titre Newsweek. Un numéro spécial voyage qui conseille de prendre son temps. En effet, de plus en plus de gens voyagent autrement: plus lentement, sans programme établi, en débranchant les téléphones portables.
    Alors que les Américains découvrent les joies de la lenteur, les Français votent pour "travailler plus pour gagner plus". Etrange inversion des valeurs...

    Nicolas Sarkozy voyage en coup de vent. Falcon + yacht: trois jours et les vacances sont pliées. Retour en France: jogging avec Fillon. Puis aller retour pour saluer Angela Merkel. Bref, l'agitation permanente. Pour quels résultats?

    Bouger, ça ne fait pas une politique. Tout mouvement n'est pas utile.

    Il faut distinguer entre une "juste mobilité" et une "fausse mobilisation", écrit Peter Sloterdijk dans la Mobilisation infinie. Il a observé, comme d'autres, que nos société vivent dans l'urgence, le zapping. Pour Nicolas Sarkozy, ce zapping est une façon de faire adhérer les citoyens à sa politique. Une façon de mimer l'action, au lieu d'agir vraiment. Et de dissimuler l'essentiel.

    Sortir du rythme fou de l'actu

    Le journal L'Humanité a choisi de ne pas "s'embraquer dans le train fou de cette propagande." Ainsi, hier il publiait un dossier sur "l'économie de l'immatériel", qui étudie la stratégie du gouvernement en matière d'économie numérique, culture, etc. (télécharger le rapport sur "l'économie de l'immatériel" en Pdf).

    Et si la lenteur était l'arme fatale contre "Sarko speed"?

  • Paris Hilton verse dans la spiritualité

    paris-hilton-.jpgParis Hilton a été vue avec une Bible sous le bras (ici en gros plan). Elle portait aussi Le Pouvoir du moment présent, un livre de méditation, et un sac à main bleu. Rappelons aux ignorants que Mlle Hilton est une délinquante, condamnée à 45 jours de prison pour avoir... pour avoir fait quoi au juste?

    (Photo credit: Splash)

  • La capitalisme d'héritier, de Thomas Philippon

    medium_phil.jpgEnfin un livre qui explique les difficultés de l’économie française: Le capitalisme d’héritier, de Thomas Philippon. La crise française est d'abord est d'abord le fruit de relations sociales marquées par l'insatisfaction et la méfiance. Cette situation est notamment due au "capitalisme d'héritier" (capitalisme familial) qui privilégie un management conservateur et frustrant pour les salariés.

    "S’il y a bien en France une crise de la valeur travail, elle n’est pas celle que l’on croit. Il n’y a pas de disparition du désir de travailler. Contrairement aux idées reçues, les Français accordent plutôt plus d’importance au travail que la plupart des Européens, et ils sont parmi les premiers à enseigner à leurs enfants à travailler dur. (…) S’il y a d’un côté un désir de travailler, et de l’autre une volonté d’entreprendre, comment se fait-il qu’il y ait une crise du travail ? Que l’on interroge les patrons ou les ouvriers, les managers ou les employés, on arrive au même constat : la France est le pays développé où la part des gens satisfaits de leur travail est la plus faible". (Thomas Philippon)

    Pierre Bilger, sur son blog, synthétise les principales idées de ce livre:

     

     

    • Les travailleurs français veulent travailler et les entrepreneurs veulent entreprendre.
    • Les rigidités institutionnelles «n’expliquent au mieux qu’un huitième des variations du chômage entre les pays, et moins d’un tiers des variations des taux d’emploi».
    • La «crise du travail en France» est «une crise non pas du désir individuel de travailler, mais de la capacité à travailler ensemble. En effet, la France est le pays développé où les relations de travail sont les plus mauvaises à la fois du point de vue des dirigeants d’entreprises et du point de vue des employés», la véritable «exception française» selon l’auteur.
    • Or «statistiquement, la qualité des relations sociales dans l’entreprise explique 70% des variations de taux d’emploi entre les pays (…). C’est deux fois mieux qu’avec les variables institutionnelles classiques (taux de remplacement et durée des allocations chômage, taux d’imposition du travail, coûts de licenciements, etc.)».
    Améliorer les relations au travail, et si c'était ça, la priorité?