
Les internautes passent plus de temps en moyenne sur Facebook que sur l'ensemble des sites de Google. Ces statistiques produites par Comscore sont calculées pour les Etats-Unis.
source: Business insider
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Les internautes passent plus de temps en moyenne sur Facebook que sur l'ensemble des sites de Google. Ces statistiques produites par Comscore sont calculées pour les Etats-Unis.
source: Business insider
A l'heure où certains parlent de fin du blog, je viens de découvrir ce nouveau blog, lancé hier. Le Journal de Socrate veut faire le lien entre philosophie et journalisme.
D’un côté, des philosophes qui pratiquent ou analysent le journalisme. De l’autre, des journalistes qui ressentent le besoin de se doter d’outils philosophiques comme d’une boussole. Les un-e-s et les autres trouvent dans ce blog un espace dédié à leurs recherches et réflexions. Dans la mesure où leur démarche est de nature philosophique, les sociologues des médias rentrent également dans le cadre du philojournalisme.

Le clou du spectacle, c'est l'article de Jean-François Kahn parodiant le style figaresque d'Etienne Mougeotte.
On voit bien ce qu'a voulu dénoncer Marianne par ce recours à la parodie et au faux.
Mais le procédé laisse perplexe.
Bien sûr, le journal expliquait qu'il s'agissait d'une fiction. Mais une fiction annoncée en Une, et présentée sur le même plan que les vraies informations.
Ces trois cas sont, bien sûr, très différents les uns des autres. Mais ils ont un point commun: de fausses infos sont publiées, en guise d'exercice de style.

1. Devoir de vérité. Au lecteur, le journaliste doit la vérité. Il doit établir la vérité de faits.
2. Le vrai du faux. Les informations présentées comme vraies le sont-elles toujours? Beaucoup de mensonges sont érigés en vérité, simplement du fait qu'ils sont crus par le plus grand nombre.
"Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux" écrivait Guy Debord dans la Société du spectacle. Ca n'a pas pris une ride.
3. Parodie. Nous vivons (peut-être) une époque où l'apparence prend le pas sur la réalité, où la citation prime sur l'original. Pour soutenir l'intérêt du public, certains médias en viennent à se parodier, parodier les autres.
Et vous, avez-vous relevé des cas étranges d'information fausses mises en scènes comme des vraies infos?
Jay Rosen, professeur de Journalisme, envisage l'avenir des journaux sur Internet (Le Monde).
Citant l'exemple du New York Times, il reconnait que l'altruisme et l'engagement des lecteurs sera nécessaire pour trouver des ressources supplémentaires. Selon lui, en effet, seuls des lecteurs très engagés accepteront de payer:
"Ce que va mettre en place le New York Times, début 2011, n’est pas à proprement parler un "mur payant". Il va essayer de faire payer deux groupes de lecteurs: ceux qui sont prêts à verser de l’argent parce que le New York Times est important pour eux et qu’ils souhaitent le faire vivre ; et les grands utilisateurs du site qui le visitent plusieurs fois par jour et trouvent pratique d’avoir accès à l’intégralité du contenu."
En revanche, Rosen se montre peu optimiste quand au modèle "tout payant" choisi par Rupert Murdoch pour le Times britanique.
C'est un article passionnant qu'a publié Cyrille Franck.
Il y remet en cause une idée reçue: celle de la démocratisation permise par Internet. Or, selon lui, au lieu de favoriser la prise de pouvoir de l'audience, Internet consacre la montée en puissance d'une nouvelle classe dominante: les spécialistes d'Internet, consultants et autres dirigeants d'agence web, etc. On peut aussi les appeler les netocrates.
"En réalité, les nouvelles technologies consacrent surtout l’avènement d’une nouvelle classe dominante : ceux qui les maîtrisent.
Tout comme les maires du Palais ont remplacé les monarques mérovingiens (les fameux “rois fainéants”), comme la bourgeoisie a remplacé l’aristocratie après la révolution française… Aujourd’hui se construit lentement sous nos yeux une nouvelle classe médiatico-commerciale qui prend le pas sur les héritiers d’une économie vacillante
Jeunes journalistes 2.0, communicants et marketeux technophiles, experts et consultants en réseaux sociaux, entrepreneurs du secteur technologique… Tous ceux qui s’adaptent à l’accélération du changement pour non seulement survivre mais en vivre."