Le classement Wikio de la catégorie Société en exclusivité.
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Médias: l'audience a pris le pouvoir

Quelques liens.
Il serait absurde que la troisième agence mondiale n'ait pas une applicationion sur iPad, sur les smartphones, ainsi qu'un site Internet. On ne peut pas dire à la fois que l'AFP est une marque forte, mettre en avant son rôle public et civique, et lui interdire l'accès au Web. Comment imaginer qu'Associated Press (AP) et Reuters lancent des applications en français sur les appareils mobiles et pas l'AFP ? (applicatEmmanuel Hoog, PDG de l'AFP)
- Prise de pouvoir de l'audience: 10 conseils de Jay Rosen, prof à l'Ecole de journalisme de Science Po
Conseils à des étudiants en journalisme. Le n°2: N’oubliez jamais que le public en sait plus que vous.
"Non seulement, dans son ensemble, il en sait bien plus que vous, mais il peut aussi s’adresser à vous et vous aider. Le New York Times l’a bien compris qui puise désormais dans les compétences de ses millions de lecteurs internautes. Un rubricard doit suivre 1.000 comptes Twitter sur son secteur pour s’aider dans sa couverture ! "
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Wikio et la sagesse des foules (Jean Véronis)
Wikio a décidé de se gonfler les muscles au Twitter. Plus réactif, plus près du web en temps réel.
"Trop d'info tue l'info. Faire émerger de ce magma les signaux intéressants, voilà le Graal algorithmique que je poursuis, et depuis que Wikio a bien voulu me confier le pilotage de ses Labs, je consacre à cette quête une bonne partie de mon temps et de mon énergie. "
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Le journalisme entame sa "réforme" (autopromo)
Ce qui se produit, avec l’avènement des médias sociaux, c’est une démocratisation de la publication. Chacun peut publier gratuitement, instantanément, en direction du monde entier. Chacun peut aussi organiser le web à sa façon, comme un conservateur de musée accroche les tableaux d’une d’une exposition.
photo: Angers mag
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Houellebecq, la carte, le territoire et le Goncourt

EuhVous êtes au courant? Michel Houellebecq a sorti un nouveau bouquin...
Oui, forcément, vous êtes au courant. Vous passez pas votre vie à écouter les chansons de Michel Sardou, vous aimez la littérature aussi. Et tous les journaux en parlent.
D'ailleurs, c'est bien foutu ces articles qui sortent avant le livre.
Ca s'appelle un teasing, vous me direz.
Mais ce teasing là est spécial, parce que Houellebecq essaie de s'y montrer sous son meilleur jour. Pas de passages graveleux dans le roman. Pas d'attaques contre les religions. Rien qui puisse choquer en vue du Goncourt.
Oui, vous le savez, sa palanquée d'amis influents, Beigbeder, Sollers et les autres, n'ont pas encore réussi à lui obtenir cette preuve (s'il en était besoin) de son génie.
Lui, l'écrivain mondialement connu, n'attend que l'approbation de Tahar Ben Jelloun et des autres jurés du Goncourt.
Las, il semblerait que Ben Jelloun ait peu apprécié le dernier roman de Houellebecq, La Carte et le territoire.
Comme l'obtention du Goncourt n'est qu'une question purement littéraire, on se demande comment le maître de Clément (le chien sur la photo) a pu échapper à la récompense suprême.
Le problème c'est que la concurrence est rude. Ainsi que l'a résumé Elisabeth Badinter, le Goncourt doit se jouer cette année entre Houellebecq et Virginie Despentes.
(photo: Houellebecq info _ via VincentGlad)
citation de E. Badinter: chez Pierre Assouline
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Par là!
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Où sont les vrais gens?
Erwann Gaucher a eu l'idée de relever le nombre de "vrais gens" représentés dans les journaux de la presse nationale, une journée donnée. En fait, peu de "vrai gens", autres que les hommes politiques, sportifs et autres "célébrités" (célèbres parce qu'elles sont passées à la télé).
Moins de 10 personnes "réelles" sont représentées dans des journaux tels que Le Monde, Le Figaro ou Libération.
Selon Gaucher, les journalistes tombent dans ce qu'il appelle, le syndrôme de l'envoyé spécial:
Les rédactions des quotidiens nationaux, dans lesquelles on trouve pourtant beaucoup de très bons journalistes, tombent de plus en plus dans le "syndrome de l'envoyé spécial ". Cette habitude étrange qui vous pousse à ajouter cette fameuse mention après votre nom lorsque vous allez faire un reportage au Havre, à Quimper ou à Marmande. Nos amis de amis de Libération (décidément, on va penser que je m'acharne) en sont devenus spécialistes.
Et lorsqu'on ne va plus à la rencontre de ces lecteurs car on est trop pris à couvrir l'actualité des décideurs, comment faire pour savoir ce qu'ils pensent ? On commande un bon vieux sondage des familles. Le genre de ceux que l'on retrouve dans l'édition du 27 août de Libération (p.3), mais aussi dans celle du Figaro (p.3) ou dans Le Point de cette semaine.