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  • Le plus grand pouvoir des médias

    Le plus grand pouvoir des médias n'est pas de parler de tel ou tel sujet ou de mettre en lumière telle ou telle personne. Le vrai pouvoir, c'est de taire un sujet*.

    Ne pas parler d'un sujet dans les médias, c'est le condamner à une mort médiatique, une mort symbolique.

    "Les médias ne parlent de nous que lorsque il y a un fait divers ou une émeute", disent les habitants des banlieues. Et les ruraux? On ne les entends même pas se plaindre de ne pas assez exister.

    Une des principales causes de décès des adolescent, c'est le suicide. Les médias n'en parlent pratiquement jamais.

    La faim dans le monde est peu montrée (voir l'étude récente de La Croix).

    Lors de la catastrophe en Haïti, on a très peu parlé des haïtiens. On a surtout parlé des Américains et des Occidentaux sauvant les haïtiens.

    Les médias parlent peu des programmes politiques et se concentrent sur les petites phrases et les combats de personnes.

    Finalement, le pouvoir des médias est bien plus étendu qu'on ne le croit.

     

    *"L'influence la plus déterminante que les médias exercent sur la politique ne procède pas de ce qui est publié mais de ce qui ne l'est pas. De ce qui est occulté, passé sous silence" Manuel Castells, dans le dernier Manière de voir, consacré à Internet, révolution culturelle.

  • Publier ailleurs

    Depuis quelques temps, j'ai le désir de publier ailleurs que sur ce blog. Et c'est ce que je vais faire, sans savoir pour l'instant si je vais ou non arrêter « Crise dans les médias ».

     

    1. Twitter. Je publie régulièrement sur Twitter depuis mai 2007. Les partages de liens se font sur Twitter (parfois je les publie d'abord sur Delicious et ils sont reversés sur Twitter).

    La conséquence, c'est que je publie moins de billets de liens sur ce blog. C'était pourtant le genre de billet que j'aimais bien. Et ça permettait aussi de signaler des billets intéressants. Avec Twitter, j'ai été moins assidu dans cet exercice.

     

    2. Tant de bons blogs « médias ». Quand j'ai lancé 'crise dans les médias ', en 2005, peu de blogs traitaient de ce sujet. Et puis, la crise des médias est apparue sur le devant de la scène, notamment pendant la présidentielle.

    Depuis, les différents aspects de la crise ont été débattus: concentration des médias entre les mains d'industriels, fuite de la publicité vers Internet, pouvoir des journalistes miné, essor des médias sociaux, précarité des journalistes, connivence entre les journalistes et le pouvoir, etc.

    Aujourd'hui, tous ces thèmes sont bien connus. Et il n'y a pas dix mais cent blogs sur les médias. Et certains sont excellents. Les journalistes bloguent sur le sujet, des personnes avec beaucoup d'expérience, beaucoup de recul. Certains blogs sont d'un tel niveau que je peux seulement les lire et dire « chapeau ». Par conséquent on peut se demander si un blog comme « crise dans les médias » a encore sa place dans ce paysage.


    3. Un autre espace. Pour l'instant, je n'ai pas décidé d'arrêter ce blog. Je le poursuivrai, peut-être, mais à un rythme moins soutenu qu'avant. Et je vais investir un autre espace de publication.

    Ces petits détails techniques ont leur importance: un blogueur est quelqu'un qui écrit pour le plaisir; ses écrits n'ont presque aucune valeur (monétaire, s'entend); pour autant, il se doit de les valorises et de construire sa maison, son refuge virtuel.

    Et puis, surtout, il doit protéger quelque chose qui est vital pour lui: le désir, cette impulsion qui sert de détonateur quand on débute quelque chose et qu'on doit entretenir pour que cela continue. Mais cela, on n'en est pas le maître...