25 avril 2008

Il a osé le dire

De l'interview du chef de l'Etat, nous retiendrons cette phrase mémorable: "Est-ce qu'on peut bouger ce pays sans que ça provoque des mouvements ?"
 (Le Monde

Réponse: non. Si on bouge, il y a mouvement. Et si on arrête de s'agiter, qu'est-ce qui se passe?

Rue Mouffetard

Commentaires

Vi, sse tip-là ne sé pa cauzé céfran…
fo-t'il an rire ou pleurer ?
;O))

Ecrit par : JeandelaXR | 25 avril 2008

Clap clap clap bien vu. Bonne journée

Ecrit par : Falconhill | 25 avril 2008

En effet, un petit moment à déguster...

Ecrit par : jotbou | 25 avril 2008

On notera tout de même que, depuis hier, le verbe bouger devient transitif. Et c'est tout de même grâce à notre bien aimé Conducator, vous ne pouvez le nier !

Ecrit par : Didier Goux | 25 avril 2008

@Didier Goux,

Bougez de ce blog et n'y revenez plus!

Ecrit par : Eric | 25 avril 2008

L'abominable journal gratuit "Direct Soir" avait bien employé le verbe "bouger" il y a quelques mois, avec Fillon (ou Hortefeux ?) en couverture, avec cette superbe locution héroïque : "Il veut faire bouger la France".

On notera dans ce lyrisme le degré de neutralité de ce papier même pas cul...

Ecrit par : balmeyer | 25 avril 2008

C'est en effet assez bizarre comme phrase... Quand on lance un cailloux dans l'eau on fait des sillons jusqu'à l'autre bout du lac. En quoi bouger un pays ne ferait pas de vagues?

Ecrit par : Jordan Chénard | 25 avril 2008

Qualifier de mouvement ce qui vous résiste, ce qui résiste à la tentation d'un pouvoir qui ne supporte pas la critique est, une fois de plus, un détournement de sens.
Qualifier ce mouvement de désir de révolte, de désir d'arrêt de réformes hasardeuses serait plus honnête.
De plus il ne me semble pas qu'un Président soit élu pour bouger un pays, il est élu pour gérer au mieux des intérêts de ceux qui l'ont élu le pays.
Jusqu'à preuve du contraire, le Président est élu par les votants qui par ce choix pensent améliorer leur condition.
Si le contrat n'est pas rempli, et que la liberté de virer, pardon de bouger le président qui n'a pas rempli le contrat ne peut se réaliser, alors on peut qualifier de mouvement le désir de foutre dehors ce pitoyable guignol.

Ecrit par : michel | 25 avril 2008

c'est rudement joli comme phrase quand même....mais ça révèle un beau bazar dans sa tête

il aurait dit le contraire , "est ce qu'on peut faire des mouvements sans bouger ! " ça aurait signifié qu'il cherche à faire du sur place, comme ma grand mère quand elle nageait, c'était étonnant, elle faisait ses mouvements de brasse correctement mais n'avançait pas d'un mètre , ne bougeait absolument pas.

cela traduit évidemment sa volonté de bouger, lui, d'avancer, de caracoler, de s'élever, sans que le peuple ne moufte
c'est juste un bel aveu.

Ecrit par : anne | 25 avril 2008

@Michel,

bien dit!

Ecrit par : Eric | 25 avril 2008

Cela me rappelle quelque chose :
http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2007/05/23/fustige-le-bougisme.html

Ecrit par : Dominique | 25 avril 2008

Bravo Dominique: j'avais oublié cette fustigation du bougisme présidentiel.

Ecrit par : Eric | 25 avril 2008

Pour faire une comparaison avec ce que pensent les touristes étrangers de Paris : "le principal inconvénient de Paris, ce sont les parisiens", je crois que pour notre président "le principal défaut de la France ce sont les Français" !

Ecrit par : Vivi | 26 avril 2008

Mais pourquoi il veut toujours bouger, on se demande !
:-)

Ecrit par : monsieur Poireau | 26 avril 2008

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