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  • Baudrillard

    medium_baudrillard_1.JPGJean Baudrillard est mort (le 6 mars dernier). A part Libération, les médias en ont très peu parlé. Rien d’étonnant à cela : Baudrillard était un des plus grands intellectuels de ce temps et non pas joueur au football. Ceci explique cela.

    Ces dernières années, le pensée de Baudrillard a tournée autour de l’idée de « disparition du réel ». Le réel devient tellement présent qu’il disparaît. L’exemple, c’est la Guerre du Golfe. On voit les images à la télé. On est abreuvé d’images. Et en fait « la guerre du Golfe n’a pas eu lieu », selon l’expression de Baudrillard.

    La mondialisation, d’une certaine façon, réalise tous les rêves (faustiens) de l’homme. Grâce à la technique tout est possible. On peut tout faire (à condition d’avoir de l’argent, c’est entendu). Et c’est justement parce que le système est parfait que ça devient l’enfer. La mondialisation c’est l’absence d’adversaire. Et, brusquement, ça explose le 11 septembre 2001. Baudrillard a d’ailleurs écrit un texte sur ce sujet, "l’esprit du terrorisme ». Ceux qui n'y ont rien compris l'ont accusé de complaisance à l'égard des terroristes. Gros scandale. 

    A écouter absolument :

     

    « On a tué la réalité ». Série de deux émissions, présentées par Elisabeth Lévy.

    L’émission « Là-bas si j’y suis ».

    France Culture rediffuse quelques émissions.

    Article du Monde (et un deuxième ici)

  • "Crise dans les médias" en Lettonie

     

    medium_carto-medias.2.jpg

    Très bonne idée de Christophe Druaux (Ouinon). Il a regroupé "les principaux blogs francophones" (c'est lui qui le dit) sur une planisphère. Chaque continent réuni les blogs d'un même thème.

    "Crise dans les médias" se retrouve en Lettonie. Etre sur cette carte, c'est formidable. Merci Ouinon!

    Pour fêter ça, je sens que je vais arrêter de bloguer pendant quinze jours. Non, je plaisante...

    ;-) 

  • Iségoria: le pouvoir local du citoyen

    Demain soir, je participerai à la deuxième édition d'Iségoria.

    Iségoria, c'est un débat, organisé par Hugo Bréant. Hugo est un blogueur du réseau freemen. Il est étudiant en Histoire et Sciences Politiques. "Tous les mardis soir, autour d’un repas biologique, je vais réunir autour d’une thématique, un témoin lié au sujet qui viendra faire partager son expérience et sa connaissance et six citoyens qui viendront apprendre et échanger en posant des questions au témoin et débattre en exprimant librement leurs points de vue" explique Hugo.

    Ce mardi le débat portera sur le pouvoir local du citoyen. Christophe Grébert, blogueur bien connu, (Monputeaux.com) sera le témoin, la personne qui nous fera partager son expérience. Un débat intéressant en perspective, quand beaucoup de blogueurs se demandent comment donner une véritable portée à leur travail de journaliste citoyen.

  • Pourquoi cette coupure

    Après ces deux semaines loin du blog, quelques explications.

    Mais avant tout, voici ce que j’en conclus : 

    • Je ne suis pas très accro au blog. Ces 15 jours n’ont pas été pénibles. C’est donc que le blog n’occupe pas une place trop importante.
    • Un blog peut se passer de blogueur: la preuve, pendant 15 jours les commentateurs qui l'ont fait exister.
    • En 15 jours, le nombre de visites et le classement (bon vote, alianzo, etc.) a baissé, ce qui m’a laissé froid. En revanche, ce qui m’a manqué c’est de répondre aux commentaires. Cet aspect conversationnel du blog est important. C’est là que gît la source de l’addiction…
    • Bravo à Don! Il a pris le contre-pied de mon attitude en publiant un billet par jour pendant 15 jours...

     J’ai arrêté de bloguer pour trois raisons:

    1. Raison profonde

    Ce blog porte un regard critique sur les médias. Y compris le blog qui est un mini média, un « ego-média ».

    Le blogueur est un consommateur d’infos, avant d’être quelqu’un qui écrit. Il est sans cesse menacé de tomber dans l’addiction.

    J’ai voulu expérimenter sur moi-même ce qui se passe quand on arrête de surconsommer de l’info.

    Et que se passe-t-il ? On est plus relax. Et on se rend compte que 90% des infos qu’on ingurgite habituellement ne nous servent à rien.

    2. Raison circonstancielle

    Je saturais : cette campagne électorale me gonflait.

    Globalement, les blogueurs, nous légitimons ce qui se passe. Or, ce qui se passe, c’est l’absence de débat sur des sujets essentiels. Au lieu de ce débat, on s’intéresse aux sondages, aux petites phrases, aux manœuvres. Moi le premier. C’est pourquoi j’ai décidé de lever le pied pour réfléchir un peu. Si c’est possible…

    3. L’occasion

    Comme je l’ai dit, Bertrand m’a tendu une perche en me proposant de choisir deux semaines au hasard pour arrêter de bloguer. J’ai contourné sa règle, puisque j’ai choisi deux semaines, mais pas au hasard. Je le remercie pour son idée, très bonne.