Jean Baudrillard est mort (le 6 mars dernier). A part Libération, les médias en ont très peu parlé. Rien d’étonnant à cela : Baudrillard était un des plus grands intellectuels de ce temps et non pas joueur au football. Ceci explique cela.
Ces dernières années, le pensée de Baudrillard a tournée autour de l’idée de « disparition du réel ». Le réel devient tellement présent qu’il disparaît. L’exemple, c’est la Guerre du Golfe. On voit les images à la télé. On est abreuvé d’images. Et en fait « la guerre du Golfe n’a pas eu lieu », selon l’expression de Baudrillard.
La mondialisation, d’une certaine façon, réalise tous les rêves (faustiens) de l’homme. Grâce à la technique tout est possible. On peut tout faire (à condition d’avoir de l’argent, c’est entendu). Et c’est justement parce que le système est parfait que ça devient l’enfer. La mondialisation c’est l’absence d’adversaire. Et, brusquement, ça explose le 11 septembre 2001. Baudrillard a d’ailleurs écrit un texte sur ce sujet, "l’esprit du terrorisme ». Ceux qui n'y ont rien compris l'ont accusé de complaisance à l'égard des terroristes. Gros scandale.
« On a tué la réalité ». Série de deux émissions, présentées par Elisabeth Lévy.
L’émission « Là-bas si j’y suis ».
France Culture rediffuse quelques émissions.
