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  • Le Huffington Post se développe grâce aux blogueurs benevoles

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    Le Huffington Post a trouvé un modèle économique et concurrence les grands journaux américains (Les Echos).

    Le Huffington Post a su transformer son audience en revenus : il devrait réaliser un chiffre d'affaires de 30 millions de dollars cette année et vise une croissance de 100 % l'an prochain. La base du modèle : l'internalisation à outrance. « Au début, c'était une obligation, car nous n'avions pas d'argent pour travailler avec des prestataires externes, sourit Eric Hippeau. Finalement, c'était une bonne stratégie. » Ainsi, la société emploie 35 développeurs dans le monde. Les 3,5 millions de commentaires générés tous les mois sur le site sont, eux, modérés en interne par une équipe de 25 personnes, quand la plupart des autres médias optent pour une gestion externalisée.

    Ce modèle repose largement sur l'activité de blogueurs bénévoles:

    Le « Huff Post » s'appuie aussi sur 10.000 blogueurs qui fournissent un contenu gratuit -600 articles sont mis en ligne tous les jours. « Nous ne rémunérons pas les blogueurs, mais nous leur apportons une audience de masse et des services : nos outils de publication, notre service de modération. Et la seule chose que nous leur demandons, c'est de publier en premier chez nous. »

     

     

  • Kim Jong-Il héros d'un Tumblr

    Je ne sais pas qui est l'auteur de ce Tumblr qui nous montre Kim Jong-Il dans diverses situations, mais faisant toujours la même chose: il regarde. Là, il regarde des seaux en plastique. http://kimjongillookingatthings.tumblr.com/

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  • La pipolisation des journalistes

    Après les hommes politiques, c'est au tour des journalistes d'entrer dans les magazines people.

    Un phénomène plutôt nouveau, semble-t-il. Les présentateurs du JT sont starisés depuis longtemps. Ils sont abonnés à la couverture de télépoche et autre mag télé.

    Mais trouver un journaliste d'une rédaction écrite dans un magazine people, c'est plus nouveau. Fabrice Lhomme et Fabrice Arfi n'ont rien de stars people. Il n'ont pas, pour autant, ce qu'o appelle un physique de radio. Col mao élégant pour le premier, barbe finement sculptée pour le second, les deux journalistes de Mediapart ont posé pour le photographe de Grazia.

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    Une explication, peut-être: les journalistes de Mediapart viennent du web. C'est un écran, ce qui favorise la pipolisation. Mais, surtout, ils ont subi une forte médiatisation suite à leurs révélation sur l'affaire Woerth et, plus récemment, le vol d'un ordinateur dans les locaux de leur journal. Ces journalistes sont devenus sujets du journalisme et acteurs de l'actualité.

    En revanche, personne ne s'étonnera de voir Laurence Ferrari dans Gala. Image classique d'une star du petit écran mettant en scène son bonheur.

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    Audrey Pulvar est entrée de son plein gré dans l'univers des journalistes people par le biais d'un reportage de Paris Match en 2009. Depuis, être exposée dans les magazines la dérange un peu. Elle et Arnaud Montebourg réclament 45 000€ à Closer pour atteinte à la vie privée.

     

    Quant à Ali Baddou,sa présence dans les magazines people semble moins évidente. Ce journaliste, 36 ans, diplômé en philosophie, officiait il y a peu à France Culture. Et, déjà, le très sérieux Jeune Afrique, signale: "elles tombent toutes sous le charme du jeune journaliste Ali Baddou. Fils d’ambassadeur, agrégé de philosophie, ex-présentateur de la matinale de France Culture et chroniqueur du très branché Grand Journal de Canal+, ce Franco-Marocain de 35 ans a tout pour plaire."

    La présence quotidienne du journaliste dans une émission télévisée, voilà ce qui lui vaut ce statut envié de people. La semaine dernière, il était dans Voici. Voilà:

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    Allez, pour vous récompenser d'être arrivé jusque là, voici la photo d'un (vrai?) journaliste dans les bras d'une vraie people. clic!

  • L'outing de Jean-Pierre Pernaut (Houellebecq)

    Dans La Carte et le territoire, le roman qui a valu à Michel Houellebecq de décrocher (enfin) le prix Goncourt, un personnage porte le nom de Jean-Pierre Pernaut et il fait son outing. Il apparaît dès la page 26 du livre:

    « Comment se fait-il que les nouveaux cuisiniers », demanda-t-elle après une première gorgée, je veux dire les cuisiniers dont on parle, soient presque tous homosexuels ?
    — Haaa !... » Anthony s'étira voluptueusement sur son siège, promenant sur la salle de son restaurant un regard ravi. « Alors là ma chérie c'est le grand secret, parce que les homosexuels ont toujours a-do-ré la cuisine, depuis l'origine, mais personne ne le disait, absolument personne. Ce qui a beaucoup joué je crois, c'est les trois étoiles de Frank Pichon. Qu'un cuisinier transsexuel puisse décrocher trois étoiles au Michelin, ça, c'était vraiment un signal fort !... » Il but une gorgée, sembla se replonger dans le passé. « Et puis, évidemment ! » reprit-il avec une animation extraordinaire, évidemment ce qui a tout déclenché, la bombe atomique, ça a été l'outing de Jean-Pierre Pernaut !
    — Oui, c'est sûr que l'outing de Jean-Pierre Pernaut, ça a été monstrueux... » convint Georges de mauvaise grâce. « Mais tu sais, Tony... » poursuivit-il avec des tonalités sifflantes et querelleuses, « au fond ce n'est pas la société qui refusait d'accepter les cuisiniers homosexuels, c'est les homosexuels
    qui refusaient de s'accepter en tant que cuisiniers. Regarde, nous, on n'a pas eu un article dans Têtu, rien, c'est Le Parisien qui a parlé du restaurant en premier. Dans le milieu gay traditionnel, ils trouvaient ça pas assez glamour de se lancer dans la cuisine. Pour eux c'était popote, c'était popote, exactement ! » Jed eut soudain l'intuition que la rancune évidente de Georges s'adressait, aussi, aux bourrelets naissants d'Anthony, commençait lui-même à regretter un obscur passé cuir et chaînes, préculinaire, enfin qu'il valait mieux changer de sujet. Il reprit alors habilement sur l'outing
    de Jean-Pierre Pernaut, sujet évident, énorme lui-même en tant que téléspectateur avait été bouleversé son : « Oui, c'est vrai, j'aime David » en direct devant les cameras de France 2 resterait à ses yeux un des moments incontournables de la télévision des années 2010, un consensus s'établit rapidement à ce sujet, Anthony resservit une tournée de bas armagnac. « Moi je me définis, avant tout, comme téléspectateur ! » lança Jed dans un élan fusionnel qui lui valut un regard surpris d'Olga.

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