09 novembre 2010

L'outing de Jean-Pierre Pernaut (Houellebecq)

Dans La Carte et le territoire, le roman qui a valu à Michel Houellebecq de décrocher (enfin) le prix Goncourt, un personnage porte le nom de Jean-Pierre Pernaut et il fait son outing. Il apparaît dès la page 26 du livre:

« Comment se fait-il que les nouveaux cuisiniers », demanda-t-elle après une première gorgée, je veux dire les cuisiniers dont on parle, soient presque tous homosexuels ?
— Haaa !... » Anthony s'étira voluptueusement sur son siège, promenant sur la salle de son restaurant un regard ravi. « Alors là ma chérie c'est le grand secret, parce que les homosexuels ont toujours a-do-ré la cuisine, depuis l'origine, mais personne ne le disait, absolument personne. Ce qui a beaucoup joué je crois, c'est les trois étoiles de Frank Pichon. Qu'un cuisinier transsexuel puisse décrocher trois étoiles au Michelin, ça, c'était vraiment un signal fort !... » Il but une gorgée, sembla se replonger dans le passé. « Et puis, évidemment ! » reprit-il avec une animation extraordinaire, évidemment ce qui a tout déclenché, la bombe atomique, ça a été l'outing de Jean-Pierre Pernaut !
— Oui, c'est sûr que l'outing de Jean-Pierre Pernaut, ça a été monstrueux... » convint Georges de mauvaise grâce. « Mais tu sais, Tony... » poursuivit-il avec des tonalités sifflantes et querelleuses, « au fond ce n'est pas la société qui refusait d'accepter les cuisiniers homosexuels, c'est les homosexuels
qui refusaient de s'accepter en tant que cuisiniers. Regarde, nous, on n'a pas eu un article dans Têtu, rien, c'est Le Parisien qui a parlé du restaurant en premier. Dans le milieu gay traditionnel, ils trouvaient ça pas assez glamour de se lancer dans la cuisine. Pour eux c'était popote, c'était popote, exactement ! » Jed eut soudain l'intuition que la rancune évidente de Georges s'adressait, aussi, aux bourrelets naissants d'Anthony, commençait lui-même à regretter un obscur passé cuir et chaînes, préculinaire, enfin qu'il valait mieux changer de sujet. Il reprit alors habilement sur l'outing
de Jean-Pierre Pernaut, sujet évident, énorme lui-même en tant que téléspectateur avait été bouleversé son : « Oui, c'est vrai, j'aime David » en direct devant les cameras de France 2 resterait à ses yeux un des moments incontournables de la télévision des années 2010, un consensus s'établit rapidement à ce sujet, Anthony resservit une tournée de bas armagnac. « Moi je me définis, avant tout, comme téléspectateur ! » lança Jed dans un élan fusionnel qui lui valut un regard surpris d'Olga.

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Commentaires

HOUELLEBECQ, ROI DES "CONCIERGES EN REVOLUTION"

Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.

Auteur d'une littérature minable écrite pour des minables qui l'adulent, cette face d'avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.

Houllebecq est le chantre des ratés. D'où son formidable succès.

Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l'insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d'abruti.

Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c'est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l'onde pure de l'esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l'intemporel vol de l'âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres crasseuses sur les neiges éternelles de l'Art.

L'époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houllebecq est le plus fameux de ses représentants.

De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.

Roi des Dupont auxquels il s'adresse, Houllebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l'emballage de ses bouquins chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.

Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.

Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de nabot.
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Complément de l'article
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Pour rappel, voici ,un extrait de l'interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :

Vignale - Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?

Raphaël Zacharie de IZARRA - Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.

J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.

J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.

http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html

Raphaël Zacharie de IZARRA

Écrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 16 novembre 2010

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