11 août 2009
Les journaux français sous perfusion
Ce qui est étonnant dans cet article des Echos, c'est que l'idée principale n'est pas développée au début de l'article, comme c'est le cas d'habitude. On la trouve tout à la fin, comme par inadvertance. Et cette idée, ce fait, c'est que les journaux sont soutenus financièrement par des aides publiques, qui ont été accrues cette année.
"Sans visibilité, les journaux, s'en sont remis à la puissance publique. En organisant les états généraux de la presse, le président de la République a montré qu'il s'intéressait de très près à leur sort en débloquant 600 millions d'euros sur trois ans, en plus du milliard d'euros d'aides publiques déjà versées chaque année, pour les aider à traverser cette mauvaise passe.
Mais la presse française ne s'est pas dessinée un avenir : à l'issue de la grand-messe les éditeurs se sont raccrochés à des mesures palliatives (défiscalisation…), qui lui donnent un sursis, mais guère de perspectives de développement."
Cette semaine, les Echos poursuivront chaque jour leur enquete sur la crise de la presse, en France et dans le monde.


Commentaires
Qui plus est, cette "aide", sa provenance et son "mécène", ne laissent guère espérer une presse véritablement indépendante. Couillue. Velue. Mais plutôt discrètement connivente ...
Écrit par : Philippe Sage | 12 août 2009
J'avais fait une note a ce sujet :
http://rimbusblog.blogspot.com/2009/05/liberte-censure-et-deontologie.html
Écrit par : rimbus | 12 août 2009
Écrit par : Didier | 12 août 2009
Tu n'as pas tort! L'essentiel c'est de montrer une courbe qui descend.
@Rimbus,
Merci pour le lien.
Écrit par : Eric | 12 août 2009
:)
Écrit par : FredMJG | 12 août 2009
Chez moi en banlieue, pas mieux. La plupart des magasins de presse sont fermés. Et quand ils sont ouverts, il faut passer tôt sinon il n'y a plus de journaux. Les 2 cafés tabacs presse ont été repris par des chinois bien sympa, mais qui ont une connaissance assez relative de la presse... Il y a aussi ceux qui ne prennent pas tout, comme les cafés tabac presse du Perreux qui pour une raison mystérieuse (bien qu'ils me l'aient déjà expliqué) prennnent "Aujourd'hui" mais pas "Le Parisien" avec le cahier central local, intérêt principal de ce quotidien...
Malaise de la presse, baisse de ressources de pubs, difficultés vis à vis des autres médias et d'internet d'accord, mais le problème de la distribution se pose vraiment là !
Écrit par : jpc/parisbanlieue | 12 août 2009
Ainsi, la Nouvelle république du Centre (NR) qui est en situation de monopole sur la région de Tours et de Poitiers, connait aussi de graves difficultés, au point de prévoir un plan social important.
Pourtant, la NR a évolué, a changé de maquette, changé de format, et est passée aux photos en couleurs... Sauf que le fond n'a pas changé. La ligne éditoriale est d'une complaisance incroyable vis-à-vis des notables locaux, et a toujours été très "TINA"...
Les journaux ne devraient pas compter sur la pub ou sur l'aide de l'Etat, il en va de l'indépendance de leur ligne éditoriale... Un animal mord rarement la main qui lui donne sa pitance...
Écrit par : des pas perdus | 12 août 2009
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