04 juin 2008
Pas rentable le web 2.0?
Facebook, twitter, wikio... Les réseaux sociaux sont à la mode. Mais pas rentables, semble-t-il.
La réflexion est partie de cet article du Financial Times: Le web 2.0 échoue à générer des revenus.
"Pour le célèbre journal britannique, il commence à devenir clair, alors que le mouvement du web participatif a été lancée il y a plus de quatre ans, que la plupart des entreprises qui ont développé leur activité dans ce domaine n’ont toujours pas trouvé de modèle économique". (Homo numéricus)
Plusieurs facteurs se conjuguent, repris dans l'article cité:
1. Les recettes publicitaires en ligne diminuent. Ainsi par exemple, Read Write Web rapporte que l’affaiblissement de la croissance économique aux Etats-Unis entraîne une diminution des revenus publicitaires en ligne dans ce même pays, ce qui est une situation nouvelle.
2. Le contenu amateur, ça ne suffit pas à produire un site de qualité. "Plus profondément, c’est toute la logique de production de contenus propre au Web 2.0 qui semble remise en cause. Car si les UGC (« user generated contents ») alimentent un usage communautaire des sites et services, il semble malgré tout difficile de se passer totalement des contenus produits par les industries culturelles pour obtenir de grosses fréquentations".
3. Les services proposés ne sont pas toujours utiles. "Toujours plus de start-ups, offrant des services toujours plus improbables, avec des perspectives de rentabilité toujours aussi nulles".
Publié dans web | Lien permanent | Commentaires (13)


Commentaires
Il faudrait leur envoyer Elkabbach ;-)
Ecrit par : phil | 04 juin 2008
http://andy-verol.blogg.org
Ecrit par : Andy Verol | 04 juin 2008
merci de ton com'
;-)
@andy,
Tu as compris? Le contenu amateur, c'est de la daube.
Ecrit par : Eric | 04 juin 2008
Ecrit par : Gaël | 04 juin 2008
Ecrit par : Filaplomb (éditeur) | 04 juin 2008
Ce qui a foutu la merde dans le 2.0 ça été exactement ça: lui donner un nom!!! O'Reilly aurait dû mettre cette appellation en veilleuse au lieu de se rétracter quelques temps plus tard.
Aussitôt le nom établi, la spéculation peut débuter. Et qui dit spéculation dit BULLE!!
Le 2.0 a trainé l'idée que le web arrivait avec de nouveaux modèles. Alors voilà le far-west d'ouvert. Ou plutôt, pour cité madamde Petrowski, le FAR-WEB.
Mais il n'en est rien.
Le web est géré en majorité comme un MULTI-MÉDIUM. Et non pas en un médium à part entière. Donc nous retrouvons tous les modèles connus sous un même toît (magasines, journaux, télé, panneau publicitaire, etc...). Jolie bouillie.
Le web sera toujours le web. Pas de 2.0 ou 3.0...
Ecrit par : Jordan Chénard | 04 juin 2008
Ecrit par : Didier B | 04 juin 2008
Du reste, cela prouve que l'esprit de partage communautaire, même modernisé au niveau Internet, n'est pas plus rentable pour ceux qui rêvent "de se faire des couilles en or"... et c'est tant mieux !
Ecrit par : BertranD | 04 juin 2008
"Le web est géré en majorité comme un MULTI-MÉDIUM. Et non pas en un médium à part entière. Donc nous retrouvons tous les modèles connus sous un même toît (magasines, journaux, télé, panneau publicitaire, etc...). Jolie bouillie."
Oui, tu as raison. Internet est loin d'être un concept unitaire. Donc, l'expression web2.0 est trompeuse.
Ecrit par : Eric | 04 juin 2008
1/ le web dit 2.0 concerne essentiellement l'information au sens large. Non seulement celle-ci n'était pas valorisée (on ne savait pas comment la valoriser) avant le 2.0 mais Internet en général et le 2.0 en particulier ont généralisé le fait que l'info devait être gratuite sur le web. C'est si vrai que lorsque certains ne mettent à lancer des sites payants, on le remarque et on s'interroge.
2/ le modèle économique regarde la pub comme l'alpha et l'oméga : point de salut hors de la pub. Le tout conforté par le transfert des investissements sur Internet au détriment des autres supports. Le fait que les investissements publicitaires diminuent n'a pas d'impact tant que la part Internet dans ces investissements augment de façon importante. Mais ce manque d'imagination à créer un nouveau modèle économique en dit long sur la façon dont les entrepreneurs considèrent le web 2.0.
Je me permets d'ajouter que twitter ou facebook et encore plus wikio ne sont pas des réseaux sociaux au sens strict - sauf a dire que "Crise dans les Medias" parce qu'il regroupe des lecteurs est aussi un réseau social. LinkedIn, Viaduc, oui. Sont ils économiquement viables ? J'en doute.
Ecrit par : Didier | 05 juin 2008
Ecrit par : M. | 05 juin 2008
Tu as raison, la définition de "réseaux sociaux" devrait être précisée.
L'idée que je m'en fais, c'est un service web où les gens interagissent, créent une page personnelle (profil)...
Tu dis: "Mais ce manque d'imagination à créer un nouveau modèle économique en dit long sur la façon dont les entrepreneurs considèrent le web 2.0."
A côté du gratuit, il y a possibilité de développer des services premium. C'est le cas, par exemple de Viadeo (anciennement Viaduc, je crois). Le mix de gratuit et de payant est peut-être une solution. Rentable? A voir!
@M.,
On attend des infos plus précises. Merci de ton commentaire.
Ecrit par : Eric | 05 juin 2008
Le web 2.0 est une joli évolution du web, qu'il ne soit pas rentable cela freinera les sites qui poussent comme des champignons et c'est tant mieux !
Ecrit par : eMeRiKa | 05 juin 2008
Écrire un commentaire