01 mai 2008
Elire le Top 100 mondial des intellectuels
La revue Foreign policy propose aux internautes de choisir parmi une liste de 100 intellectuels. Parmi ces 100 il y a 5 français:
- Jacques Attali
- Thérèse Delpech
- Esther Duflo
- Alain Finkielkraut
- Olivier Roy
Je ne sais pas ce que vous inspire cette liste de cinq noms...
Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (27)



Commentaires
Ecrit par : Nicolas J | 01 mai 2008
Il y en a "un certain nombre" dont j'apprends l'existence.
Ecrit par : franssoit | 01 mai 2008
Ecrit par : Dominique | 01 mai 2008
Amos Oz, réalisateur
Orhan Pamuk, auteur
Mario Vargas Llosa, auteur
Paul Krugman, économiste
Jeffrey Sachs, économiste
Ecrit par : abadinte | 01 mai 2008
Ecrit par : Didier Goux | 01 mai 2008
Ecrit par : Irène | 01 mai 2008
Ecrit par : Irène | 01 mai 2008
J'espère que ce qualificatif pour l'écrivain et d'abord romancier qu'est Amoz Oz (plus qu'estimable) est une plaisanterie. On ne l'aurait pas confondu par hasard avec Amoz Gitaï (autre intellectuel plus qu'estimable) qui lui est un auteur de cinéma sans livres à son actif ? Si tel est le cas, cela nous en dit long sur le sérieux de ce classement.
Ecrit par : Dominique | 01 mai 2008
Irène Yunus est à l'opposé politique de moi. Il trouverait que Reagan et Thatcher sont des communistes tellement ils ne sont pas libéraux.
Quant à Umberto Eco, je suis pas fan de ses romans de gare.
Ecrit par : abadinte | 01 mai 2008
Et Olivier Roy, il ne collabore pas à la revue de temps en temps?
@Abadinte,
Moi je vote pour Noam Chomsky, c'est évident. Qui d'autre?
@Franssoit,
je suis comme toi, Esther Duflo ne me dit rien du tout.
Ecrit par : Eric | 01 mai 2008
Ecrit par : Le Monolecte | 01 mai 2008
abadinte : Ha, ha. Faut vraiment n'avoir rien lu d'Eco pour parler de "romans de gare"... Et je ne parle pas de son influence comme chercheur, conférencier et éditorialiste.
Cela dit, c'est vraiment le fourre-tout. On se demande ce que veut dire le concept d'intellectuel.
Eric : Si, pour Olivier Roy, idem. Et pour Esther Duflo : une rapide recherche indique qu'elle enseigne l'économie du développement au MIT. Chez nous, elle a entre autres donné des conférences à l'Université de tous les savoirs, ce qui est plutôt sympathique. Mais on peut lire aussi des articles donnés au Monde, à Libé, etc. Elle fait partie des chercheurs qui ont mis en évidence l'importance cruciale d'une implication des femmes pour la réussite des politiques de développement économique et social.
Ecrit par : Irène | 01 mai 2008
Irène, Eco fait de la pub dans le métro, à la radio, à la télé, est achalandé dans les meilleurs Relay H des meilleures gares : c'est un roman de gare. ;)
Ecrit par : abadinte | 01 mai 2008
Cela me semble plus que réducteur. J'étais en fac et en séminaire de maîtrise, à la rentrée de janvier notre prof (spécialiste de littérature médiévale) élimine la chanson de Roland que nous devions étudier ensemble : il y avait plus urgent, Le Nom de la Rose ! Et que l'on mange de l'Umberto Eco pendant un autre semestre ! Le livre est chiant ? mais ce n'est pas important : il faut voir l'intérêt culturel !Je me présente alors au Capès et qu'est-ce qui sort ? Une citation d'Eco en référence au Nom de la Rose que je venais juste d'étudier, avec toutes ses sources. Je ne dis rien, même si je sais que mon prof est membre du jury du Capès. Et puis un mois plus tard, qu'apprend-on ? Que les copies ont été dérobées dans la loge du concierge ! Abomination ! Horreur ! Je dois donc recomposer en oubliant Eco, mais heureusement j'avais lu Perec, Flaubert, Mallarmé, Rimbaud et Molière pour moi seul et c'est eux que j'ai cité alors dans cette comédie de concours. Et quand je tente de demander à cet enseignant si son choix d'Eco était volontaire, il est évident qu'il ne m'a pas répondu à propos des magouilles de concours. Mais je le savais déjà.
Ecrit par : Dominique | 01 mai 2008
un peu comme le classement du gendre idéal, de la plus belle fille du monde ou de celui qui en une plus grosse ?
Ecrit par : anne | 02 mai 2008
Oui, la présence de Benedict est un grand éclat de rire.
@Irène,
Ce qui me désempare dans cette liste c'est moins la présence de Thérese Delpech ou Esther Duflo (qui sont des chercheuses) que de Finkie, Attali et Roy, qui ne sont pas des intellectuels, au sens classique du terme, mais des lobbyistes banals.
Eco, bien sûr est un grand.
@Anne,
C'est un classement de notoriété, de popularité. Si j'ai bien compris...
Ecrit par : Eric | 02 mai 2008
Je pense que le classement est celui de ceux en qui l'on se reconnait. Mais bon il ne faut pas non plus oublier d'où vient Foreign Policy! Il fait partie d'une ONG américaine visant à promouvoir le libéralisme dans le reste du monde. C'est donc l'organe de presse d'un lobby américain.
Ecrit par : abadinte | 02 mai 2008
Ecrit par : Eric | 02 mai 2008
"Je pense que le classement est celui de ceux en qui l'on se reconnait."
ah oui ?....mais alors du coup , quid de la notion "d'intellectuel "?
cela voudrait-il dire que ceux en qui on se reconnait MERITENTd'être considérés plus "intellectuels" que les autres ? et surtout serait-ce notre propre jugement qui estampillerait 'intellect' autrui, parce qu'il conforte nos convictions ? un miroir en somme...
tjs pas certaine de la définition d'un intellectuel, mais plutôt un homme ou une femme érudit, ou ayant un savoir faire , ayant aussi une expérience de terrain, un savoir être donc aussi, capable de penser certes, de méditer, mais surtout de faire réfléchir, capable de faire preuve d'empathie réelle mais aussi d'etre visionnaire
tout a évolué, autrefois on disait par ex que les journalistes faisaient partie du sérail des intellectuels... today, heu...ça me laisse songeuse...
Ecrit par : anne | 02 mai 2008
Qu'est-ce qu'un intellectuel? On peut relire le texte de Sartre qui porte ce titre.
Un intellectuel c'est au départ forcément un traître. Il est porté par une "classe" et la trahit en s'en extrayant.
Ensuite, il y revient. Son rôle est donc complexe.
Mais peut-être que la conception sartrienne de l'intellectuel a vécu. Aujourd'hui les intellectuels sont surtout des chercheurs en science sociale, spécialisés dans un domaine. Ils ne sont pas, comme Sartre, Zola, ou même Foucault, capables d'embrasser tous le savoir et aussi d'avoir une vraie action politique. Noam Chomsky est sans doute l'exception...
Ecrit par : Eric | 02 mai 2008
Un jour, il faudra rendre aux éditeurs ce que l'on doit aux éditeurs, et ne pas attribuer aux auteurs les grosses ficelles du marketing...
Et puis, si c'est cela des romans de gare comme ça, j'en voudrais bien plus !
Dominique : l'engouement des intellectuels français pour Eco est assez fascinant, mais à la mesure du personnage, à mon avis. Tout n'est pas à admirer sans réserve, chez lui, et la façon qu'ont ses thuriféraires de l'ériger sur un piédestal est agaçante. Mais je crois qu'il a marqué à la fois la littérature et la recherche de son époque, d'une façon qu'il est facile de sous-estimer. Rien qu'en comptant les imitateurs plus ou moins doués qui se sont engouffrés dans la brèche du Nom de la Rose et dans celle du Pendule de Foucault, il y aurait de quoi remplir des volumes. (Hello, Dan Brown, on a retrouvé l'origine de votre scénar de conspiration...)
@ Eric : franchement, des 5 français inclus dans la liste, Esther Duflo me semble de loin la plus importante et digne d'être distinguée. Dommage qu'elle soit moins sollicitée chez nous qu'un Attali ou Finkie, aujourd'hui vraiment usés jusqu'à la corde.
Autre chose amusante chez Thérèse Delpech : elle a aussi collaboré à Politique internationale, la feuille de chou à grandes prétentions qui s'est fait rouler dans la farine par Alexis Débat.
Ecrit par : Irène | 02 mai 2008
Esther Duflo, jamais entendu parler avant ce billet! Ça sert de bloguer.
Ecrit par : Eric | 02 mai 2008
Je rapportais une anecdote au sujet de l'instrumentalisation d'Eco. Je pense que le personnage dépasse le penseur ou l'écrivain et qu'il n'y a plus grand-chose de rationnel quand des gens parlent de lui. Pas mal de mes billets sont écrits en référence à ses propos, mais je ne vois pas où je l'aurais placé sur un piédestal. Dans ce cas, je me suis contenté de rapporter de manière ironique le comportement du jury de recrutement de professeurs de l'enseignement secondaire et je pense que ce professeur éminent membre du jury (aujourd'hui enseignant à la Sorbonne, toujours membre du jury de l'agrégation et ayant dirigé une édition de la Pléiade) n'était pas tout à fait ce que l'on peut attendre d'un enseignant qui veut faire réussir ses étudiants. D'ailleurs, sa manoeuvre suspecte et frauduleuse a échoué. C'était bien la peine de vendre de l'Eco pendant un semestre. Et de toute manière, je le lisais avant...
Ecrit par : Dominique | 02 mai 2008
Si rappelle-toi ! Son nom de jeune fille était Debois.
Bon. Je fonce à une réunion de comploteurs gauchistes. Tu n'es pas en route, toi ?
Ecrit par : Nicolas J | 02 mai 2008
Ecrit par : Irène | 02 mai 2008
:-)
Ecrit par : monsieur Poireau | 03 mai 2008
Ecrit par : Bob | 15 mai 2008
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