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  • Jacques Chirac: "Je ne suis pas imposable"

    Jacques Chirac est-il assujeti à l'Impôt sur la fortune? Va-t-il rendre publique l'étendue de son patrimoine? Voici ce qu'il a déclaré dans une interview (presque) imaginaire:

    _ Jacques Chirac, allez vous publier votre fiche d’impôt comme les candidats à la présidentielle ?

    _ Pas la peine : pas imposable !

    _ Comment ? Vous n’allez pas nous faire croire que…

    _ Pas imposable je vous dis : rien n’est à moi. Et je l'affirme avec force : il est important de faire toute la transparence sur les revenus des élus. J’ai dit toute la transparence.

    _ Vous avez bien un patrimoine ?

    _ Non, rien n’est à moi ! Pour mon travail j’ai un local fourni par l’employeur, des véhicules de fonction, des employés à mon service, la nourriture gratis et on m’offre même la connexion Internet illimitée. Mais ça, je ne m’en sers pas.

    _ Ce que vous appelez votre local, c’est l’Elysée. Mais en Corrèze, vous avez un petit château, à Bitty ?

    _ Ah non ! Bitty c’est à ma femme. Je vous le dis, je ne possède rien. Il faut que les Françaises et les Français le sachent.

    _ Vos revenus sont importants tout de même !

    _ Pensez-vous ! Je touche 6 500 euros net par mois. Je suis un Français moyen! Heureusement, mes sorties sont organisées et mes loisirs pris en charge. Sinon je ne pourrais pas joindre les deux bouts. C’est dur vous savez. Président de la République c’est un joli titre, mais c’est tout.

    _ Donc, si je comprends bien, vous ne vous représenterez pas pour un troisième mandat ? Trop pénible?

    _ Ah, mais je n’ai pas dis ça ! Pas du tout ! C’est une question qui mérite réflexion et j’y réfléchis. Je m’exprimerai en temps voulu. Car il est important de ne pas mentir aux Français.

  • Insurrection rue Mouffetard

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    Quelques infos sur la rue Mouffetard:

    fiche Wikipédia

    la rue Mouffetard et le quartier latin 

    les restaurants de la rue Mouffetard et des environs

    Samedi dernier, rue Mouffetard (Paris 5ème). Un musicien est assis sur le trottoir. Il porte un chapeau et des santiags. Avec sa guitare il chante le blues. Autour de lui, il y a  foule. J’arrive à sa hauteur, au croisement de la rue Mouffetard et de la rue de l’Arbalète. Je comprends qu’il y a quelque chose d’anormal.

    J’approche. Deux policiers se tiennent au milieu de la foule. Ils veulent verbaliser le musicien. Non pas parce qu’il fait la manche, mais parce qu’il met en vente des CD, exposés devant lui.

    Les passants prennent sa défense. Ce sont des habitants de ce quartier plutôt bourgeois. L’ « insurrection » restera donc très polie. « Vous devriez vous attaquer aux délinquants plutôt que de venir ici », fustige un homme aux cheveux blancs tenant un cabas. Un des policiers argumente. Mais on lui répond : « Moi, je suis né ici. Il y a toujours eu des musiciens rue Mouffetard. »

    Effectivement, cette rue est connue pour ses commerces de bouche, ses restaurants et son ambiance. Il n’est pas rare d’y entendre un accordéon, un orgue de barbarie voire même un jazz band.

    Le musicien reste impassible. Son nom, inscrit sur les CD et sur un carton, indique qu'il est américain. Il sait qu'Hemingway  a vécu près d'ici, rue Descartes...

    Les policiers, semblent-il, renoncent à verbaliser. Ils rejoignent leur véhicule. « Restons là tant qu’ils ne sont pas totalement partis ! Ils peuvent revenir ! » conseille un des passants.

    Le musicien reprend sa guitare. Il se met à chanter. Il a vraiment le blues. Moi aussi.

    (Musique: John Lee Hooker _ Boom Boom.)

    (Photo: The hunger)

  • La censure des blogs en Tunisie

    medium_censure.JPGLa Tunisie compte parmi les 13 pays qui censurent le plus les blogs et Internet, selon Reporters sans frontières (RSF). J'ai contacté un blogueur censuré. Il explique comment échapper à la censure de l'ATI (Agence tunisenne d'Internet).

    Le blog Mouwaten Tounsi a déménagé trois fois. Trois fois il a changé de nom. Trois fois la censure tunisienne l’a rattrapé. Depuis le 13 décembre dernier, elle a perdu sa trace.

     « Je n'ai aucune appartenance politique et que je ne suis pas un opposant actif et je rappelle mon objectif », précise le blogueur, joint par courriel. Mouwaten Tounsi signifie « citoyen tunisien ». Espérons qu’il pourra encore être lu en Tunisie…

    • Comment échapper à la censure ?

    « L'ATI (Agence Tunisienne de l'Internet) a un logiciel avec un ensemble de mots clés qui remonte les sites qui contiennent ces mots clés et puis un "humain" rajoute les sites jugés dangereux à la "black list" », explique le blogueur.

    « Vous remarquerez que dans mon blog "image" j'évite d'utiliser des mots qui peuvent être détectés par ce logiciel. En remplaçant certaines lettres par ces points ou en remplaçant des "i" par des "1". Donc Censure devient ce.s.re et TUNISIE devient TUN1S1E, etc... Et je dis "notre leader" sans citer le nom du président ou sa famille. Jusqu’à maintenant ça marche puisque depuis la création de la 4ème image de mon blog le 13 décembre 2006, il n'est pas encore censuré ».

    • Pays ennemi de l'Internet selon RSF

    Reporter sans frontière (RSF) considère la Tunisie comme un des treize ennemis de l’Internet.

    Selon RSF:

    1. "L’ensemble des cybercafés sont contrôlés par l’Etat. Ces derniers filtrent le Net et sont étroitement surveillés par la police.
    2. Les services de sécurité harcèlent en outre continuellement les blogueurs indépendants et les responsables de sites d’opposition, afin de s’assurer que l’autocensure règne sur le la Toile tunisienne.
    3. Un cyberdissident, l’avocat Mohammed Abbou, est emprisonné depuis mars 2005 pour un article critique envers le chef de l’Etat diffusé sur une newsletter. »
    • L'Agence tunisienne d'Internet

    Mme Sihem Bensedrine est opposante au régime de M. Ben Ali. Elle explique : « C’est l’Agence tunisienne d’internet, l’Ati, qui donne officiellement, aux fournisseurs et au public, l’accès à Internet. Mais ce n’est pas elle qui contrôle et censure ; c'est un gigantesque service qui dépend directement du ministère de l’Intérieur, et qui se situe entre l’Ati et les internautes. Ce service, qui doit regrouper plusieurs centaines de fonctionnaires, contrôle le Net à deux niveaux différents : celui des sites, les «web sites», et celui des messageries, c’est-à-dire des e-mails reçus et envoyés ». (RFI _ nov 2005)