18 juillet 2008
Le clochard et les pigeons
C'est déjà bien assez pénible de ne pas avoir de toit, quand vous réussissez à dégotter un plat chaud, les bêtes sauvages vous assaillent. En l'occurence des volatiles. Les sales pigeons de Paris.
C'est ce que devait penser ce clochard assis sur un banc, place des Gobelins. Il tenait sur ses genoux un sac en papier Mac Donald's. Le menu réglementaire, celui qui fait de vous un homme dans la norme. Celui qu'avalent en hâte les employés du quartier. Ces jeunes à peine sortis du nid qui confondent pause repas et pique nique sponsorisé.
Les pigeons, par l'odeur alléchés, entourent le clochard. Il aurait bien envie d'ouvrir le sac, mais alors ce serait la ruée.
Pourquoi ils viennent systématiquement sur lui, les pigeons?
Et, aussi, pourquoi il ne le mange pas dans le restaurant, son hamburger? Parce qu'on lui ferait comprendre qu'il pue trop?
Non, même pas.
Non.
Tout simplement parce que, trop acoutumé à crêcher sous les étoiles, il ne les supporte plus, les toits, les murs.

Commentaires
Écrit par : Gudule | 18 juillet 2008
Écrit par : Nicolas J | 18 juillet 2008
Beau texte…
:-)
Écrit par : monsieur Poireau | 21 juillet 2008
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