12 février 2008
Dramatiser l'actualité
La Une du Parisien illustre une tendance des médias: dramatiser l'actualité.
Dramatiser: rendre dramatique, théâtral. Feuilletonner. Tenir le lecteur en haleine. Faire pleurer Margot, faire ricaner Gérard...
On peut ouvrir n'importe quel journal. L'épisode du jour c'est: "il dégringole dans les sondages". Dans trois mois, s'il gagne 5 points, que l'été s'annonce beau et que l'équipe de France gagne l'Euro, ce sera: il remonte.
Dramatiser l'actualité, c'est la rendre plus facile à ingurgiter pour le lecteur ou le télespectateur pressé. "Tu as vu! Il chute!"
Mais cela participe de la baisse de qualité de l'information. Au-delà du feuilleton, il y a des phénomène sociaux, économiques. C'est ce que le lecteur aimerait comprendre. Malheureusement, c'est moins parlant que la photo d'un gars hagard, genre trader pris la main dans le pot de confiture, avec une grosse courbe rouge qui descend. Mais jusqu'où?
Publié dans Journalisme | Lien permanent | Commentaires (10)


Commentaires
résultat effectivement l'info se réduit au bulletin météo: lee commentateur de base n'y comprend rien et rapporte les enquêtes d'opinion
Ecrit par : Martin P. | 12 février 2008
"le commentateur de base n'y comprend rien et rapporte les enquêtes d'opinion"
Oui, ceux qui baignent dans le "jus sarkozyste" comme tu dis, préfèrent éviter d'aller trop loin, de chercher les raisons de fond de cette dégringolade.
Reste que le phénomène de dramatisation va au-delà: on pourrait prendre l'exemple du PS, la façon dont on traite les questions liées au PS, c'est aussi de la dramatisation.
Ecrit par : Eric | 12 février 2008
Ecrit par : Nicolas J | 12 février 2008
Ecrit par : donatien | 12 février 2008
C'est un abetissement, c'est clair !
:-)
[Cela dit, il baisse vraiment beaucoup, le gars ! :-))) ].
Ecrit par : Filaplomb | 12 février 2008
Tous les médias s'y mettent, particulièrement la prese écrite. Surenchère en permanence.
C'est pitoyable.
Ecrit par : François | 12 février 2008
Si tu m'as bien lu, j'ai écrit: "On peut ouvrir n'importe quel journal".
Je n'emploierai pas le mot "pitoyable". Je dirais plutôt: pas volé.
Ecrit par : Eric | 12 février 2008
Ecrit par : Fanette | 13 février 2008
Vive la censure sous Sarkozy !
Ecrit par : Loïc | 13 février 2008
Ecrit par : Kanard | 18 février 2008
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