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  • Dans la meute avec Ségolène Royal et François Bayrou

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    (les photos: ici) Ce matin, j'étais devant l'hôtel Westin, où se déroulait le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Je suis arrivé vers 9 h 30. Et je me suis mêlé à la meute.

    En langage technique, ils appellent ça la meute. Caméramans et perchistes, ils entourent les personnalités. Dès que la meute a repéré sa proie, elle fonce. Et elle entoure la très importante personne. 

    Ce matin, il y avait une bonne cinquantaine de caméras. J'étais avec mon petit Canon. Et j'ai essayé de me fondre dans la meute.

    Un peu d'hystérie. Mais on sent qu'ils ont l'habitude. Comme nous sommes rue Castiglione, à l'angle de la rue de Rivoli, il y a des touristes. Il faut simplement éviter qu'un enfant se fasse broyer par la meute.

    Au final, j'ai ramené une cinquantaine de clichés. En voici sept à peu près corrects,  stockés sur mon microblog.

    J'ai discuté avec un journalsite de France 2. La chaine est venue avec 6 caméras. Deux pour le JT, et les autres pour Envoyé spécial et Complément d'enquête. Un journaliste suit Ségolène Royal en permanance, un autre François Bayrou. 

  • Panurgisme journalistique et désirs inconscients

    Cette semaine, les trois principaux Newsmagazines ont choisi le même titre, avec des variantes différentes. Encore un bel exemple de panurgisme journalistique...

    Le Point titre: "Sarkozy peut-il perdre?" L'Express: "Sarkozy peut-il être battu?" Et le Nouvel Obs, dans un excès d'originalité: "Ségolène Royal peut-elle battre Sarkozy?"

    Tout d'abord, une remarque. Dans les écoles de journalismes on déconseille les titres interrogatifs. En effet, un article est censé apporter des réponses, pas des questions. Donc, ces titres sont mauvais.

    En voyant ces couvertures sur tous les kiosques, une réflexion m'est venue. Accoler les mots "Sarkozy" et "perdre" ou "être battu" n'est pas habituel. Au point que je me demande s'il n'y a pas, chez les journalistes qui ont trouvé ces titres, comme un désir inconscient. J’ai bien dit inconscient. Même si ces journaux (à l'exception du Nouvel Observateur, gentiment Ségo-bayrouiste) ne sont pas hostiles à Nicolas Sarkozy, loin s'en faut, il y a peut-être, tout au fond de l'inconscient de leurs salariés, et tout au fond de l'inconscient collectif français (et pas seulement du mien !), un désir que Sarkozy perde… pour qu'on puisse faire la fête!