27 avril 2010
Les professionnels du baratin
Dans le billet précédent, nous nous demandions pourquoi l'écrasante majorité des blogueurs (et certains sites d'information tout ce qu'il y a de plus sérieux) ne sont, tout simplement, pas rentables.
Cela s'explique par deux choses:
1. La plupart des blogueurs ne cherchent pas à "monétiser" leur site.
2. La plupart des blogueurs n'ont rien d'autres à nous livrer que du baratin.
Nous, les blogueurs, nous sommes des professionnels du baratin.
Les pires ce sont les juristes (désolé, maître!), les marketeux (normal, c'est leur job!) et les "mom blogueuses" (mais comment leur en vouloir?).
Harry G. Frankfurt a écrit un très beau livre sur le baratin: L'Art de dire des conneries. Pour lui, le baratin est un fléau social inquiétant:
"L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin. Chacun d'entre nous en est conscient - et y a sa part de responsabilité. Mais nous avons tendance à considérer cette situation comme naturelle. La plupart des gens ont confiance dans leur aptitude à repérer le baratin et à éviter d'en être dupes."
Sommes-nous sûrs de ne pas être dupes du baratin ?

Commentaires
(J'ai écrit SEMI-bourré, pour qu'on comprenne bien que je ne parle pas de moi...)
Écrit par : Didier Goux | 27 avril 2010
Écrit par : Océane | 27 avril 2010
Préoccupant ? Non.
@Océane,
Franckfurt l'explique bien, en peu de pages...
Ce que j'ai retenu c'est que le baration nous entretient dans un rapport faussé à la vérité. Au lieu de tendre vers la vérité (et dire la vérité), le baratineur essaie de produire un effet sur son auditoire, donc de le manipuler.
Écrit par : Eric | 27 avril 2010
Écrit par : Pascal Gibert | 27 avril 2010
Oui, tu mais le doigt sur le problème. Mais ce jeu social devrait être moins omniprésent sur le net que dans la vie sociale IRL. Enfin, peut-être pas!
Écrit par : Eric | 27 avril 2010
Écrit par : Pascal Gibert | 27 avril 2010
Écrit par : Pascal Gibert | 27 avril 2010
Ceci dit, le problème n'est pas la baratin, mais ce côté sérieux qui, en dessous, pousse le baratin vers la surface pour en faire un commerce, ou du moins le prendre au sérieux, un truc de notable.
Le baratin, c'est bien, mais quand on veut en faire du journalisme lowcost, du sous pigiste, comme tu dis, au bout d'un moment certains peuvent se poser des questions sur la came fournie.
Écrit par : balmeyer | 27 avril 2010
1) mon blog n'est pas "rentable" mais me permet de continuer à aller gratuitement au théâtre (sinon je ne pourrais pas le faire puisque j'y vais entre 3 et 5 fois par semaine) ce qui est une forme de rentabilisation du moins pr moi et si je suis invitée, c'est aussi parce que la culture et en particulier le théâtre a vachement de mal à trouver de l'écho, donc les blogs sont nécessaires (http://marsupilamima.blogspot.com/2010/01/theatre-quand-les-blogs-remplacent-la.html)
2) j'essaye justement d'en éliminer tout baratin (liens sur les sites des théâtres, sur les compagnies, sur les dossiers de presse etc), cad de tout ce qui encombre une critique le plus souvent....c'est d'ailleurs ce qui m'amuse le plus en faisant ce blog, faire autrement....
En fait, je pense que tous les blogs de "niche" sont dans le même cas. les éditeurs en parlent bcp aussi (mais c'est une autre histoire que je vais raconter un de ces quatre)
Écrit par : marsupilamima | 28 avril 2010
Baratin ou bavardage?
@Balmeyer,
Le baratin suppose le sérieux et la prétention, la frime.
@marsupilamima,
Conclusion: tu ne fais pas de baratin, mais tu as assez d'expérience pour ça. L'expérience, et un certain rapport au lecteur, ça compte! (et tu t'adresses à des lecteurs pro, pas à tous les lecteurs).
Écrit par : Eric | 28 avril 2010
Écrit par : Pascal Gibert | 28 avril 2010
Écrit par : L'Orangie | 04 mai 2010
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