04 novembre 2009
Commentaires et modération sur les sites d'information
Il y a quelques jours, nous parlions de la modération des commentaires sur les sites d'information. Et on relevait que le récent décret était un peu flou.
Plusieurs articles sont parus sur le sujet. Or, il semblerait que ce soit un peu plus clair. Les éditeurs de site d'information sont tenus de modérer a posteriori, si un contenu illicite est signalé. Selon Libération, "l’éditeur de presse en ligne devra « permettre à toute personne de signaler la présence de contenus illicites et à l’éditeur de les retirer promptement ou d’en rendre l’accès impossible ». Une mesure déjà observée, a minima, par les sites susceptibles de demander le statut d’éditeur de presse en ligne".
A lire ailleurs:
Tout d'abord, une réflexion juridique sur les conditions de publication de décret:
Le régime de la presse en ligne n'est pas affaire de décret (Sfadj)
Et ce qui constitue le point important du décret: la création d'un statut pour les sites de presse en ligne
Le statut d'éditeur de presse en ligne est créé (Rue89)
La presse en ligne a (enfin) un statut (Mediapart)
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Commentaires
Je maintiens que ce décret, et donc le régime restrictif de la liberté d'expression qui va avec, et donc le statut de la presse en ligne qui en est issu, sont tout bonnement contraires à la Constitution.
Les sites d'info en ligne qui y voient une occasion de se raccrocher à un régime fiscal avantageux au prix de quelques compromis de fond auraient bien tort de monnayer ainsi leur liberté.
Ecrit par : Rubin | 04 novembre 2009
Concernant le régime fiscal des sites Internet, je reconnais bien là ton penchant "libéral".
Mais je ne suis pas loin de te rejoindre (et cela rejoint une discussion que j'ai eu par ailleurs avec un journaliste): on a l'impression que quelques sites d'information veulent faire croire "la presse française sur Internet c'est nous". Ca reste à démontrer...
Ecrit par : Eric | 04 novembre 2009
Ecrit par : Rubin | 04 novembre 2009
Tout ce que dit Jarvis n'est pas parole d'Evangile. Le marché français est plus petit.
Cela dit, la vitalité de la presse se mesure tout de même au nombre de lecteurs qui achètent le journal (à moins que ce modèle ne soit dépassé).
Ecrit par : Eric | 04 novembre 2009
Ecrit par : Rubin | 04 novembre 2009
Ecrit par : Didier | 04 novembre 2009
Ecrit par : Rubin | 04 novembre 2009
Je suis par ailleurs surpris de la polémique à propos des commentaires. Au moment du lancement d'AgoraVox, nous avions parlé de cette question et puis aussi au moment du procès de Grébert à Puteaux. Il me semblait qu'il y avait une jurisprudence sur le sujet à savoir que le contrôle a posteriori était accepté et que la responsabilité de l'éditeur et de l'hébergeur ne pouvait être mise en cause si un délai "raisonnable" était respecté pour régler les problèmes. En son temps, l'hébergeur du blog que je tenais à l'époque m'avait confirmé la chose.
Ecrit par : Didier | 04 novembre 2009
Je ne sais pas s'il y a une "polémique" sur les commentaires. Mais c'est un sujet technique: en gros, comment les sites d'info professionnels doivent-ils les gérer?
Ecrit par : Eric | 04 novembre 2009
On peut mettre en place un contrôle des contenus ou un régime restrictif de la liberté d'expression sans aller jusqu'au point Godwin absolu. Conditionner l'obtention de tel ou tel avantage à la satisfaction d'un certain nombre de critères relatifs au contenu d'une publication, c'est déjà mettre en place un contrôle des contenus. Et, partant, c'est déjà restreindre la liberté d'expression.
Ecrit par : Rubin | 05 novembre 2009
Ecrit par : Didier | 06 novembre 2009
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