07 août 2009
Fausse abondance, vraie rareté
Sur Internet l'information est abondante. Apparemment. On trouve tout sur Internet!
L'abondance est un des attributs d'Internet, comme comme la facilité, la gratuité, le caractère écologique, etc. Mais toutes ces évidences méritent d'être questionnées.
Concernant l'abondance, elle est parfois trompeuse, comme nous l'avons vu. Une journée d'information, c'est très peu de sujets, mais répétés des centaines de fois.
Vraie rareté
En réalité, derrière cette abondance trompeuse, il y a la vraie rareté.
L'information de qualité est rare. Elle le reste. Elle le sera encore plus quand les médias auront moins de moyen financiers. C'est ce que prévoit, par exemple, Bernard Poulet, auteur de La Fin des journaux. Il imagine une information à deux vitesses. L'une, payante, et de grande qualité, l'autre gratuite, plus légère.
Selon lui, « au fur et à mesure que la grande presse traditionnelle va disparaître, on va probablement voir apparaître une information à deux vitesses : une information riche pour les riches et une autre, « pauvre », pour les pauvres ou simplement la grande masse. D’un côté une information de qualité pour les gens prêts à la payer plus cher qu’aujourd’hui, de l’autre une information rapide et superficielle pour l’immense majorité des gens qui, du moins dans un premier temps, s’en satisferont. »
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Commentaires
"B Poulet (...) imagine une information à deux vitesses. L'une, payante, et de grande qualité, l'autre gratuite, plus légère."
Mais c'est exactement ce que nous avons aujourd'hui, non ?
Amusant de voir un journaliste prédire le passé en parlant du futur.
Ecrit par : Desirade | 07 août 2009
Ce n'est donc pas une question de support mais d'investissement (et d'argent) dans la production d'informations.
Ecrit par : Ferocias | 07 août 2009
Apres c'est vrai qu'un avenir ou la différence entre médias grauits et payants entre"riches" et "pauvres" (quoique le prix ne devrait pas être fondamentalement exorbitant, et même des bas revenus seront prêts à payer pour , en fonction de leur utilité) est envisageable avec la volonté toujours plus forte de dégager du profit ou en tout cas d'être rentable.
Cela ira t'il avec le développement d'un marché noir de l'information pour les "pauvres"?
L'avenir le dira!
Ecrit par : Elsa | 07 août 2009
Ton idée de "marché noir" de l'info est intéressante. On peut aussi appeler ça "piratage", mot à la mode.
@Ferocias,
"les sujets locaux sont traités par des correspondants: c'est beaucoup plus riche"
@Deisrade,
Etonnant ce surnom de Mme Irma!
Peut-être, mais ça reste largement amateur. Plus vivant, certes.
Ecrit par : Eric | 07 août 2009
En effet, il suffit q'une rédac "de qualité" fasse du gratuit pour que tous les autres soient obligés de suivre non ?
Reste à savoir si c'est possible, ou si je rêve :)
Ecrit par : Stan | 07 août 2009
Ecrit par : Dominique | 08 août 2009
Sinon, il faudra juger sur pièces.
Aujourd'hui, Médiapart et ASI me semblent bien illustrer cette exigence de qualité qu'on ne trouve pas partout. Ce n'est pas qu'on y trouve des infos exclusives, mais plutôt un suivi de l'info, une mise en perspective, un regard différent, un esprit critique...
Ecrit par : des pas perdus | 09 août 2009
Je partage ton scepticisme et n'ai aucun regard angélique sur l'info locale.
@Stan,
Oui, il y a une logique de la gratuité sur Internet.
@despasperdus,
Oui, ces initiatives (infos payante, club de lecteurs) sont intéressantes, car différentes.
Ecrit par : Eric | 09 août 2009
Le livre de B. Poulet est excellent et les petites mentions d'Eric n'en donnent pas une idée exacte.
Ce qui est frappant c'est que tout le monde semble s'accorder pour parler de la "valeur" de l'information : sa valeur intrinsèque et sa valeur liée à son traitement. On peut raisonnablement penser que la valeur liée au traitement ne change guère que l'information soit bonne ou pas. Et plutôt que de parler de la valeur propre de l'info, ne serait -il pas plus intéressant de parler de sa qualité. On va me dire c'est pareil ! Moi je ne crois pas que ce soit pareil.
Ecrit par : Didier | 10 août 2009
Je crois que Stan complétait la remarque d'Elsa sur le "mur du payant" sur Internet. Si un site devient payant (comme Mediapart), il construit un mur, il faut payer pour passer outre.
Mais si d'autres médias citent ce média payant, en respectant les réglementation sur le droit d'auteur, le mur s'effrite.
Ecrit par : Eric | 10 août 2009
Ca n'a rien à voir quoique la transmission d'un message quel qu'il soit tient de l'information, mais je vais accoucher dans peu de temps et je pensais à utiliser les faire parts de: http://www.makeet.com.
Vous pensez que je devrais rester sur du faire part classique ou adopter le virtuel?
Ecrit par : Elsa | 11 août 2009
Hmm! Je n'ai pas trop d'avis! Pour les personnes qui n'utilise pas trop Internet, il vaut mieux rester classique, je crois! Et bonne continuation! ;-)
Ecrit par : Eric | 11 août 2009
Je n'y avais pas pensé mais c'est sans doute la meilleure solution!
Ecrit par : Elsa | 12 août 2009
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