Crise dans les médias est un blog qui s'attache à décrypter l'évolution des médias. Mutation de la presse, développement des médias sociaux, blogs, etc. Ce blog a été ouvert en 2005, il contient 1 150 billets et plus de 14 500 commentaires. Vous pouvez me suivre sur Twitter, où j'effectue une veille sur les médias.
En une ou deux phrase ? Notre époque si complexe ?
"Tiraillé entre un métissage enrichissant et nécessaire, et une radicalisation des cultures, le XXIe siècle m'apparaît comme l'aboutissement des contradictions de l'humain, entre l'avidité et la générosité, l'égôïsme et la sociabilité (trop de riches trop riches, trop de pauvres trop pauvres, trop de guerres et pas assez de pacifistes, trop de famines et trop d'obèses, etc.), à cause d'un globalisation de tout, y compris de l'image et des media ; globalisation que nous ne sommes plus capable d'appréhender dans son ensemble."
Époque charnière, l'avenir de l'humanité est en jeu.
Soit les humains, courant tête baissée vers des catastrophes dont l'ampleur pourrait dépasser l'imagination, continuent à saccager la planète y compris sa faune et sa flore, à asservir des millions d'entre eux et à s'entretuer, ce qui un jour ou l'autre provoquera l'extinction du genre.
Soit ils sont capables de changer radicalement leurs modes de vie et de pensée et ils auront, malgré les difficultés, une chance de survie.
C'est finalement assez exaltant de vivre ces moments-là.
Je crois que l'on nous fait sans cesse peur mais pas tellement sur les dangers climatiques, on en parle peu dans les médias par rapport à l'imminence du danger;
non, on nous manipule pour avoir peur d'autre chose: les autres, les immigrés, les étrangers, les non chrétiens, les produits chinois...
la liste est longue mais sur le problème, essentiel, de la dégradation de la planète nous sommes peu informés.
un peu comme pour la "crise", finalement on nous amuse avec quelques nouvelles et arguments mais si on veut vraiment comprendre il ne faut pas compter sur les médias.
alors est-ce vraiment exaltant?
oui, car l'autre choix serait le désespoir.
le monde d'aujourd'hui ne ressemble en rien au futur que j'imaginais quand j'avais vingt ans;
pas à titre personnel, mon histoire n'a aucune importance, mais à titre collectif.
les élans sociaux, solidaires, égalitaires se sont brisés.
je n'ai pas la perspective d'une vieillesse heureuse, calme, avec une retraite confortable et des petits-enfants jouant joyeusement sur le tapis du salon.
je n'en avais jamais particulièrement rêvé mais je sais désormais que ce sera beaucoup plus difficile.
donc je préfère penser que faute de confort et de pantoufles fourrées je pourrais assister à ces futurs bouleversements et peut-être même en être, modestement, à mon échelle, actrice.
"l'optimisme est le pouvoir des humbles" Louis Coconut
Personnellement, je n'irai pas jusqu'à dire que je me méfie de l'optimisme et de l'exaltation, mais on voit, en général, ce que ça peut produire... quelles catastrophes ça entraîne.
Mais je comprends le sens de ton message: rester optimiste malgré tout, vouloir retourner une situation qui semble peu prometteuse, et sur ce point tu as parfaitement raison.
Enfin, pour expliquer pourquoi je me méfie (tout de même) de ces exaltations collectives (ou pas), c'est tout simplement que je préfère des approches plus modestes, plus "bottom up", des méthodes ou on améliore graduellement sa situation, et où on apprécie les aspects positifs de l'existence.
Euh…
C'est quoi notre époque ? Où ça commence et où ça finit ?
J'ai toujours le sentiment d'une impossible séparation entre les époques, les choses évoluent mais ne changent pas !
Bien incapable donc de synthétiser en une seule phrase.
Juste en clin d'œil pour répondre à ta demande, en une seule phrase :
"et bien moins que demain !"
:-)))
le sujet même de ce billet résume l'époque, non : croire que l'on peut résumer une époque en une phrase. Qu'est-ce qu'un époque ? Qu'est-ce que résumer une époque ? Pourquoi devrait-on résumer une époque. Je refuse de résumer le monde dans lequel je vis en une phrase.
Ce ne serait pas la peine d'écrire, si on le pouvait.
Agitation pour le court terme et individualisme faussement hédoniste contre pérennité traditionnelle et aliénation par la doctrine : chacun met le curseur quelque part entre les deux.
"Faussement hédoniste", j'y tiens ! Consumériste mais pas vraiment jouisseur. Plaisir imposé, standardisé, banalisé, obligatoire.
J'ai un prochain billet là-dessus, qui se situera dans le pétrin ;-)
Pour reprendre Bob Black et ses formules à l'emporte-pièce sur les diktats sociaux : trop de sectes dans les oreilles, pas assez de sexes dans les bouches...
Oui, tu as raison de surligner. Le consumérisme est un faux hédonisme. Dans le processus de la consommation, l'étape finale est la déception (et, souvent, l'étape initiale est le dégoût de soi-même, ou l'ennui, qui poussent à consommer).
Commentaires
"C'est le week-end et les gens font le pont".
Sinon, plus sérieusement,
"le monde a le choix entre le sérieux et la tragédie". Parce que la course à la dépense publique ne peut mener qu'au drame universel.
Ecrit par : Hervé Torchet | 10 novembre 2008
Ecrit par : Dimitri | 10 novembre 2008
Ecrit par : JeandelaXR | 10 novembre 2008
"Tiraillé entre un métissage enrichissant et nécessaire, et une radicalisation des cultures, le XXIe siècle m'apparaît comme l'aboutissement des contradictions de l'humain, entre l'avidité et la générosité, l'égôïsme et la sociabilité (trop de riches trop riches, trop de pauvres trop pauvres, trop de guerres et pas assez de pacifistes, trop de famines et trop d'obèses, etc.), à cause d'un globalisation de tout, y compris de l'image et des media ; globalisation que nous ne sommes plus capable d'appréhender dans son ensemble."
Ouf... enfin presque ...
Ecrit par : BertranD | 10 novembre 2008
Ecrit par : Didier | 10 novembre 2008
"Il faut que je me dépêche pour arriver avant la fermeture du bistro."
J'ai bon, là ?
Ecrit par : Nicolas J | 10 novembre 2008
Soit les humains, courant tête baissée vers des catastrophes dont l'ampleur pourrait dépasser l'imagination, continuent à saccager la planète y compris sa faune et sa flore, à asservir des millions d'entre eux et à s'entretuer, ce qui un jour ou l'autre provoquera l'extinction du genre.
Soit ils sont capables de changer radicalement leurs modes de vie et de pensée et ils auront, malgré les difficultés, une chance de survie.
C'est finalement assez exaltant de vivre ces moments-là.
Ecrit par : céleste | 10 novembre 2008
Voilà.
Ecrit par : Irène | 10 novembre 2008
Arf !
Zgur
Ecrit par : Zgur | 10 novembre 2008
Ecrit par : vogelsong | 10 novembre 2008
Y a pas que les équilibre budgétaires dans la vie!
@Dimitri,
Bonne chance quand même.
@Jean,
Très bien!
@BertranD,
GlobaliZation...
@Didier,
L'individu a tué la collectivité: tu aurais préféré l'inverse?
@Nicolas,
Ah, l'urgence!
@Celeste,
Exaltant, oui. Mais est-ce que c'est exaltant parce que ça l'est vraiment ou seulement parce qu'on nous ledit sans cesse?
@Irène,
T'as pas tort.
@Zgur,
Moui.
@Vogelsong,
Très bon! C'est de toi? On dirait du Pavese.
Ecrit par : Eric | 10 novembre 2008
Ecrit par : pas perdus | 11 novembre 2008
Je crois que l'on nous fait sans cesse peur mais pas tellement sur les dangers climatiques, on en parle peu dans les médias par rapport à l'imminence du danger;
non, on nous manipule pour avoir peur d'autre chose: les autres, les immigrés, les étrangers, les non chrétiens, les produits chinois...
la liste est longue mais sur le problème, essentiel, de la dégradation de la planète nous sommes peu informés.
un peu comme pour la "crise", finalement on nous amuse avec quelques nouvelles et arguments mais si on veut vraiment comprendre il ne faut pas compter sur les médias.
alors est-ce vraiment exaltant?
oui, car l'autre choix serait le désespoir.
le monde d'aujourd'hui ne ressemble en rien au futur que j'imaginais quand j'avais vingt ans;
pas à titre personnel, mon histoire n'a aucune importance, mais à titre collectif.
les élans sociaux, solidaires, égalitaires se sont brisés.
je n'ai pas la perspective d'une vieillesse heureuse, calme, avec une retraite confortable et des petits-enfants jouant joyeusement sur le tapis du salon.
je n'en avais jamais particulièrement rêvé mais je sais désormais que ce sera beaucoup plus difficile.
donc je préfère penser que faute de confort et de pantoufles fourrées je pourrais assister à ces futurs bouleversements et peut-être même en être, modestement, à mon échelle, actrice.
"l'optimisme est le pouvoir des humbles" Louis Coconut
J'aime beaucoup ce qu'a écrit Vogelsong
Ecrit par : céleste | 11 novembre 2008
Personnellement, je n'irai pas jusqu'à dire que je me méfie de l'optimisme et de l'exaltation, mais on voit, en général, ce que ça peut produire... quelles catastrophes ça entraîne.
Mais je comprends le sens de ton message: rester optimiste malgré tout, vouloir retourner une situation qui semble peu prometteuse, et sur ce point tu as parfaitement raison.
Enfin, pour expliquer pourquoi je me méfie (tout de même) de ces exaltations collectives (ou pas), c'est tout simplement que je préfère des approches plus modestes, plus "bottom up", des méthodes ou on améliore graduellement sa situation, et où on apprécie les aspects positifs de l'existence.
Ecrit par : Eric | 11 novembre 2008
Ecrit par : serge | 11 novembre 2008
Ca craint!
Ecrit par : Eric | 11 novembre 2008
je comprends ce que tu veux dire, "apprécier les côté positifs de l'existence" ...oh oui!
en y réfléchissant le terme "exaltant" est à lire dans le sens "stimulant".
bon, il se passe quelque chose de grave, d'important, je réfléchis, je m'organise, je ne suis ni désespérée, ni résignée
Ecrit par : céleste | 11 novembre 2008
C'est quoi notre époque ? Où ça commence et où ça finit ?
J'ai toujours le sentiment d'une impossible séparation entre les époques, les choses évoluent mais ne changent pas !
Bien incapable donc de synthétiser en une seule phrase.
Juste en clin d'œil pour répondre à ta demande, en une seule phrase :
"et bien moins que demain !"
:-)))
Ecrit par : monsieur Poireau | 11 novembre 2008
Ecrit par : KesJenDi | 11 novembre 2008
Ce ne serait pas la peine d'écrire, si on le pouvait.
Ecrit par : LOmiG | 12 novembre 2008
Ecrit par : vogelsong | 12 novembre 2008
Tout un programme ;-)
Ecrit par : [Enikao] | 12 novembre 2008
Tes interrogations sont une bonne définition, finalement!
@Enikao,
Oui, ce court termisme hédoniste, c'est vrai.
Ecrit par : Eric | 12 novembre 2008
J'ai un prochain billet là-dessus, qui se situera dans le pétrin ;-)
Pour reprendre Bob Black et ses formules à l'emporte-pièce sur les diktats sociaux : trop de sectes dans les oreilles, pas assez de sexes dans les bouches...
Ecrit par : [Enikao] | 12 novembre 2008
Ecrit par : Eric | 12 novembre 2008
OK, facile...
;-)
Ecrit par : charles | 13 novembre 2008
(l'esprit du Clan)
Ecrit par : Ganesh | 13 novembre 2008
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