03 septembre 2010

Médias: l'audience a pris le pouvoir

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Quelques liens.

 

Il serait absurde que la troisième agence mondiale n'ait pas une applicationion sur iPad, sur les smartphones, ainsi qu'un site Internet. On ne peut pas dire à la fois que l'AFP est une marque forte, mettre en avant son rôle public et civique, et lui interdire l'accès au Web. Comment imaginer qu'Associated Press (AP) et Reuters lancent des applications en français sur les appareils mobiles et pas l'AFP ? (applicatEmmanuel Hoog, PDG de l'AFP)

Conseils à des étudiants en journalisme. Le n°2:  N’oubliez jamais que le public en sait plus que vous.

 "Non seulement, dans son ensemble, il en sait bien plus que vous, mais il peut aussi s’adresser à vous et vous aider. Le New York Times l’a bien compris qui puise désormais dans les compétences de ses millions de lecteurs internautes. Un rubricard doit suivre 1.000 comptes Twitter sur son secteur pour s’aider dans sa couverture ! "

Wikio a décidé de se gonfler les muscles au Twitter. Plus réactif, plus près du web en temps réel.

"Trop d'info tue l'info. Faire émerger de ce magma les signaux intéressants, voilà le Graal algorithmique que je poursuis, et depuis que Wikio a bien voulu me confier le pilotage de ses Labs, je consacre à cette quête une bonne partie de mon temps et de mon énergie. "

Ce qui se produit, avec l’avènement des médias sociaux, c’est une démocratisation de la publication. Chacun peut publier gratuitement, instantanément, en direction du monde entier. Chacun peut aussi organiser le web à sa façon, comme un conservateur de musée accroche les tableaux d’une d’une exposition.

photo: Angers mag

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05 juillet 2010

Christel, journaliste et auto entrepreneur

A lire, cette interview de Christel Caulet, journaliste rédactrice (chez Isabelle Prigent). Elle cumule deux statuts, pigiste et auto entrepreneur. Un statut plutôt imposé par les employeurs.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendant(e)/ de créer ton entreprise ?
Je l’ai fait parce que la conjoncture économique m’y a obligée, grosso modo. Et comme je suis une battante, j’ai décidé de faire avec et de tenter l’aventure à fond. J’essaye de trouver des avantages à cette situation même si je la subis. De nombreuses rédactions demandent aujourd’hui le statut d’auto-entrepreneur, ce qui les arrange bien en termes de charges sociales… Je n’ai donc pas eu vraiment le choix.

 

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26 juin 2010

"Le Monde", symbole devenu odieux

En ce moment, il est question du rachat du Monde. Et il semblerait que les langues se délient au sujet de cette institution au prestige écorné. Le Monde est un symbole devenu odieux à certaines personnes, et pas seulement aux nostalgiques du quotidien d'Hubert Beuve-Méry.

Luc Rosenzweig est un ancien rédacteur en chef du Monde. Le Monde n'est plus qu'une marque, écrit-il dans Causeur :

Ce Monde là n’est plus, et celui qui va être mis en vente vendredi porte, certes, le même nom que celui évoqué plus haut, mais n’a plus rien à voir avec ce qu’il fut jadis. Ce n’est plus un journal, c’est une “marque” dont des cadors de la presse et de la finance se disputent l’acquisition, pour la mettre au service de leur stratégie politico-économique, ou peut-être même, qui sait, pour la revendre avec une confortable plus-value après l’avoir “downsizée” grave.

Rosenzweig critique aussi le rôle de la société des rédacteurs du Monde.

Didier Lestrades (qui est, notamment, auteur de chroniques dans Libération) le dit tout net: "Je déteste Le Monde".

"Nous sommes face à la plus grande crise économique depuis des décennies, les gens sont en train de hurler aux quatre coins du monde, BP inonde les océans de pétrole, Gaza est toujours sous le siège, Jérusalem est découpé en zoning, l’Europe se déchire, c’est la Gay Pride dans quelques jours (eeeeek) et que se passe-t-il en France ? On nous emmerde avec le « sauvetage » du Monde. Vous croyez vraiment que Le Monde va aider à la résolution de ces problèmes ? Si vous le croyez, vous êtes encore plus stupides que moi et vous méritez d’être transporté sur le champ dans un ashram cauchemardesque dont l’emploi du temps serait mis au point par Carla Bruni, Arielle Dombasle et une autre starlette de ce genre."

Philippe Kieffer se demande, dans Rue89, "pourquoi cette rage à vouloir s'offrir un Monde finissant?"

Grandiloquent à souhait, teinté du regret d'un prospère passé qui ne reviendra jamais, le microcosme ressasse jusqu'à l'auto-intoxication ses fantasmes favoris. Ainsi, peut-on lire et entendre un peu partout, de blogs en déclarations, d'éditos en tribunes, il en irait avec le cas du Monde de « l'avenir la démocratie » et d'une presse écrite décrétée « indispensable à son bon fonctionnement »… Raisonnement et clichés d'un autre siècle, qui furent vrais mais ne le sont plus que de moins en moins.

Selon lui, le rachat du Monde est un non sens économique, qui s'explique par une arrière-pensée: l'élection présidentielle de 2012.

L'acquisition du Monde, à ce tarif-là, est davantage qu'une folie passagère. C'est un non-sens durable, qui ne sauvera rien, hormis les immédiates apparences de continuité d'une entreprise qui se sait en fin de vie. Car comme tous les quotidiens nationaux de France, le Monde serait -est déjà, virtuellement- mort sans la morphine vitaminée des aides et subventions que perfuse l'Etat à une presse française sous haute dépendance économique.

Acheter le groupe Monde dans son entier, en l'état, c'est délibérément acheter une affaire où, à rebours de ce que psalmodient des conseilleurs qui ne seront jamais les payeurs, il n'y a à gagner que des pertes. C'est se bercer de l'extatique illusion qu'en possédant le Monde on « fera » le prochain président de la République. Faut-il être à ce point déconnecté des réalités du pays, et des modalités nouvelles d'information et de formation des opinions, pour croire qu'un quotidien, demain modifiera d'un iota les intentions de vote des français…

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17 juin 2010

La fin du "Chauffeur de buzz"

chauff buzz.jpgLe Chauffeur de buzz a fermé. Ce site français a prospéré pendant des mois en surfant sur tous les buzz possibles. Des millions de pages vues à la clé.

Et, aujourd'hui que ce site a cessé d'émettre (pas de larmes: son propriétaire, Romain Casolari gère des dizaines de sites). Ca n'a pas empêché certains de se réjouir, expliquant que le site Chauffeurdebuzz aurait été victime de Google, qui l'aurait déclassé.

Romain Casolari, avance une autre explication sur son Twitter: "j'arrête cdb, trop chronophage. 4 ans que je blogue dessus toutes les nuits de minuit à 4h..."

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