17 octobre 2008
C'est bon de rire un peu
Les occasions de rire sont rares en période de crise financière. Elle n'en sont que plus précieuses.
Heureusement, il y a Edouard Balladur. Dans cette interview aux Echos, il montre un vrai talent comique.
D'abord, il joue l'humour noir:
"A mon avis, il n'est nul besoin de "refonder" une doctrine économique de droite, il suffit de rester fidèle à ce qu'elle était dès l'origine et qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un libéralisme organisé avec des règles et un contrôle de l'application de ces règles."
Quand il dit "l'origine", il veut parler de quelle époque? Le XIXème siècle, quand les ouvriers descendaient à la mine? C'était, effectivement, une belle époque et une belle doctrine!
Plus loin, il énonce, pince sans rire:
"La ligne du gouvernement qui consiste à maîtriser fermement la dépense publique est bonne".
La maîtrise de la dépense publique, ça consiste à augmenter la dette publique? Dans ce cas, la ligne du gouvernment est excellente.
Et quand on lui demande si la crise n'accentue pas la présidentialisation du régime, il assène:
"Je ne crois pas qu'il y ait lieu de s'en plaindre si l'on constate que grâce à cela les choses vont vite."
Ah, bon? On ne pourrait pas souhaiter que la situation en France se dégrade un peu plus lentement?
Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (36)



Commentaires
Ecrit par : KesJenDi | 17 octobre 2008
Ecrit par : Eric | 17 octobre 2008
Si les gouvernements n'avaient pas lancé de plans de sauvetage des banques, on les aurait fustigé pour leur « ultralibéralisme ». Quand ils le font, on leur reproche de faire exploser la dépense publique. Et quand ils réduisent les dépenses des différents ministères, on les accuse de vouloir détruire le service public. Le problème, c'est que ce « on » correspond toujours aux mêmes personnes. « On » ne manque pas d'humour, en effet!
Ecrit par : Criticus | 17 octobre 2008
Ce qui est critiquable c'est le revirement de jaquette.
Avec une régulation NOUS N'EN SERIONS JAMAIS ARRIVER LA !
Aujourd'hui, les libéraux on beau jeu de parler de pragmatisme.
Pompier-Pyromane.
Ecrit par : vogelsong | 17 octobre 2008
précisons à Criticus que la dette publique n'a pas attendu la crise financière pour exploser. ni ces derniers moi ni ces dernières années, sous Chirac comme sous Sarkozy, où la même politique libérale était menée.
Ecrit par : dedalus | 17 octobre 2008
Les libéraux sont en slip, les plus fidèles de leurs pisses-froid parlent même de nationalisation ou de socialisation de l'économie alors qu'il ne s'agit que de hold-up : On prend 100% de l'argent public et on ne donne à l'Etat ( l'ogre des libéraux) que 30,01% des parts dans la société chargée d'aider les banquiers au cul pourri... voilà l'hypocrisie de l'auto-régulation réactualisée.
Ecrit par : dagrouik | 17 octobre 2008
"précisons à Criticus que la dette publique n'a pas attendu la crise financière pour exploser."
Tu me l'ôtes de la bouche!
@Dagrouik,
La chaise à porteur est un produit d'avenir: c'est bon pour le développement durable.
Ecrit par : Eric | 17 octobre 2008
C'est justement l'intrusion, pour ne pas dire l'immixtion, de l'État sur le marché du crédit hypothécaire qui est à l'origine de la crise (eh oui !) :
http://www.objectifliberte.fr/2008/10/sept.html
@ Dedalus
Toi aussi, tu as le sens de l'humour ! La politique libérale de Jacques Chirac... laquelle ? Il a légué à Sarkozy un État qui pèse, en prélèvements obligatoires, 53 % du PIB... tu entends, 53 % ! Pas très libéral pour un libéral ! Quant à Sarkozy, dès qu'il vise à réduire le poids de l'État (je répète : 53 %), on l'accuse, comme je l'ai dit plus haut, de « vouloir détruire le service public ». La dette publique a continué à exploser sous tous les gouvernements, droite comprise, parce que personne n'a su - ou voulu - revenir durablement et effectivement sur la politique néo-keynésienne désastreuse de Mitterrand en 1981-1983...
Ecrit par : Criticus | 17 octobre 2008
L'argumentation post-catastrophe est facile. C'est typiquement un comportement de pompier-pyromane. Je précise que plus haut tu soutiens l'intervention de l'état. Il faut savoir. Argumentaire libertarien ou pragmatisme filloniste ?
De là, à faire croire que les courtiers, traders, banquiers, et administrateurs de la FED sont de néo-keynesiens, voire des marxistes, c'est prendre les bloggueurs pour des glands.
Ecrit par : vogelsong | 17 octobre 2008
Ecrit par : Criticus | 17 octobre 2008
Sarkozy est un libéral. Un peu toujours deviser sur le degres, comme sur le sexe des anges.
Ton paradis c'est 0% d'état (sauf sécurité). Et tant que tu n'y es pas tu peux toujours pleurer au trop d'état.
Ce n'est pas sérieux.
53% c'est trop, 45% c'est trop, 22% c'est trop...
Comme pour les impôts, on a beau les baisser, les paradis fiscaux prospèrent toujours (tant qu'il y a 1% d'imposition).
Vos raisonnements, je le pense, sont circulaires et sans fin.
Cordialement
Ecrit par : vogelsong | 17 octobre 2008
Sans faire un débat sur la méthode et les choix (trop ou pas assez d'Etat?), je dirais que l'humour de Balladur tient à l'autosatisfaction alors qu'il n'y a pas lieu de se réjouir.
Argumenter sur le sexe des anges n'a plus aucun sens quand tous les indicateurs sont au rouge.
J'aurais aussi pu souligner l'humour de Balladur sur ce point: il dit qu'il est inutile de "refonder" une doctrine économique, alors qu'au même moment Nicolas Sarkozy parle de refonder le capitalisme (http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/economie/20081017.OBS6341/sarkozy__refonder_le_capitalisme_avec_le_canada.html). Et comme Balladur nous dit qu'il est complètement en phase avec le président, ça produit un effet comique du plus bel effet.
Ecrit par : Eric | 17 octobre 2008
Il a donc été complice à 100% ( hors la communication) des gouvernements de droite, c'est indéniable. il n'est pas vierge et innocent.
Ecrit par : dagrouik | 17 octobre 2008
Si Sarkozy est un libéral, alors, qu'est-ce qui définit le libéralisme ?
@ Eric
Il ne t'aura pas échappé que Balladur n'est pas le seul conseiller de Sarkozy... Il y a aussi Guaino, qui n'est pas franchement libéral...
Ecrit par : Criticus | 17 octobre 2008
Encore une fois, le mot "libéral" n'est pas ce qui m'importe! Ce qui m'importe, c'est plutôt l'incohérence des discours. Qu'Edouard Balladur ne soit pas le conseiller du président, c'est certain (quoique, en tant que président de la commission sur la réforme des isntitutions, il a aussi un rôle de conseiller), mais c'est un proche du président. Et, si je m'en réfère à l'interview (et à ses récentes prises de positions), il n'est pas à l'opposé des idées profonde du président, et dieu sait s'il en a.
Ecrit par : Eric | 17 octobre 2008
Ecrit par : Criticus | 17 octobre 2008
OK: si on prend pour base le "dogme" libéral du "moins d'Etat", et si l'on suppose que la gauche demande plus d'Etat, on peut être d'accord avec toi pour trouver qu'il est incohérent de reprocher au gouvernement de creuser la dette.
Mais le premier problème, semble-t-il, est qu'il réussit à la fois à alourdir la dette et à affaiblir l'Etat (moins de profs, sécu allégée par les franchises, etc.)
Et le deuxième est plus concret: les chiffres ne sont pas bons.
La doctrine c'est une chose (et sur beaucoup de point les principes libéraux sonnent juste), l'application c'en est une autre car on ne plie pas la réalité à des dogme sans provoquer beaucoup de dégâts humains. L'Histoire l'a montré.
Ecrit par : Eric | 17 octobre 2008
Je suis convaincu du contraire. Mais je doute fort de sa détermination...
Ecrit par : Criticus | 18 octobre 2008
Ecrit par : cultive ton jardin | 18 octobre 2008
Par Agnès Maillard le jeudi 9 octobre 2008, 15:32
http://blog.monolecte.fr/post/2008/10/09/Ceci-n-es- t-pas-une-crise
"Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c'est la panique à bord. Il n'est plus possible d'avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, we sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés : c'est la crise, c'est la crise, c'est la crise !
Ça a l'air de franchement chier dans le ventilo, vu comme cela...
Sans rire, vous n'en avez pas marre de vous faire dicter vos actions et émotions par les mêmes guignols, ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, qu'un bon citoyen est un citoyen qui se vautre comme un goret dans la consommation à outrance et à crédit, s'il vous plait, qu'il faut aimer les riches et les patrons, parce que ce sont eux les forces vives, eux qui créent la richesse, laquelle, si elle est assez abondante au sommet finira par ruisseler doucement jusqu'aux assoiffés parqués sous la table du banquet ? Cette agitation à la limite du Tourette viral serait drôle si elle n'était aussi pathétique.
Mais, putain, c'est la crise !
À les écouter, on va tous se retrouver dans une galère pire que dans un roman qui aurait été écrit par Steinbeck, Dickens et Zola réunis. Il ne nous reste qu'une issue : les écouter, approuver leurs plans de relance et filer sans moufter le blé que nous avons épargné, mois après mois, années après années, péniblement, sur les maigres subsides qui nous tiennent lieu de salaires. Car ce sont les mêmes, qui se foutaient de la gueule des Cassandres qui prétendaient que les arbres de l'immobilier ne peuvent monter jusqu'au ciel, qui ramènent leur science aujourd'hui pour nous expliquer qu'ils nous l'avaient bien dit (même pas le courage de leurs erreurs et aveuglements, ces faisans!) et que pour s'en sortir, il faut filer plein, plein de pognon à leurs petits copains qui se sont bien gavés, jusqu'à vidanger le système et nous précipiter dans... la récession.
Ouf, voilà, le gros mot est lâché.
C'est pire qu'une crise, ce qui nous arrive, c'est une putain de récession, avec des millions de chômeurs, des boîtes qui ferment partout, des cantines compassionnelles pour pauvres et des SDF plein les rues des villes... comme d'hab', quoi!
Parce qu'en fait, la crise n'est pas le problème, elle est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. Le scénario est toujours le même : des mecs qui ont l'argent et qui avec, veulent en gagner toujours plus, des montages financiers qui reposent sur du vent, l'emballement de la machine, le mythe de la croissance infinie dans un monde parfaitement fini, la prédation de tous contre tous, la montée des inégalités, le déferlement de la misère, encore plus de concentration de pouvoir et d'argent, le blanc-seing des politiques à cette curée hargneuse, la collaboration féroce des porte-flingues, des traîtres à leur classe, des sans-grade qui prennent les strapontins pour des marches-pieds, des politicards qui vont à la soupe avec la même avidité qu'ils envoient leurs électeurs benêts à l'équarrissage, et au bout du compte et des mauvais calculs, le château de cartes s'effondre sur la piétaille pendant que les nantis organisent la faillite des nations pour se refaire avant le prochain tour de poker menteur.
Personnellement, je n'en ai rien à cirer de leur crise : je suis tombée dedans quand j'étais petite. Un soir, mon père est rentré du boulot avec une 4L. Il avait revendu, pour cause de crise du pétrole, la Commodore, la belle américaine morfale à la gigantesque banquette arrière où je m'allongeais pour les longs trajets.
Depuis ce moment-là, ça a toujours été la crise : éteindre la lumière en sortant d'une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l'école pour échapper au chômage galopant, collectionner les diplômes et les emplois de merde sous-payés, des loyers qui grimpent avec des revenus qui stagnent au mieux, toujours rogner, accepter le SMIC comme plafond de verre et renoncer, petit à petit à toujours plus de choses : les sorties, les restos, les loisirs, les journaux (ça, ça a été facile!), les fringues, les déplacements, les livres (ça, ça a été vraiment dur!), les soins, le chauffage... Là, il ne reste plus grand-chose à rogner en dehors de la bouffe et du logement, mais même ce peu, ça fait encore envie aux charognards.
La récession guette les classes moyennes prévoyantes qui avaient placé leur éconocroques dans des PEA pour leur faire gicler au moins du 15 % par an ? Vont-ils devoir renoncer à la résidence tertiaire ? Aux vacances d'entre saisons à Saint-Domingue (là où la vie des larbins est moins chère). Nous sommes des millions en face à nous être serrés la ceinture cran après cran, depuis des années, pour leur servir leur putain de 15%, puis 20, puis 30%... jamais assez et jamais envie de savoir d'où vient le fric. C'est bien connu, quand tu ne sais pas, tu n'es pas coupable, même pas complice. Suffit de regarder ailleurs, de prendre l'oseille et d'en profiter à fond les ballons, comme Louis, le gentil retraité que décrit François Ruffin dans son livre La guerre des classes. Tout content d'avoir triplé sa mise en PEA en 10 ans et refusant de voir le lien avec l'explosion des bas salaires, des temps partiels, du chômage, des Smicards. Pas voir, tout prendre.
L'économie Gillette
Bref, la crise, c'est la leur. La récession, c'est un petit coup de canif dans le bling-bling, c'est juste un nouvel écrémage de vainqueurs dans le petit lot de ceux qui pensaient avoir réussi à s'extraire au-dessus de la masse laborieuse et souffrante, c'est un réajustement de compteurs. Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L'argent ne s'est pas évaporé, ce sont les promesses de gains anticipés sur notre travail réel qui ont été réétalonnées, un temps, sur l'économie réelle. Parce qu'ils ne peuvent finalement pas nous prendre plus de fric que celui qu'ils consentent encore à nous lâcher, fort parcimonieusement, par ailleurs. C'est ça, la crise des subprimes. L'étonnement de voir que les pauvres payés au lance-pierre n'allaient pas pouvoir payer 2 fois leur valeur des baraques qui coûtent déjà plus d'une vie de labeur.
C'est sûr, quelle surprise !
La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l'argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd'hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l'école, la recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois, 1000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si cruellement défaut quand on en avait besoin pour honorer de simples engagements de l'État devant les citoyens ? Ils hésitent : le livret A, le LEP... les petits bas de laine des gagne-petit. Plus une dette supplémentaire qu'il n'est plus subitement honteux de faire peser sur notre descendance. La dette pour les investissements humains, c'est mauvais. La dette pour nourrir l'ogre financier, c'est bien.
Le capitalisme, c'est comme les rasoirs Gillette : une première lame pour bien choper le pauvre et une seconde pour lui faire les poches. Puis une troisième, au cas où la seconde aurait oublié du pèze dans les coins inaccessibles. Et pourquoi pas une quatrième, pendant qu'on y est ? Pour finir d'essorer le pauvre avant qu'il ne se rétracte. Directement dans le vif.
Tout ce qui compte, c'est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise. Qu'on ait bien peur et que l'on soit prêt à suivre n'importe quel dogme, du moment qu'il sort de la bouche d'un homme providentiel. Pour que l'on soit dans l'urgence, pas dans la réflexion : vite, on est dans la merde, videz vos poches... heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin !). Il nous faut avoir peur de la misère noire qu'annonce la crise qui déferle. Cette crise qu'ils nous agitent sous le nez comme une mulletta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c'est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boites noires commodément opaques des chambres de compensation, c'est le nôtre, que leur richesse, c'est notre pauvreté, qu'ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n'avons pas du tout besoin d'eux pour vivre mieux.
Parce que nous n'avons pas besoin d'eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu'eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.
Pas besoin d'eux pour construire autre chose, ici et maintenant.
Et les laisser dans leur merde.
Ce n'est pas une crise, c'est une révélation. Ce n'est pas le chaos, c'est la revanche du réel. Ce n'est pas la fin, mais peut-être bien le début.
Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite.
La vraie révolution, c'est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout.
C'est pour cela que l'âge de la critique se termine ici et que commence enfin l'âge de faire.
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http://blog.monolecte.fr/post/2008/10/09/Ceci-n-es- t-pas-une-crise
Ecrit par : Powered by ScribeFire. | 18 octobre 2008
Je veux bien qu'on se moque et qu'on ironise sur les propos de Balladur. Je ne comprends pas que des gens qui se disent et se pensent si intelligents disent de si grandes sottises (avec en plus tant de fautes de français)...
Si Nicolas Sarkozy est libéral, alors je suis archevêque ! Or, je suis agnostique. Cherchez l'erreur...
Si ceux qui fustigent le libéralisme soi-disant actuel savaient de quoi ils parlent, ils seraient peut-être enfin audibles. Mais plutôt que d'utiliser le mot sans manifestement en connaître le sens, ils feraient mieux de se documenter. Ou de se taire !
C'est justement le manque de libéralisme qui a conduit à la crise financière actuelle, en provoquant des comportements irresponsables estinés à contourner les règlementations excessives. Et après ça, c'est le libéralisme qui est pointé du doigt ! Riez à gorge déployée si vous trouvez ça marrant. C'est vous qui êtes risibles, mes amis...
Merci à toi, Criticus, de soutenir un débat dans lequel tu n'auras jamais le derner mot : ça tient à la nature de la pensée politique de tes interlocuteurs, contre laquelle tu ne peux malheureusement rien...
Ecrit par : René | 18 octobre 2008
Personnellement je n'ai pas employé le mot libéralisme dans mon article!
C'est ce commentateur sympathique qui l'a introduit.
Pourquoi les libéraux se sentent visés?
Je suis désolé du tour pris par ce fil de discussion: je ne voulais pas débattre du fond. (lol) Je voulais juste rester en surface...
Ecrit par : Eric | 18 octobre 2008
@ Eric : quand on critique les positions d'un homme politique (et tu as tout à fait le droit de la faire), il ne faut pas dire ensuite : je voulais rester en surface. ça n'est pas tout à fait vrai, quand même.
@Vogelsong : tu parles de régulation, là où il faudrait dire réglementation. Ces deux mots ont des sens tout à fait différents, et le fait que tu ne fasses pas la distinction montre que tu n'a pas vraiment cherché à te renseigner sur le sujet.
à bientôt !
Ecrit par : LOmiG | 18 octobre 2008
On peut critiquer et rester en surface!
Ecrit par : Eric | 18 octobre 2008
mais à mon avis la critique pour la forme, en surface, a rapidement des allures de posture convenue.
La vraie critique se fonde sur le fond, non ? ce qui n'empêche pas l'humour, d'ailleurs...
Ecrit par : LOmiG | 18 octobre 2008
Ecrit par : Nicolas J | 18 octobre 2008
Le commentateur sympathique qui a introduit le libéralisme dans la discussion, si tu regardes bien le fil des commentaires, c'est Dagrouik.
Moi, je me suis contenté de dire que si le gouvernement n'avait pas prévu de plan de sauvetage, la gauche lui aurait reproché son «ultralibéralisme».
Terme qui n'a aucun sens, soit dit en passant...
Ecrit par : Criticus | 18 octobre 2008
Pan sur le bec à Dagrouik!
Pour apaiser le débat, je répéterai que je suis d'accord sur le plan théorique avec certaines idées libérales, et je pense que le capitalisme à la française manque de souffle à cause de ces héritiers (voir le bouquin de Philippon sur le sujet). Donc, on peut être d'accord avec ça.
Après, le débat sur le libéralisme il pourra se dérouler sur le blog de Dagrouik ou les vôtres!
Ecrit par : Eric | 18 octobre 2008
ce que tu appelles "dénoncer à la fois le libéralisme et l'intervention de l'Etat", c'est en réalité un très banal "on privatise les bénéfices et on socialise les pertes"
avec l'indexation des actifs sur le prix du marché, les banques ont connu des résultats mirobolants dont les dividendes, les bonus et autres ne se sont, eux, pas envolés.
si on doit parler de contradiction, c'est celle qui apparait quand les doctrinaires du marché se frottent à la réalité: l'ultralibéralisme ne peut pas marcher sans que l'Etat contraigne toujours plus la réalité à rentrer dans le cadre théorique.
Ecrit par : Martin P. | 18 octobre 2008
Mais, parfois, le vent tourne, comme aujourd'hui. Ce n'est pas que le rapport de force ait changé d'orientation : la lutte de classe est toujours en faveur des financiers, des patrons, des spéculateurs et de leur staff politique dans l'Etat et les institutions. Par contre le capitalisme se bouffe tout seul : noyé dans ses contradictions, il se noie et crie à l'aide. Imaginez une tête de noeud arrogante et insupportable en difficulté, qui soudain se met à implorer : qu'il crève ! Mais non : comme par hasard, il y a toujours une bouée qui traîne : l'Etat qui y va de ses milliards (qui soit dit en passant ne tombent pas du ciel). Les libéraux d'hier ne sont pas des cons : ils ont bien compris que les Etats ne jouent finalement que leur rôle : sauver le capitalisme dans la tempête (ils enverront plus tard leur armée et leur police contre les grévistes du monde entier...)
Bref, le libéralisme est une variante idéologique du capitalisme. Mais un libéral ou un keynesien, dans le fond, ont des sueurs froides pour les mêmes raisons : la crainte d'assister à la faillite du capitalisme. Dans les périodes fastes, ce sont les premiers qui dominent et les autres qui passent pour anachroniques ; quand le système a particulièrement besoin des ronds de l'Etat, ce sont les seconds qui se refont une beauté. Ce qui compte, c'est que l'un comme l'autre, se foutent comme d'une guigne de la barbarie que ce système génère (et qu'il génèrera toujours davantage) sur la planète entière. En gros, ce sont les mêmes, avec les mêmes intérêts : perpétuer l'exploitation, grossir la manne des profits, vaille que vaille, c'est-à-dire "un libéralisme organisé avec des règles et un contrôle de l'application de ces règles", comme dit Balladur (ou diraient Royal, DSK, Sarkozy, Fabius, Fillon, Jospin...)
Ecrit par : prinkipo | 18 octobre 2008
Ecrit par : Trublyonne | 18 octobre 2008
C'est donc un trop plein de régulation qui a fait que des bouffons ont mis des AAA a des cons qui titrisaient des dettes en bourses ?
Je rappelle a votre mémoire, certains problèmes récents :
http://www.intox2007.info/index.php?post/2008/10/02/Meme-une-vache
Ecrit par : dagrouik | 18 octobre 2008
Sauf que, justement, les vrais libéraux sont opposés à ce que l'on « socialise les pertes », contrairement à ce que dit la doxa socialiste...
Ecrit par : Criticus | 18 octobre 2008
:-)
Ecrit par : monsieur Poireau | 19 octobre 2008
Ecrit par : Irène | 20 octobre 2008
(mort de rire !)
:-)
Ecrit par : monsieur Poireau | 20 octobre 2008
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