22 janvier 2007
L'Abbé Pierre
Si je devais retenir une chose de l’Abbé Pierre, c’est le don.
Fils d’une famille bourgeoise, il s’est dépouillé de tout pour tout donner, à l’image d’un Saint-François d’Assise.
En 1949, il rencontre Georges, un ex-bagnard qui a tenté de se suicider. "Moi, je n'ai rien à te donner, lui dit l'abbé Pierre. Toi, tu n'as rien à perdre puisque tu veux mourir. Alors, donne-moi ton aide pour aider les autres." Georges sera le premier compagnon d’Emmaüs
Récemment, sur ce blog, nous avons discuté de l’altruisme. Souvent maladroitement, nous heurtant au paradoxe « si je donne en espérant quelque chose en retour, ce n’est pas de l’altruisme ». L’Abbé Pierre incarnait cette valeur, lui qui disait "La lutte pour mon pain, ce peut être du matérialisme; la lutte pour le pain des autres, c'est déjà du spiritualisme."
Il y a quelques jours, j’ai entendu à la radio qu’il venait d’entrer au Val de Grâce. J’ai eu le pressentiment que c’était la fin.
L’Abbé Pierre doit encore nous inspirer, nous qui vivons étouffés par le matérialisme.
Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11)



Commentaires
Mais donner, simplement donner.
Ensuite, savoir recevoir.
Ecrit par : bertranD | 22 janvier 2007
Ecrit par : filaplomb | 22 janvier 2007
Il n'est pas étouffant.
Ecrit par : franssoit | 22 janvier 2007
Donner, c'est savoir recevoir, forcément, sinon, c'est de la charité.
Pas évident de donner avec dignité.
Et le matérialisme n'y est pour rien.
Ecrit par : Sacha | 22 janvier 2007
Impossible de donner sincèrement sans savoir recevoir.
Ecrit par : Sacha | 22 janvier 2007
Ecrit par : Human | 22 janvier 2007
Ecrit par : céleste | 23 janvier 2007
http://demsf.free.fr/B1935116114/C576281391/E20070122093950/index.html
Ecrit par : Eric | 23 janvier 2007
Voir Sarkozy, quand on se souvient que Neuilly ne veut pas de logement social, repasser la soutane à l'abbé, ça m'énerve quelque peu.
Plus de cinquante ans de combat et pas beaucoup d'hommes politiques réellement dans son camp…
:-)
Ecrit par : filaplomb | 23 janvier 2007
les enfants de don quichotte par ex!
Ecrit par : roi bourdieusien | 23 janvier 2007
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"Pour l'exemple"
Une fois démystifiées, les entreprises généreuses apparaissent pour ce qu'elles sont : des cannes boiteuses qui lestent les forces vives de la nation.
Il faut criminaliser les poches de désintéressement et mettre au pas le bénévolat. Puis, nous rentabiliserons la compassion en salariant d'office les pervertis de l'humanitaire, les épris de justice et autres férus de poésie engagée.
Les actionnaires de l'amour complotent contre la marchandise et organisent sciemment la fuite des profits ! Ce sont des parasites de l'économie moderne, des terroristes à la solde de la fraternité !
Les dons qui choquent et compagnie, ceints de valeurs archaïques, toujours prêts à enfourcher leurs grands chevaux altruistes, sont autrement coriaces que nos intellectuels de génuflexion. Seule la mort peut corrompre leur volonté.
L'abbé Clyde a morflé, mais sa complice de toujours cabale en toute impunité dans un bidonville ! La scélérate enseigne l'alphabet depuis des décennie à des enfants insolvables, grâce aux largesses du fond humanitaire international...
Cette ignominie doit cesser ! Sœur Bonnie va payer pour son commerce non rentable. Saint lucre exécutera le contrat à l'économie, en heures supplémentaires non rémunérées. Pour l'exemple.
28 janvier 2007
Ecrit par : Jean Michel | 28 janvier 2007
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